<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Journal des Journées &#187; L&#8217;Ecole Une</title>
	<atom:link href="http://disparates.org/JJ/rubrique/ecole-une/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://disparates.org/JJ</link>
	<description>Novembre 2009 - l´Ecole de la Cause freudienne étrennait  un nouveau concept de ses Journées...</description>
	<lastBuildDate>Sat, 03 Mar 2012 11:34:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.2</generator>
		<item>
		<title>Forum Évaluer tue  : INSCRIPTION, PROGRAMME, ARGUMENT</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/02/le-forum-du-7-fevrier-2/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/02/le-forum-du-7-fevrier-2/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 12:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#88]]></category>
		<category><![CDATA[#89]]></category>
		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2330</guid>
		<description><![CDATA[GRAND MEETING à LA MUTUALITE Dimanche 7 février, de 10 à 19 h. ÉVALUER TUE 24 rue Saint-Victor, Paris V° Inscription chèque de 20 euros à “Forum des psys”, 15, place Charles Gruet, 33000 Bordeaux ; étudiants de moins de 26 ans : 10 euros. Programme &#38; Arguments 9h 15 : accueil 10h-11h Bernard-Henri LEVY, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 18pt; line-height: 150%; color: #ffffff; background-color: #b7314a; text-align: center; padding-top: 9px; padding-bottom: 9px;"><strong>GRAND MEETING à LA MUTUALITE</strong><br />
 Dimanche 7 février, de 10 à 19 h.<br />
 <strong><span style="font-size: xx-large;">ÉVALUER TUE</span></strong><br />
 24 rue Saint-Victor, Paris V°</p>
<p><strong style="padding: 2px; background: #b7314a url(none) repeat scroll 0% 0%; font-variant: small-caps; color: #ffffff; text-align: left;">Inscription </strong></p>
<p style="background: #b7314a none repeat scroll 0% 0%; color: #ffffff; text-align: center;"><strong>chèque de 20 euros à “Forum des psys”,<br />
 15, place Charles Gruet, <br />
 33000 Bordeaux ; <br />
 étudiants de moins de 26 ans : 10 euros.</strong></p>
<p><strong style="padding: 2px; background: #b7314a url(none) repeat scroll 0% 0%; font-variant: small-caps; color: #ffffff;">Programme &amp; Arguments</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>9h 15 : accueil </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>10h-11h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Bernard-Henri LEVY, <em>Ouverture </em></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Agnès AFLALO, <em>Le chiffre mortel </em></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Eric LAURENT, <em>Nouveaux semblants de l’évaluation</em></strong> -  Comment les gentils « coups de pouce » et les brutales contraintes contribuent à la mort subjective</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>11h-12h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Cynthia FLEURY, <em>Conscience et science panoptiques, </em></strong>Ou comment confiner l’individu au <em>double bind</em> : être tué/être criminel</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Roland GORI, <em>L’évaluation : un dispositif de servitude volontaire &#8211; </em></strong>Les pratiques de l’évaluation à l’Université constituent de nouveaux dispositifs de servitude volontaire qui participent de l’art néolibéral de gouvernement des individus et des populations. Pour y parvenir le Pouvoir pris par la fièvre de l’évaluation a dû insidieusement et progressivement acter le changement de signification de cette notion conçue comme une extension sociale de la norme managériale dans des secteurs de la vie sociale qui en étaient jusque-là préservés.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>12h-13h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Bernard-Henri LEVY, <em>Une culture de mort </em></strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>15h-16h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Jean-Claude MILNER, <em>Le retour du travailleur idéal &#8211; </em></strong>Le capitalisme suppose un travailleur idéal. C&#8217;est-à-dire un être parlant dont on n&#8217;attend qu&#8217;une seule chose : qu&#8217;il fasse travailler un savoir-faire. Évaluer, c&#8217;est vérifier que le sujet fonctionne au plus près de sa réduction systémique : un savoir qui ne pense pas, qui ne calcule pas, qui ne juge pas, mais qui travaille. La vérification sera d&#8217;autant plus concluante que les critères seront aléatoires, infondés et sans appel. La possibilité de la désespérance n&#8217;est pas incluse dans l&#8217;épure. La mortalité, non plus.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Yves-Charles ZARKA, <em>“L’évaluation, tribunal d’inquisition !” &#8211; </em></strong>J&#8217;ai l&#8217;intention de montrer que l&#8217;évaluation est une forme sécularisée des tribunaux médiévaux d&#8217;inquisition. C&#8217;est une machine à surveiller, à persécuter, à réprimer et à tuer, mais aussi une machine à enquêter, à scruter, établir des preuves supposées, tout cela en vue de donner un jugement sans appel. C&#8217;est un tribunal sans aucune garantie ni recours pour tous les prévenus virtuels, c&#8217;est-à-dire tout ceux qui ne bénéficient pas d&#8217;une protection par le pouvoir. Mais la religion a changé : l&#8217;évaluation est l&#8217;instrument de la nouvelle religion managériale&nbsp;&raquo;.<strong> </strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>16h-17h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Mathias GOKALP<em>, L’évaluation et le comédien en entreprise- </em></strong>Sources documentaires et réflexion à propos de l&#8217;écriture du film &laquo;&nbsp;Rien de personnel“.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Margaret MOREAU, <em>Liens entre Évaluation, Lean et MTM (Méthodes de Mesure du Temps)- </em></strong>Expérience acquise dans des grandes entreprises françaises en tant que médecin du travail.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>17h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Carole DEWAMBRECHIES-LA SAGNA</strong><em>, <strong>Éducation thérapeutique et bientraitance, les deux mots clefs de l’HAS</strong></em><strong> </strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>François ANSERMET, <em>Contre les verdicts du futur</em></strong><strong> </strong>- L’évaluation prend aujourd’hui une pente prédictive, réglant le futur sur des certitudes ségrégatives, suivant une logique mortifère qui fixe une destinée, face à laquelle, en contrepoint,  la psychanalyse  lutte pour maintenir  l’accès à l’inattendu.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Clotilde LEGUIL, <em>Contre le déluge de l’évaluation, retour à Freud- </em></strong>Le mot d’ordre de Lacan d’un retour à Freud prend un sens nouveau au XXIème siècle alors que nous avons à lutter contre l’évaluation comme nouvelle idéologie d’une rationalité technique désenchantée, empruntant ses dogmes à la religion de la quantification, contre tout désir de culture. En ce début d’année 2010, l’oeuvre de Freud tombée dans le domaine public, doit pouvoir être le lieu depuis lequel une nouvelle lutte pour la civilisation peut s’engager.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Guy BRIOLE, <em>La société des </em>Morticoles <em>réalisée- </em></strong>Au pays des <em>Morticoles</em> ou bien l’on est médecin ou bien l’on est malade. La caste médicale décide de la place de chacun dans une société redistribuée par l’évaluation. Autiste, hyperactif, asocial, suicidaire et toxicomane, inadapté, immigré revendiquant, consommateur excessif, chômeur déprimé, Alzheimer : la société de l’évaluation médicale à une réponse, un protocole applicable à toutes les étapes et circonstances de la vie. Le médecin moderne — évaluateur-évalué — collabore en étant convaincu que c’est là, sa responsabilité morale ! L’évaluation médicale tue le sujet ; il crie sous le scalpel, mais le médecin ne veut pas l’entendre, ou ne le peut pas tant il est occupé à servir le pouvoir.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Jean-Pierre DEFFIEUX, </strong> <em>Chroniques de l’accréditation</em></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>Fin à 19h </strong></strong></p>
<p><strong><br class="spacer_" /></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/02/le-forum-du-7-fevrier-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Varia</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/02/varia/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/02/varia/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 22:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#88]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2342</guid>
		<description><![CDATA[Les textes suivants sont rassemblés dans ce document : VARIA2 (clic pour télécharger le pdf) : Gil Caroz, A propos de l’Ecole Une en Europe Jésus Santiago, Politique des admissions et l’Ecole Une Elise Alvarenga, Passe et Ecole Une Claire Talébian, Un tour de Passe, passe Adelaide Ortega, Identité ? Francis Felzine, Traduttore, tradittore Carlo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les textes suivants sont rassemblés dans ce document : <a href="http://disparates.org/JJ/wp-content/uploads/VARIA2.pdf">VARIA2</a> (clic pour télécharger le pdf) :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Gil Caroz</strong>, <em>A propos de l’Ecole Une en Europe</em><br />
 <strong>Jésus Santiago</strong>, <em>Politique des admissions et l’Ecole Une</em><br />
 <strong>Elise Alvarenga</strong>, <em>Passe et Ecole Une</em><br />
 <strong>Claire Talébian</strong>,<em> Un tour de Passe, passe</em><br />
 <strong>Adelaide Ortega</strong>, <em>Identité ?</em><br />
 <strong>Francis Felzine</strong>,<em> Traduttore, tradittore</em><br />
 <strong>Carlo Vigano</strong>, <em>Le Scuola Una in Italia</em><br />
 <strong>Clara Maria Holguin, </strong><em>Sobre la NEL</em><strong><br />
 Monica Marin</strong>, <em>Lo vivo de la ELP</em><br />
 <strong>Angelina Harari</strong>, <em>A EBP apos o acontecimento Paris e o ENAPOL</em><br />
 <strong>Patricia Tassara</strong>, <em>Una posicion analizante</em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/02/varia/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES EXTRAVAGANCES DE L’EVALUATION  EN SANTE MENTALE</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/02/extravagancesevaluation-sante-mentale/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/02/extravagancesevaluation-sante-mentale/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 21:46:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>
		<category><![CDATA[évaluation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2328</guid>
		<description><![CDATA[La V2, ou les limites du supportable !   par Jean-Pierre Deffieux Ce qu’on appelle la V2 (visite 2), c’est le 2ème temps de l’évaluation des établissements de santé par l’HAS (haute autorité de santé). Ce n’est pas un missile balistique…  quoique ! La clinique dans laquelle j’interviens a passé la V1 en 2005, « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><strong><em>La V2, ou les limites du supportable ! </em></strong></h2>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>par Jean-Pierre Deffieux </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></p>
<p class="lettrine"><strong>C</strong>e qu’on appelle la V2 (visite 2), c’est le 2ème temps de l’évaluation des établissements de santé par l’HAS (haute autorité de santé). Ce n’est pas un missile balistique…  quoique !</p>
<p>La clinique dans laquelle j’interviens a passé la V1 en 2005, « haut la main », pas une recommandation ! Pour arriver à cela tout en continuant à fonctionner suivant nos principes, relève de l’exploit. Nous avons réussi à naviguer dans ce dédale avec un talent de l’esquive assez remarquable.</p>
<p>Sauf un accrochage assez sérieux : j’ai bloqué sur ce que l’HAS appelle « La liberté de circulation des malades ». C’était avant l’affaire de Pau, le meurtre horrible de deux infirmières par un ancien patient entré dans l’hôpital et dans le service sans que personne ne s’en rende compte.</p>
<p>La consigne de l’HAS en 2005 était déjà ce qu’elle est toujours aujourd’hui : chercher d’abord et avant tout à  satisfaire le patient en tout point, comme on doit satisfaire un client dans un hôtel. Sur le plan de l’accueil et du confort, ça se conçoit. Mais la souffrance subjective suivant ses différentes expressions, elle, ne peut pas être traitée de la même façon. Notre but premier n’est pas de satisfaire le patient et sa famille, il n’est pas de dire oui à toutes ses demandes. Par exemple, avoir comme but essentiel de satisfaire l’exigence du paranoïaque ou le refus du mélancolique rend la prise en charge tout simplement impossible.</p>
<p>L’HAS, qui ne distingue pas l’intendance de la dimension du soin, « recommande » (commander) qu’il faut aller dans le sens de ce que veut le patient pour qu’il soit content de son séjour. D’ailleurs à la fin du séjour, chaque patient remplit une « fiche qualité » dans laquelle il donne des bons ou des mauvais points sur tout ce qui a concerné son séjour. Donc en 2005, dans cet esprit « club méditerranée » de l’HAS, Il était hors de question d’intervenir, pendant son séjour dans les allées et venues du patient hors de l’établissement. Il fallait <strong>respecter sa liberté</strong>.</p>
<p>Or, nous, nous pensions autrement, nous pensions que le patient, certes, entre librement dans l’établissement de soin mais qu’il est sous notre responsabilité et que dans le cadre de la psychiatrie il est risqué de ne pas s’enquérir des modalités de la circulation du patient. Donc pour chaque sortie pendant le séjour nous demandons au patient de bien vouloir nous prévenir de ces souhaits de sortie, de nous dire où il va, quand il reviendra, qui viendra le chercher, nous veillons même à ce qu’il ne reste pas seul pendant sa sortie, que sa famille ou son conjoint s’occupe bien de lui. Rien de coercitif dans tout cela ! Simplement le sens de la responsabilité concernant des sujets psychotiques, souvent très dépressifs ou schizophrènes. Et nous l’avions écrit, pensant bien faire, dans nos longs documents préparatoires.</p>
<p>Malheur à nous ! Nous contrevenions à la liberté de circulation du patient, nous devions respecter, suivant l’HAS, ses allées et venues sans rien demander, sans aucune restrictions.</p>
<p>Je me mis donc en colère… pour la première fois (lors d’une visite de l’HAS) ! En leur disant qu’ils n’avaient aucune notion de la psychiatrie, et à plus fortes raisons de la psychose, que leurs positions étaient dangereuses et je leur expliquai pourquoi. Certes j’y allais un peu fort, ils l’ont plutôt mal pris, mais imperturbablement ils ont continué à répéter leur litanie, leur slogan HASsien en nous demandant de changer de méthodes, ce que nous n’avons bien sûr pas fait.</p>
<p>Et puis Pau est passé par là et depuis on boucle tout ! le président de la République est venu à l’hôpital de Pau et a déclaré que le projet principal pour la psychiatrie devait être la sécurité.</p>
<p>Désormais donc, Il faut écrire le contraire de ce qu’on devait écrire il y a 4 ans : La liberté de circulation est un terme banni, il faut désormais « identifier les situations rendant nécessaires une restriction de liberté de circulation. Il faut informer le patient et son entourage de ces restrictions ».</p>
<p>Donc en décembre 2009, contrairement à 2005, nous étions dans les clous… ouf !</p>
<p>Sauf qu’on est passé d’un extrême à l’autre sans que ça ne dérange personne.</p>
<p>Désormais, le gouvernement envoie de larges subventions aux établissements publics et privés pour construire des murs, des barrières et des portails automatiques. C&#8217;est-à-dire tout ce que nous avons combattu depuis 25 ans.</p>
<p>Alors, venons-en à la V2, en décembre dernier. Plus d’un an de préparation, des dizaines de réunions, des milliers de pages de dossiers (1m 20 de dossiers alignés prêts à recevoir les visiteurs), des pages et des pages de grilles de codages et de statistiques à n’en plus finir… c’est-à-dire à n’en plus finir de ne pas pouvoir faire son travail !</p>
<p>Et ils arrivent à 3 pour 4 jours entiers. Tout est épluché de la cave au grenier, tous les corps de métiers sont reçus, interrogés de jour comme de nuit et surtout les centaines de questions plus ou moins claires, souvent absconses auxquelles nous avons répondues tant bien que mal par écrit dans les mois précédant sont reprises en d’interminables réunions où nous devons répondre, cette fois oralement, pour vérifier si ce qu’on dit correspond bien à ce qu’on écrit.</p>
<p>Ils sont assez courtois, certains même plutôt affables, ils sont en position de représentants mandatés par l’HAS, et prétendent être là pour recueillir ce qui est dit et écrit afin de le transmettre à l’HAS qui décidera. Des passeurs en quelque sorte !… Sauf que cette apparente neutralité masque mal que tout dépend bien sûr de leur interprétation personnelle.</p>
<p>Les séquences se succèdent les unes après les autres, et chacun, suivant un rituel pénible, doit se présenter au début de chaque séquence comme si on se voyait pour la première fois alors qu’on ne se quitte pas.</p>
<p>Nos codages et nos commentaires sont examinés, discutés, critiqués, toujours suivant les recommandations de l’HAS. Il ne s’agit pas d’avoir un avis, une réflexion, une pensée, non il faut respecter les recommandations de l’HAS .</p>
<p>Nous sommes programmés pour l’ennui et pour ma part je suis crispé sur l’engagement intérieur que j’ai pris : ne pas me mettre en colère ou plus prosaïquement « ne pas péter les plombs ». Cela ne veut pas dire céder sur tout, mais dire les choses calmement, posément.</p>
<p>Nous avons déjà déployé des trésors d’inventivité pour répondre aux questions écrites sans déroger à nos convictions, ce qui est une gymnastique digne de la quadrature du cercle. il faut maintenant arriver à passer entre les gouttes glacées de la grille HAS.</p>
<p>C’est le 3ème jour que j’ai rompu le contrat que je m’étais fixé, et à deux reprises.</p>
<p>D’abord concernant la prise en charge de la  douleur. Répétons ici que pour l’HAS, tout se vaut, il n’y a aucune différence entre la psychiatrie et la médecine, il n’y a pas de différence entre la douleur physique et la douleur morale.</p>
<p>Donc cette séquence commence piano et crescendo :</p>
<p>Est-ce qu’on a bien constitué un CLUD ? (comité de lutte contre la douleur) ? Comment est-il composé ? Combien de fois on se réunit ? Est-ce qu’on fait des comptes rendus ? Où sont-ils ? Peut-on les consulter ? Tout cela se passe dans un climat de courtoisie qui nous ferait presque oublier où nous sommes !</p>
<p>Nous répondons posément à tout cela, nous faisons aussi part du beau texte écrit pour le CLUD, par le Dr CDLS sur la douleur morale. Mais ils n’en ont rien à faire et manifestement ils ne l’ont pas lu.</p>
<p>Puis vient la question qui dérange : « Avez-vous mis à disposition des outils de mesures de la douleur adaptés aux patients ? Comment analysez vous ces mesures ? »</p>
<p>Jusque-là on était parvenu à ne pas trop déranger notre éthique et nos convictions. Mais là subitement ça se gâte !</p>
<p>Ils insistent parce qu’ils ne sont pas satisfaits de ce qu’on a répondu par écrit. Mais nous reprenons cependant patiemment ce que nous avons écrit, qui sont nos façons de faire, et ce à quoi nous croyons.</p>
<p>Je leur dis :</p>
<p>« Nous avons surtout à faire à la douleur morale, et nous en tenons compte dans tous les entretiens et les consultations à partir du discours du patient. De plus, nous prenons toutes les précautions pour que les patients ne souffrent pas quand ils présentent une maladie organique intercurrente pendant le séjour, nous faisons venir des médecins pour traiter ces questions, nous avons aussi des protocoles pour le traitement de la douleur avec des médicaments efficaces (ils aiment beaucoup les protocoles, donc nous leur mettons cela sous la dent pour essayer de faire passer le reste).</p>
<p>Mais non, ce n’est pas ce que recommande l’HAS et la question « qui tue » finit par sortir : « Pratiquez-vous les échelles de douleurs ? Demandez-vous au patient de donner une note à sa douleur ? Entre 1 et 10.</p>
<p>La moutarde me monte au nez :</p>
<p>Je dis que nous n’utilisons pas ce type d’évaluation, que ce n’est pas notre façon de voir les choses et que c’est totalement inadapté au psychique. Ils insistent et là ça y est, j’éclate :</p>
<p>Je leur dis avec un air moqueur et un ton sec qu’il ne faut pas qu’ils comptent sur moi pour demander à un patient mélancolique , mutique de surcroit, à combien aujourd’hui il évalue sa douleur morale. Et si par miracle il me dit, je suis à 7, je ne lui répondrai pas, encore un effort ! vous sortirez de l’établissement quand vous serez à 2.</p>
<p>Manifestement, j’ai marqué un point, mais eux vont m’en retirer un… Ils ont l’air de comprendre qu’il y a là quelque chose qui ne colle pas dans leur programme préconçu, il y a une cheville qui ne rentre pas dans le trou prévu. Mais cependant ils ne sont pas contents d’avoir été contredits.</p>
<p>Deuxième épisode, l’après midi de cette 3ème journée. C’est le gros morceau, la séquence « Prise en charge du patient, Santé mentale ». Cette fois c’est sûr je ne me fâcherai pas. Pas deux fois dans la même journée.</p>
<p>3 heures, 93 pages…</p>
<p>Je résiste. J’arrive même à les faire sourire de leur aveuglement lorsqu’ils nous demandent avec le plus grand sérieux pourquoi nous n’informons pas les patients, ce qui est une recommandation de l’HAS, sur les dons d’organes.</p>
<p>Je leur fais simplement remarquer que beaucoup de nos patients sont suicidaires !</p>
<p>Ça y est, ça va être la fin ! Il reste une dizaine de pages !</p>
<p>Et on arrive à la référence 36, « l’éducation thérapeutique du patient ».</p>
<p>Ce chapitre, cette formulation me hérisse au dernier degré.</p>
<p>Et la question arrive très vite : « Avez-vous identifié des thèmes d’éducation thérapeutique ? » « Quels programmes avez-vous mis en place ? Comment avez-vous associer l’entourage familiale à ce programme ? »</p>
<p>Dans la grille d’auto évaluation que nous avions remplie à ce sujet, nous avions botté en touche, nous étions restés modestes : nous nous étions donnés humblement la note moyenne de B (note va de D à A) pour ne pas trop les agacer avec nos conceptions « fumeuses ». Chaque auto évaluation doit être noté par nous, et au fur et à mesure de nos progrès dans le sens de l’HAS, bien sûr, la note monte,… c’est l’inverse de la douleur, si vous voulez !</p>
<p>Je réponds : « Nous avons pris cela sur le mode du contact singulier et quotidien avec chaque patient et avons plutôt orienté les choses du côté de la prise des médicaments, de la prise en charge des régimes alimentaires ou de la prise en charge des patients présentant des conduites alcooliques. »</p>
<p>Bien entendu, nous savons très bien que là, nous ne suivons pas les consignes de l’HAS, une fois de plus, nous avons tenté de biaiser, car <strong>l’éducation thérapeutique</strong>, c’est le dressage du patient à la mode TCC.  On va d’abord vous dire dans quelle catégorie vous êtes et ensuite on va vous apprendre à être un bon bipolaire ou un bon schizophrène, à bien vous conduire suivant cette étiquette et surtout à vous y identifier jusqu’à votre mort !! Pour cela, on va vous inscrire dans des associations de bipolaires ou de schizophrènes et vous allez restés entre vous, et on va vous distribuer des textes rédigés par l’HAS et par les labos pharmaceutiques.</p>
<p>Donc c’est à ce moment-là, que bien qu’accroché au bord de la table, j’explosai de nouveau et cette fois en déferlante:</p>
<p>« Jamais je ne ferai cela, jamais je n’accepterai de stigmatiser mes patients derrière une étiquette pour toute leur vie. Jamais je ne les réduirais à être des malades enfermés dans une irresponsabilité totale, victimes de la politique actuelle de la santé mentale. Vous confondez la médecine et la psychiatrie : j’accepterai tout à fait que des patients diabétiques soient aidés à s’adapter à la complexité de la prise en charge de leur maladie, mais jamais des sujets qui doivent être considérés dans leur singularité, comme des humains responsables et dont nous ne savons rien de ce qu’ils seront dans 10 ans. »</p>
<p>Il y eut un assez long silence, une gène, des regards échangés entre eux, comme s’ils avaient en face d’eux un de ces humains à rééduquer.</p>
<p>Pour ma part, à peine avais-je terminé ma phrase que j’oscillais entre la jouissance de ma réparti et le reproche d’être incorrigible.</p>
<p>J’attendais ce qui allait me tomber dessus et quelle ne fut pas alors ma surprise d’entendre l’un dire aux autres : «Mais comment allons nous pouvoir rendre compte de ces propos dans nos grilles d’évaluation ? »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/02/extravagancesevaluation-sante-mentale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Céline Menghi, La piscina di cristallo</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/01/celine-menghi-la-piscina-di-cristallo/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/01/celine-menghi-la-piscina-di-cristallo/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 11:47:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#85]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2174</guid>
		<description><![CDATA[- Mi è capitato a Milano lo scorso dicembre, in occasione del seminario di Eric Laurent, in quell’ora dedicata al «parlare fuori dai denti», di prendere spunto dalla metafora del «trampolino di lancio verso la Scuola» che il nostro nuovo AE Sergio Caretto evocava per elucidare le molteplici attività dei colleghi di Torino. Quando visualizzo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>- Mi è capitato a Milano lo scorso dicembre, in occasione del seminario di Eric Laurent, in quell’ora dedicata al «parlare fuori dai denti», di prendere spunto dalla metafora del «trampolino di lancio verso la Scuola» che il nostro nuovo AE Sergio Caretto evocava per elucidare le molteplici attività dei colleghi di Torino. Quando visualizzo il trampolino di lancio, da un po’ mi si impone l’immagine di una piscina. Il trampolino evoca il tuffo e dunque l’acqua, ma qui si tratta di una piscina in disuso, fuori stagione, lasciata alla mercè delle intemperie, con un fondo di acqua piovana terrosa mescolata a vecchie incrostazioni. L’acqua è così poca che, se ci si lancia dal trampolino, ci si sfracella o, alla meglio, se si rinuncia al tuffo, non si riesce comunque a nuotare.</p>
<p>- Nel 1956, un architetto milanese esponeva alla X triennale di Milano la famosa <em>Piscina</em><em> di cristallo</em>. Per struttura fu scelto il cemento armato – e non il ferro &#8211; per evitare deformazioni elastiche che avrebbero reso precarie la resistenza del materiale trasparente di chiusura, la sua tenuta all’acqua e la perfetta visibilità attraverso di esso. I pannelli di cristallo che racchiudevano l’acqua erano del tipo «triplex temperato» fornito dalla VIS di Pisa, cioè due lastre temperate con plastica in mezzo atte a evitare l’appannamento che avrebbe reso la visibilità precaria, e con una capacità di tenuta a carichi addirittura superiori a quelli previsti.</p>
<p>Ricordo che il giorno dell’inaugurazione mio padre, l’architetto, tenendomi per mano, mi aveva fatto fare il giro della piscina che mi era parsa naturalmente immensa. Da tutti i lati del grande parallelepipedo si potevano osservare i nuotatori che si tuffavano e facevano prodezze in quella trasparenza aperta al cielo, che lo sguardo abbracciava a tutto tondo, fin nelle immersioni più profonde.</p>
<p>- Struttura. Tenuta. Trasparenza. Solidità. Profondità. Movimento. Tuffi. Stili liberi. Che meraviglia! La Scuola come una piscina trasparente? Un «triplex temperato»? Nuotare, tuffarsi, riemergere, fare il morto a galla, ripartire e tuffarsi ancora! Una visione idilliaca? Un peccato di ideale? Un fantasma non consumato? Questo suggerisce l’immagine forte e liquida? O forse semplicemente serve a evocare &#8211; a contrario &#8211; la nudezza profonda e fredda delle pareti di cemento, opache, lungo le quali si fatica a risalire, là dove manca la spinta verticale dell’acqua che sostiene la barca, che sostiene e sospinge i corpi, che è onda di trasmissione, che è onda transferale.</p>
<p>I nuotatori ci sono, ognuno con il suo stile: chi a rana, chi alla marinara, chi sul dorso, chi a delfino o a farfalla, chi al battito elegante del <em>crwoll</em>, ci sono anche quelli prudenti che, seppur timidamente, tasterebbero con la punta del piede l’acqua prima di decidere se lanciarsi. Ma l’acqua, nella nostra di piscina, non basta ed è per giunta torbida, allora si va a nuotare dove si può.</p>
<p>Ci si arrangia, si va a nuotare là dove ancora circola il transfert di lavoro, dove si odorano sprazzi e profumo di desiderio e anche perché all’orizzonte esiste la Scuola Una nella quale, si diceva a Buenos Aires il 14 luglio del 2000 – tra l’altro era toccato a me leggere la dichiarazione per l’Italia -: “[…] all’inizio di questo nuovo secolo, i firmatari, membri</p>
<p>dell’Associazione Mondiale di Psicoanalisi, si riconoscono come compagni di una</p>
<p>stessa causa e dichiarano di costituirsi in Scuola Una.</p>
<p>Una, nonostante la diversità delle lingue e delle tradizioni culturali.</p>
<p>Una, nonostante le distanze geografiche.</p>
<p>Una, nel senso opposto alla tendenza naturale all’allontanamento, alla divergenza,</p>
<p>allo sbriciolamento.</p>
<p>Una, ma senza la noia che si accompagna all’omogeneità dell’Uno perché plurale</p>
<p>e non-standard.</p>
<p>Scuola, che ha i suoi AE, la cui passe è verificata nello stesso dispositivo messo</p>
<p>all’opera in ciascuna delle Scuole, secondo procedure omologhe”.</p>
<p>Il nuovo secolo ha compiuto dieci anni, forse è giunta l’ora che noi membri della SLP c’interroghiamo sul nostro rapporto di compagni di una stessa causa con la costituzione in una Scuola Una, senza la noia e senza lo sbriciolamento…</p>
<p>E’ giunta l’ora di un lancio in mare aperto, se davvero crediamo che all’orizzonte ci sia la Scuola Una che polarizza il transfert, i transfert.</p>
<p>La Scuola Una serve, così è stato per me, serve nei momenti di noia, di mortificazione, di stagnazione, a ricordarci che non siamo soli.</p>
<p>- Estela Paskwan (JJ n° 75) e naturalmente Jacques-Alain Miller, Eric Laurent, c’interrogano. Siamo i grandi assenti della Scuola Una. Siamo menzionati più per le nostre beghe con i loro toni da cortile che per la nostra produzione clinica o teorica.</p>
<p>E’ giunta l’ora di dire bene, di parlare fuori dai denti e fuori dai corridoi – ce lo siamo detti tante volte – per non inabissarci in un silenzio che fa pensare al consenso, e per non lasciare soli quei colleghi che ancora mantengono ferma una posizione analitica.</p>
<p>E’ giunta l’ora di parlare senza retorica, la solita retorica, a tratti livida o carica di livore, che spesso ha contraddistinto i nostri dibattiti passati, dove significanti quali AGALMA, ETICA, DESIDERIO, e non ultima l’esilarante AFFECTIO SOCIETATIS, suonano vuoti, come bucce, a velare un reale pesante come un macigno, come il cemento della piscina vuota, senza trasparenza e senza levità.</p>
<p>Nel n° 78 del JJ, Jacques-Alain Miller ci ricorda che «la Scuola, in quanto ha dei membri, che seleziona, non è la psicoanalisi pura, è la psicoanalisi applicata. E’ la psicoanalisi applicata alla costituzione e al governo di una comunità professionale, e alle relazioni di questa comunità con i poteri stabiliti nella società, e con l’apparato dello Stato». Ecco, allora, la necessità di una Scuola d’analisti che applichino la psicoanalisi prendendo in conto che c’è un reale della Scuola stessa. Bernard Seynhaeve diceva, a Barcellona nel 2008, che il compito dell’AE è quello di analizzare la Scuola.</p>
<p>- A Milano mi è capitato di dire che la SLP è morta e tante volte ho avuto l’impressione di una cosa inusabile. Non è stato facile dirlo davanti ai colleghi, agli amici, ma non mi è tremata la voce, il mio residuo sintomatico si è fatto leggero lasciandomi in pace. Dovrò assumerne le conseguenze. Ricorro di nuovo all’immagine della <em>Piscina di cristallo</em>. A partire da una fotografia è stato fatto un quadro di tale piscina. Sulla tela, grazie all’intervento dell’artista, il parallelepipedo ospita ora oltre ai nuotatori dei pesci rossi, e appare come una grande nave appena attraccata a Ellis Island, mentre la folla dei visitatori della Triennale sembra una moltitudine di uomini, donne e bambini che si mescolano agli abitanti del Nuovo Mondo in cui vogliono vivere e lavorare.</p>
<p>Bisogna che le istanze della SLP, non solo acconsentano a un ricambio dell’acqua, ma che, ancor prima, possa immettersi l’acqua e che sia poi curata questa acqua, e che la libertà di ciascuno possa esprimersi in bracciate lunghe e larghe. Intendo per libertà quella di seguire il transfert di lavoro e analitico là dove tende a posars, senza correre il rischio di essere guardati a vista, di essere mal visti, di essere sparati a vista, di diventare i Bilal del Campo freudiano, come in <em>Welcome</em> di Philippe Liret.</p>
<p>Ci vuole il rispetto da parte di ciascuno dei membri della SLP nei confronti dell’origine e nei confronti del destino del desiderio, molla prima di qualsiasi movimento: verso il nuovo, verso il singolare. Forse così possiamo concorrere alla costituzione di una Scuola come campo magnetico, un “triplex temperato”(!), dove la libertà non è una libertà a caso, che se ne frega del campo, ma quella di chi lavora per la causa analitica. A tal proposito, aspettiamo sempre che accanto al nome di certi lavoratori compaiano le tre lettere: A M E. Non è tutto lì, in quelle lettere, certo, ma è pur sempre il segno di un riconoscimento da parte della Scuola per il lavoro e l’impegno di certi colleghi” compagni di una stessa causa”.</p>
<p>- Ci chiedono perché la passe non funziona in Italia, eppure, la Scuola Una “ha i suoi AE, la cui passe è verificata nello stesso dispositivo messo all’opera in ciascuna delle Scuole, secondo procedure omologhe”, recita la dichiarazione della Scuola Una.</p>
<p>E’ la storia dell’uovo e della gallina. Le domande di passe ci sono state, la prova è che alcuni membri della SLP sono stati nominati AE &#8211; da cartelli non italiani. Perché, se ci sono state e forse ci sono ancora domande di passe, la SLP non ha il suo dispositivo messo all’opera? Dov’è la Scuola? E’ questa la domanda che sorge ancora una volta. Dov’è la Scuola che possa sostenere tale dispositivo? Ci vuole prima la Scuola o prima il dispositivo? Il rispetto cui accennavo prima porta con sé la discrezione, la discrezione porta la fiducia, cosa che non sempre ha costituito un punto fondante, e non pregiudicabile, già di quel dispositivo che viene ancor prima del dispositivo della passe: il dispositivo analitico. Senza la fiducia negli analisti, tra gli analisti, verso gli analisti, è impensabile la costituzione di un cartello della passe, un cartello composto di analisti all’altezza del compito di testimoni. Ai tempi dell’istituzione della passe d’entrata in Italia, quando ero passeur, prima del famoso 18 dicembre 1999, mi colpì la frase della nostra ex collega, Annalisa Davanzo: “Neanche morta farei la passe in Italia!”. Mi dicevo: ma come, lei, presidente della SISEP e membro del cartello della passe, può dire una cosa del genere!</p>
<p>In seguito Miller considerò che non ci fossero «le condizioni perché nella Sisep si possa fare la passe. Svolgere la passe nella Sisep era un atto di fiducia nella possibilità di autoregolarsi da parte del gruppo italiano. Un atto di fiducia nei confronti degli AME italiani. Ma non funziona» (Le passe in corso si terminarono un anno dopo, se ben ricordo, a Madrid). Sono trascorsi da allora undici anni.</p>
<p>- C’è un’altra questione. Se ci sono degli AE nella SLP – due scaduti, uno all’ultimo anno e uno appena nominato – che cosa ne fa la Scuola di questi AE, che cosa ne ha fatto di quanto hanno mobilitato fin dal primo impatto delle loro testimonianze? Due sono scaduti, dicevo, e &#8211; per certi versi &#8211; non ce ne siamo quasi accorti. Una è ancora in corso per un anno, e a volte quasi me ne sono dimenticata. Uno è appena stato nominato, che ne sarà di lui? Quanto a me, l’una ancora in corso per un anno e che me ne sono quasi dimenticata, &#8211; parlo a nome mio ma mi piacerebbe che gli altri AE si esprimessero -, è solo fuori dall’Italia che ho sentito che qualcosa della libido che la passe e il dopo passe smuovono continuava a muoversi, a smuovere e a muovermi, ovvero a insegnarmi. Un’altra volta è successo, è vero, quando la seconda e ultima serata degli insegnamenti della passe (dovevano essere tre) ha coinciso con una Conversazione clinica a Roma e molti allievi dell’Istituto freudiano sono rimasti ad ascoltare i tre AE. Quella volta si è dileguato il sentimento di solitudine.</p>
<p>- Si dice che la Scuola italiana è divisa. Non sono d’accordo, a meno di non volerla vedere con: da una parte le istanze e dall’altra i nuotatori. Altrimenti, la divisione della SLP è un fantasma, un fantasma <em>passepartout</em>, atto a velare il reale che solo possiamo soppesare nei luoghi adatti, uno per uno, anziché farlo rimbalzare da una gestione all’altra nel balletto delle turnazioni, mentre la libbra di carne la affetta qualcun altro, quella libbra che non <em>passe par tout</em>, ma passa, a volte, per un imbuto stretto.</p>
<p>- Potremmo apportare il nostro contributo alla Scuola Una non solo sintonizzandoci con i grandi temi del dibattito internazionale con una voce originale, come ben suggerisce il presidente della SLP Marco Focchi (JJ, n°80), ma, proprio perché la voce sia originale, attingendo maggiormente alla nostra storia, al nostro tessuto culturale e artistico, un tessuto che non è lo stesso di quello francese, seppur a volte con esso intrecciato e da esso ampiamente arricchito, un tessuto, il nostro, che forse deve più all’influenza mitteleuropea. La nostra cultura non è intessuta da decenni dei significanti lacaniani, del pensiero di Lacan, della sua straordinaria dimestichezza con gli artisti del suo tempo, nelle nostre Università non abbiamo litigato e amoreggiato con lui, mentre abbiamo avuto un’eredità scomoda che, non senza fatica, stiamo smaltendo come si smaltiscono le scorie. Pur sapendo che con le scorie si ha sempre a che fare, dobbiamo poter attingere anche a dei significanti nuovi, fruibili nel nostro paese, nella nostra lingua, perché possano servire da supporto e da veicolo al discorso analitico, con Lacan, con Jacques-Alain Miller e con tanti altri analisti della Scuola Una.</p>
<p>- E’ importante la lingua, la nostra lingua, la <em>lalingua</em> che articola la nostra storia come corpo, e che ne rivela la tessitura, ciò che non è solo una elucubrazione di sapere, per poter articolare ciò che resta profondamente femminile, arrangiato a partire da una certa inconsistenza. A volte noi scimmiottiamo a partire da un sapere preso a prestito, anziché inventare. E’ importante anche riflettere sul fatto che la situazione italiana, a livello delle politiche sociali, non è necessariamente la stessa di quella francese o parigina, come ogni giorno ci insegna la clinica che pratichiamo al Ce.Cli, nei Consultori di psicoanalisi applicata e nelle istituzioni del Campo freudiano, lungo una spina dorsale che sfiora le Alpi, l’Africa e prende fiancate dai Balcani, una clinica sempre più difficile che riflette il disagio della società del nostro paese, una clinica pensabile solo a partire dalla psicoanalisi pura e dalle nostre analisi personali.</p>
<p>- Concludo con le parole di Ungaretti, il poeta che credeva che “logica” e “forza geometrica” precedessero l’arte e che “non c’è la misura del mistero” ma c’è una misura che al mistero si oppone come manifestazione più alta e invenzione dell’uomo, il poeta che ha saputo scandagliare il segreto del barocco, quello di Michelangelo, il barocco che “sbriciola e ricostruisce”: ”In quegli anni [appena dopo la guerra], non c’era chi non negasse che fosse ancora possibile, nel nostro mondo moderno, una poesia in versi. Non esisteva un periodico, nemmeno il meglio intenzionato, che non temesse, ospitandola, di disonorarsi. Si voleva prosa: poesia in prosa. La memoria a me pareva, invece, un’ancora di salvezza: io rileggo umilmente i poeti, i poeti che cantano”.<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p>E’ un invito a noi membri della SLP a mettere la poesia al posto della retorica, la poesia che anche con Lacan si sostiene della logica e della forza geometrica da cui distilliamo la nostra misura, singolare e unica.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr size="1" />
<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> G. Ungaretti, <em>Ragioni d’una poesia</em>, «Tutte le opere», Mondadori, Milano 1969, p. LXXIII.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/01/celine-menghi-la-piscina-di-cristallo/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur le règlement de la passe</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/01/sur-le-reglement-de-la-passe/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/01/sur-le-reglement-de-la-passe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 17:37:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#84]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>
		<category><![CDATA[Varia sur la Passe]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[délocalisation]]></category>
		<category><![CDATA[ELP]]></category>
		<category><![CDATA[FEEP]]></category>
		<category><![CDATA[la passe dans l'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2297</guid>
		<description><![CDATA[  par Montserrat Puig Le dispositif de la passe implique nécessairement une communauté élargie. La confidentialité, la prudence et le soin des témoignages le rendent incontournable. La délocalisation de la passe qui a eu lieu, de fait, en témoigne. Ce sont les passants eux-mêmes qui ont délocalisé la passe, car il n’est pas rare qu’on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>par Montserrat Puig </strong></p>
<p><em><strong><br />
</strong></em></p>
<p class="lettrine"><strong>L</strong>e dispositif de la passe implique nécessairement une communauté élargie. La confidentialité, la prudence et le soin des témoignages le rendent incontournable. La<strong> délocalisation de la passe </strong>qui a eu lieu, de fait, en témoigne. Ce sont les passants eux-mêmes qui ont délocalisé la passe, car il n’est pas rare qu’on s’adresse au dispositif d’une Ecole, à laquelle on n’appartient pas, pour la demander. <strong>De plus, l’extime &#8211; appelé par les différents cartels de la passe pour la discussion de chaque nomination</strong> &#8211; renforce cette délocalisation et élargit davantage la communauté impliquée dans chacune des nominations. La fonction de l’extime dans le cartel de la passe n’est pas celle de contrôler au nom de l’AMP, les nominations dans chaque Ecole, ni d’homogénéiser les nominations mais au contraire, d’interroger, de décompléter, et de rester extérieur à chaque cartel de la passe, de l’intérieur même de l’Ecole Une. Son importance rend désirable que si le dispositif de la passe dans une des écoles de l’AMP n’en tenait pas compte, il devrait être introduit.</p>
<p>Le dispositif de la passe, le secrétariat et les cartels travaillent nécessairement un peu à l’écart du bruit quotidien des écoles respectives, un peu à l’ombre, nécessairement mais pas indéfiniment.</p>
<p>Le règlement de la passe non seulement régule la composition des cartels mais introduit, avec la périodicité des permutations, une scansion dans ce travail tranquille et silencieux des cartels et du secrétariat. La scansion temporelle, on le sait, est une des armes princeps contre l’inertie. Ainsi, les cartels et le secrétariat sont dissous, permutent et, plus important encore, ils sont voués impérieusement à un travail d’élaboration de l’expérience et de la transmission de celle-ci.</p>
<p>Bien que la passe doive avoir la marque du délocalisé, elle doit en quelque sorte être incarnée. Si<strong> le règlement de la passe n’est pas le même pour les sept écoles de l’AMP</strong>, c’est parce que d’une certaine façon il doit tenir compte de la <strong>singularité de chacune</strong>. Mais si les règlements sont variés, ils incluent tous le <strong>retour du débat dans l’Ecole</strong>, à partir de l’expérience. Non seulement pour pouvoir introduire des modifications dans le règlement mais aussi pour pouvoir relancer le débat, en évitant ainsi l’inertie confortable du groupe et le noyau de non savoir sur la question : qu’est-ce qu’un analyste, comment on analyse aujourd’hui et comment se terminent les analyses. C’est pourquoi le règlement du dispositif est si important. Chacun des membres est concerné par celui-ci, qu’il fasse partie ou pas du dispositif dans chaque période.</p>
<p>J’ai toujours pensé qu’il était souhaitable que l’assemblée des membres discute, approuve et contrôle le dispositif de la passe, pour ensuite, précisément le laisser travailler dans une nouvelle période. <strong>Mais si le dispositif lui-même, tel qu’il est régulé dans une Ecole, devient inconnu pour la plupart des membres, </strong>on l’oublie, et alors il se passe quelque chose qui n’est pas souhaitable. C’est pour cela que je crois qu’il n’y a pas que dans l’ECF que la situation de la passe n’est pas satisfaisante. Elle ne l’est pas non plus dans l’ELP (( ELP, <a title="vers le site de l'ELP" href="http://www.elp-debates.com/" target="_blank">Escuela Lacaniana de Psicoanalisis</a> )) ( ou peut-être je devrais dire la FEEP (( FEEP, <a title="vers le site de la FEEP" href="http://www.efsp.eu/Fr/index.htm" target="_blank">Fédération européenne des Ecoles de psychanalyse</a> )) , car l’ELP est une Ecole sans dispositif de la passe)</p>
<p><strong>J’ose dire que le dispositif de la passe dans la FEEP est resté sans interlocuteur.</strong> Il n’a personne avec qui entretenir la conversation nécessaire. On a dit à plusieurs reprises que l’Assemblée de l’ELP, qui est un dispositif européen, n’est pas l’endroit où cette discussion doit avoir lieu. Le Conseil de l’ELP ne peut que faire une déclaration d’intention de la passe, dans les rapports annuels présentés à<span style="text-decoration: underline;"> </span>l’Assemblée. ( Je me rappelle même de son oubli dans certaines occasions). L’Assemblée de la FEEP serait alors le lieu du débat ou de discussion sur la passe, des productions effectives des textes du secrétariat et du cartel ? Il ne semble pas qu’il en ait été ainsi.</p>
<p>On me dira que dans plusieurs communautés de l’ELP il y a des séminaires et des débats sur la passe, avec des invitations des AE, avec la participation des membres intéressés. D’accord, cela est nécessaire mais pas suffisant si le débat, les interrogations qui se présentent n’ont pas de conséquences. Et pour cela on doit pouvoir en décider.</p>
<p><strong>Il ne s’agit pas de décider maintenant si on peut attribuer la majorité à l’ELP, ni si elle est suffisamment mûre pour être autonome. </strong>Aucune école de l’AMP ne l’est. Il s’agit du fait que le <strong>règlement du dispositif de la passe de la FEEP a été oublié</strong>, on ne sait pas même à qui il appartient, sauf, peut-être, aux instances directement impliquées. Cela ne suffit pas, à mon sens, pour que chaque membre se sente responsable dudit dispositif.</p>
<p>Oui, on pourrait l’appeler <strong>« le règlement oublié »</strong>. J’arrive à formuler cet énoncé lorsqu’une série des questions me vient à l’esprit : Comment peut-on comprendre que le règlement date encore de novembre 2002 ? L’ELP, la SPL, l’EEP, devenue FEEP, y compris l’AMP, sont-elles <strong>les mêmes qu’en 2002</strong> ? C’est un règlement établi par le Conseil de l’EEP et approuvé par celui de l’AMP mais, où a-t-il été discuté, seulement dans ces instances ? Sur quels textes transmettant les enseignements et les écueils des expériences précédentes ? Quelle communauté, même très élargie s’est donnée le temps du débat et de l’approbation du règlement, pour ensuite le laisser travailler et attendre, dans les laps de temps établis, le retour de nouveaux éléments pour le débat et le contrôle de l’expérience ? Comment explique-t-on qu’on n’ait jamais convoqué le Collège de la passe prévu par le règlement ? Comment explique-t-on qu’on ne respecte pas les délais des rapports des cartels et du secrétariat et qu’on n’établisse pas les mécanismes d’un débat possible ?</p>
<p>Les effets, nous les connaissons : le débat sur la passe avait disparu ainsi que la responsabilité des membres concernant celle-ci. On attendait peu d’elle<span style="text-decoration: underline;">,</span> mise à part la précieuse surprise de chaque nomination d’un nouveau AE, sur qui tombait tout le poids de faire exister le désir de passe à l’Ecole, aussi bien à l’ELP qu’à la FEEP.</p>
<p>Je ne crois pas à un gouvernement global, ni pour la politique des Etats, ni pour le pays de la psychanalyse, voire je le redoute. C’est pour cela que je crois qu’il est préférable de garder la diversité pour nous obliger à entretenir une conversation permanente. Chacun des membres des écoles doit pouvoir être responsable, c&#8217;est-à-dire, pourvoir répondre des sujets cruciaux et pour cela on se doit de créer les conditions. Personne ne contestera que de la façon dont se terminent les analyses, la passe, son dispositif et le règlement qui le rend effectif à chaque moment, en font partie. Le bon usage de l’Ecole Une en dépend.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/01/sur-le-reglement-de-la-passe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’ELP sera Une dans la passe ou ne sera pas</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/01/elp-une-dans-la-passe/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/01/elp-une-dans-la-passe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 17:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#84]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>
		<category><![CDATA[acte]]></category>
		<category><![CDATA[ELP]]></category>
		<category><![CDATA[idéalisation]]></category>
		<category><![CDATA[inhibition]]></category>
		<category><![CDATA[passeur]]></category>
		<category><![CDATA[suivisme]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2293</guid>
		<description><![CDATA[  par José R. Ubieto Après des mois de lamentations sur le déclin de la passe dans l’Ecole on a eu besoin d’un acte (JAM) pour que quelque chose bouge dans le pays de la psychanalyse. Les passants, les passeurs, le cartel, le collège… toute la procédure sens dessus dessous. Une excellente opportunité pour réanimer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>par José R. Ubieto</strong></p>
<p><em><strong><br />
</strong></em></p>
<p class="lettrine"><strong>A</strong>près des mois de lamentations sur le déclin de la passe dans l’Ecole on a eu besoin d’un acte (JAM) pour que quelque chose bouge dans le pays de la psychanalyse. Les passants, les passeurs, le cartel, le collège… toute la procédure sens dessus dessous. Une excellente opportunité pour réanimer le désir pour l’expérience de la passe. Je voudrais apporter quelques réflexions qui relèvent de ma participation comme passeur.</p>
<p><strong>La surprise et la perplexité </strong>qu’ont soulignées beaucoup de collègues dans des circonstances similaires, me sont apparues redoublées. D’une part, l’appel d’un premier passant m’a annoncé ma condition de passeur, et ce accompagné d’un <strong>affect d’angoisse</strong> face à la tâche que je devais envisager. Tâche pour laquelle on est difficilement préparé, du moins la première fois. D’autre part, le silence, dans l’Ecole même, sur cette fonction. Hormis les textes institutionnels, peu à scruter.</p>
<p>D’où le fait que la proposition actuelle sur <strong>« la tyrannie de la transparence »</strong> soit une bonne manière pour nous de retrouver l’intérêt pour la passe, présent lors de la naissance même de l’ELP. Transparence avec les limites propres de ce qu’on peut dire, de la vérité menteuse qu’ est tout discours sur le réel. En tout cas, ces limites ne la font pas moins nécessaire.</p>
<p>Dans l’<strong>ELP</strong> (( ELP, <a title="vers le site de l'ELP" href="http://www.elp-debates.com/" target="_blank">Escuela Lacaniana de Psicoanalisis</a> )) on connaît le poids du silence, la mortification qu’il produit dans notre vie associative, l’inertie parallèle – qui alimente l’enfermement – des conversations <em>off the record. </em>Ce qui est en jeu, sans doute, c’est la dialectique entre l’Un et le Multiple, la spécificité « autonomique » espagnole aussi bien que, je crois, le style qui a conformé une habitude pendant beaucoup de temps et qui apparaît, symptomatiquement, comme inhibition dans des moments cruciaux pour l’avenir de la psychanalyse, comme c’est le cas à l’heure actuelle.</p>
<p>La proximité de nos collègues Français, avec lesquels nous avons un transfert de travail privilégié, a été l’opportunité de sortir de l’enfermement et de la tension locale, mais en même temps a fonctionné comme un Autre (il s’agit bien évidemment de notre construction à nous) exigeant, idéalisé et parfois impératif, dont la demande (supposée) nous a fait tomber par moments dans un certain suivisme acritique, dû plus généralement à l’inhibition devant des initiatives propres. Ce qui n’est pas sans nous abriter de la castration.</p>
<p>En ce sens, la question de la passe n’a pas fait exception. De même que les collègues de l’ECF se plaignent du silence et de l’opacité de la procédure, de l’absence de voix – mis à part les AE &#8211; qui puissent apporter leur expérience sur la procédure, depuis les passeurs jusqu’au cartel de la passe et aux passants non nominés, cette opacité est aussi devenue consistante dans l’ELP ces dernières années. Il est vrai qu’après la <strong>conversation de Madrid sur la passe</strong>, on a fait un effort pour que l’horizon de l’Ecole Une soit présent dans le travail de tous les membres, et les activités sur la passe n’ont pas été uniquement la responsabilité des AE.</p>
<p>Parler de la procédure depuis les différentes perspectives suppose de mettre en acte cette thèse de l’Ecole de la passe et réduire ainsi le penchant d’idéalisation – et donc d’inhibition &#8211; dont nous connaissons déjà les conséquences paralysantes.</p>
<p><em>Vérité des témoignages</em></p>
<p><strong>Alors, que se passe-t-il avec les passeurs ?</strong> Lors de ma première expérience, le passant avait présenté son témoignage organisé selon une logique très bien construite par lui pendant un temps préalable assez long. Il me revenait de re-construire cette logique, de la réduire pour la transmettre au cartel. J’ai eu la conviction intime que quelque chose s’était <em>passé</em>. C’était un témoignage qui portait une haute valeur d’enseignement, et que le cartel a sanctionné avec la nomination AE.</p>
<p>La deuxième fois, ça a été très différent : la logique du cas restait voilée sous une prolifération de formations de l’inconscient pour lesquels les notes prises s’avéraient être un matériau insuffisant pour faire « passer » quelque chose de ce que serait le devenir analyste. <strong>Le versant de l’inconscient transférentiel fonctionnait comme un obstacle à l’émergence du réel et son <em>savoir y faire</em>. </strong>Il fallu rencontrer encore une fois le passant, par indication du cartel, pour que l’épreuve se termine enfin sans nomination. En tant que « plaque sensible », j’ai transmis au cartel quelque chose de l’ombre épaisse qui voilait des points brûlants de la résolution symptomatique du passant.</p>
<p>La troisième fois eût aussi sa particularité différentielle. Il s’agissait d’un témoignage bref, minimaliste, d’une logique déjà réduite par le passant, qui pourtant n’était pas suffisant pour vérifier la production de l’analyste, même s’il donnait une bonne idée de l’engagement décidé du passant avec la psychanalyse.</p>
<p>Trois passes singulières face auxquelles, en tant que passeur, j’ai dû accueillir chacune des particularités. Néanmoins chacune, à sa façon, m’a appris des choses importantes sur les différents moments de l’expérience analytique. Aucun d’entre eux n’a épargné son effort et son travail pour transmettre son expérience singulière. Pourquoi renoncer, alors, en tant qu’école, à ces enseignements ? <strong>Pourquoi ne pas donner la voix aussi à ces passants qui n’ont pas été nommés et aux passeurs qui les ont accompagnés tout au long de la procédure ? Et bien sûr aux enseignements du cartel de la passe.</strong> La désignation du passeur n’est pas étrangère au cours de sa propre analyse. Dans mon cas, ça avait un rapport à ma manière névrotique de m’inhiber, à ma forme particulière de n’en vouloir rien savoir, avec la relance que cela suppose du désir pour la passe.</p>
<p>L’<strong>autonomie</strong> dont on a parlé dans ce débat, je l’entends non pas comme un plus de fragmentation, avec l’enfermement et l’endogamie que cela comporte, mais comme un appel vers plus de responsabilité et de désir pour chacun, en tant que membre (et sociétaire) de l’ELP, pour faire de la passe sa propre affaire, quelque chose qui le regarde autant lui que l’école dans son ensemble et qui, à cause de cela, ne dépend pas (pas seulement) des vicissitudes de l’Autre. <strong>Une école d’analysants </strong>est sans doute la meilleure politique que la psychanalyse puisse adopter aujourd’hui.</p>
<p><em>Traduction : Ariel Altman</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/01/elp-une-dans-la-passe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vers une ELP 2 ?</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/01/vers-une-elp-2/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/01/vers-une-elp-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#84]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>
		<category><![CDATA[ELP]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2270</guid>
		<description><![CDATA[Vilma Coccoz « Il est des enchantements qui vont contre la véritable vaillance ? S’il en est ainsi, les enchanteurs pourraient m’enlever le bonheur mais pour ce qu’il en est de l’effort et du courage, ce sera impossible. » Cette affirmation anticipe la substitution du nom de Chevalier à la Triste Figure pour celui de Chevalier des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Vilma Coccoz </strong></p>
<p><em><strong><br />
 </strong></em></p>
<p class="lettrine">« Il est des enchantements qui vont contre la véritable vaillance ? S’il en est ainsi, les enchanteurs pourraient m’enlever le bonheur mais pour ce qu’il en est de l’effort et du courage, ce sera impossible. » Cette affirmation anticipe la substitution du nom de Chevalier à la Triste Figure pour celui de Chevalier des Lions dans l’œuvre géniale de Cervantès. Don Quichotte justifie ce changement, auprès de don Diego de Miranda, en comparant l’entreprise du chevalier errant avec celle des autres chevaliers, les courtisans lesquels, bien que suscitant l’éloge quand ils conquièrent le succès en remplissant juste leurs obligations, ne sont pas digne d’une célébrité personnelle et durable.</p>
<p>Le chevalier errant se distingue par sa mission et ses actes : « … il cherche dans tous les recoins du monde ; il entre dans les labyrinthes les plus complexes ; à chaque pas il s’attaque à l’impossible ; […] les lions ne l’étonnent pas, pas davantage les monstres fantastiques ne le font fuir, ni les monstres humanoïdes ne l’effraient ; et même, chercher les uns, attaquer les autres et les vaincre tous, sont ses principaux et véritables exercices. »</p>
<p>Il est remarquable de voir jusqu’à quel point l’indication de Jacques-Alain Miller, selon laquelle nous devrions abandonner la morosité et le silence qui touchent l’ELP pour faire notre la cause des Chevaliers des Lions, est juste et précieuse.</p>
<p>Nous avons pu remarquer que le chevalier errant et le psychanalyste partagent certains points. Le plus évident, c’est le courage avec lequel nous combattons les enchantements imaginaires et affrontons l’impossible, rencontré à chaque pas. Aller contre l’humeur morose qu’engendrent les figures monstrueuses peut être une bonne devise pour l’action du psychanalyste lacanien.</p>
<p>Je reprends, ici, la réponse que j’ai envoyée en son temps à J.-A. Miller, sur son invitation, car il est temps de mettre en pratique cette politique. L’opportunité qui, cette fois, se présente à nous est d’une importance décisive pour une École forgée dans les structures que Lacan a formulées dans sa <em>Proposition</em>. Nous ne pouvons pas la laisser échapper : parlant des lions, Freud disait en se référant à l’interprétation de l’analyste que « le lion ne bondit qu’une fois. » Nous sommes invités à participer, un par un, à l’interprétation des symptômes de la communauté analytique ; nous ne pouvons laisser cela pour demain !</p>
<p>Une fois encore, J.-A. Miller a mis la maison « sens dessus dessous » et les effets sont surprenants. Le plus impressionnant est le Courage — une vertu du chevalier aux Lions — avec lequel les analystes de l’École de la Cause freudienne ont fait l’exposé de leurs interprétations dans le <em>Journal des Journées</em>. Pourquoi, une fois encore, c’est la passe — en tant que lieu privilégié du siège du réel dans l’École — qui est le point d’incandescence. <a href="http://disparates.org/JJ/2009/12/inventaire-non-exhaustif/">« L’inventaire, non exhaustif des questions que je me pose sur la passe » réalisé par Nathalie Jaudel</a> dans le <em>Journal des Journées</em> n°75, publié en espagnol dans <em>El debate de la ELP</em> n°13 est vraiment remarquable. En le lisant — il en sort de pures vérités — je me suis rendue compte, entre autres choses, de ce que la réalisation d’une bibliothèque de la passe était indispensable. Je suis particulièrement sensible à cela car, comme Nathalie, je n’ai pas encore eu la chance de participer directement au dispositif. Néanmoins, j’ai toujours considéré que la passe est le vecteur qui oriente ma participation à l’École. La réalisation du projet d’École, son insertion dans le réel du monde, est un privilège qui n’est pas donné à tous.</p>
<p>Il convient donc de s’affronter à cette question : « Y a-t-il un désir de passe dans l’ELP ? » Que mes chers collègues me pardonnent mais je crois que nous ne pouvons pas dire « tout va bien » et continuer avec notre autosatisfaction. L’ELP a déjà la solidité requise pour pouvoir supporter les vrais questions suscitées par la crise actuelle au sein de l’École Une.</p>
<p>Je crois que l’énorme travail fait par beaucoup de collègues pour soutenir jour après jour les activités et le fonctionnement fait évidente leur implication avec la psychanalyse ; sauf que la psychanalyse est une chose et que l’École en est une autre. (J.-A. Miller) Je suis convaincue que si nous parvenons à sortir de l’impasse actuelle nous serons plus heureux, plus animés et qu’une part importante de nos responsabilités quotidiennes se verront nettement améliorées. Elles seront nourries d’un désir renouvelé pour conduire à bon port nos bateaux et ne pas naviguer à la dérive, avec un grand effort et de faibles résultats, à l’heure de faire prospérer notre précieuse Cause analytique au 21<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Une École silencieuse ne peut être une École de Lacan.</p>
<p>Je crois, et c’est ainsi que je l’ai exprimé lors de notre Assemblée de Valencia, que la modalité de fermeture des CPCTs a laissé un malaise, aggravé par une interprétation biaisée des motifs qui l’ont précipitée et que l’on a pu lire dans le communiqué du Conseil du mois de septembre. Je pense qu’il existe une connexion intime entre ces événements et l’état de la passe dans l’ELP.</p>
<p>Si la libido de l’École, qui était en nette et irréversible diminution, s’est réfugiée dans les CPCTs, c’est que ce projet a représenté quelque chose de très vivant qui, dans le transfert à l’orientation de J.-A. Miller, s’est concrétisé en autre chose qu’une déclaration d’intentions.</p>
<p>A chaque moment j’ai considéré que nous étions en train de mener à bien une expérience d’École. De fait, c’est seulement dans le cadre symbolique qu’offre l’École que peut s’opérer la lecture de la logique dans laquelle nous pouvions rester pris : une intoxication du discours du maître motivé par le succès de notre entreprise.</p>
<p>Cependant il reste à évaluer ce que l’expérience a pu apporter aux concepts fondamentaux sur lesquels s’adosse notre pratique dans un tel dispositif, ses pour et ses contre, sa contribution ou non à la transmission du discours analytique dans l’état actuel des discours.</p>
<p>Selon moi, la modalité particulière de l’articulation de l’ELP avec l’ECF avec l’orientation politique de J.-A. Miller, est fondamentale pour comprendre la fermeture des centres qui, en conséquence, peut être considérée comme une fermeture précipitée.</p>
<p>Un temps pour comprendre semblable à celui que J.-A. Miller mit en place, dans les <em>Entretiens d’actualité</em>, face à la crise des CPCTs en France était nécessaire avant d’arriver à une conclusion finale. Il n’était pas possible de s’économiser ce passage dans la vie de l’ELP. Entre l’instant de voir qui va de l’impact de l’intervention de J.-A. Miller lors de la réunion du RIPA à celle d’Éric Laurent dans le Conseil, puis la fermeture des Centres, certains ont pu croire que cela serait suffisant et qu’ils pouvaient s’épargner l’élaboration que requiert un tel fait.</p>
<p>L’expérience des CPCTs , appelée analytique, concerne la psychanalyse pure : en quoi chacun s’autorise pour opérer au nom de la psychanalyse ? C’est la question qui ne pouvait être évitée dans les réunions cliniques, si éloignées et différentes de la solitude caractéristique de la consultation en cabinet. Accepter d’être interpellé et de diriger aux autres des questions pertinentes pour éclairer leur action, se transforma en une pratique joyeuse. La majorité des membres de l’équipe clinique l’a souligné dès qu’a été ouvert l’espace de conversation sur cette crise dans la Sede de Madrid sous les auspices de sa directrice, Rosa López.</p>
<p>Nous avons entendu plusieurs fois dire qu’il y avait une différence entre la mise en œuvre du dispositif en France et en Espagne. Effectivement, c’est le moment de les dégager. L’une d’elles concerne la distinction entre les générations qui a toujours été difficile à établir dans l’ELP, ce qui répond à la particularité de son histoire, au facteur <em>c</em> et à d’autres motifs qui sont à prendre en considération, sans que nous soyons tentés de nous laisser aller à la tentation de les nier parce qu’ils ne seraient pas « politiquement corrects ». Cela touche directement la psychanalyse pure.</p>
<p>Par exemple est-ce que les AE et Ex-AE qui participèrent à l’expérience ont pu éclairer quelques questions vives ? Qu’en est-il du passage par le CPCT des participants du <em>stage</em> et de leur autorisation à la pratique de la psychanalyse ? Qu’en est-il du contrôle de l’acte ? Pourquoi plusieurs participants de l’Institut pensent-ils qu’ils sont à l’École, ce qui influe négativement dans le transfert sur la passe ? Il est un fait que, à Madrid, partager le même lieu augmente cette confusion.</p>
<p>Les difficultés en rapport avec la pratique en institutions en Espagne poussent les participants qui ont un diplôme universitaire à prendre la décision d’ouvrir des consultations privées. La déclaration comme psychanalyste s’impose, au-delà de toute autorisation ou garantie de l’École, et amène une confusion avec la notion de psychanalyse laïque. Notre responsabilité dans la préparation d’<em>opérateurs adéquats</em>, exige à plusieurs reprises, bien que cela soit incommode, de s’opposer à un élan précipité vers la pratique avec comme finalité d’empêcher des installations sauvages qui nuisent au parcours analytique des sujets concernés.</p>
<p>N’avons-nous pas la responsabilité de veiller au prestige de notre manière de nous présenter dans le monde ? Comment transmettre le sérieux de notre travail sans que cela ne constitue un obstacle au droit légitime de chacun à gagner sa vie ?</p>
<p>Il est sur qu’il ne suffit pas d’une déclaration d’intention, il ne suffit pas d’être en accord avec les principes, il s’agit de les rendre effectifs. Quand nous regrettons que la passe n’ait pas une place centrale dans l’École nous devons savoir que l’énonciation des membres de l’ELP est impliquée dans cette situation actuelle. L’activisme ne suffit pas non plus, comme nous l’avons déjà constaté, sans une stratégie calculée.</p>
<p>Récemment nous avons eu l’occasion de faire à Madrid un travail avec Bernard Seynhaeve. La Commission responsable de cet espace de travail prépara soigneusement la rencontre qui s’avéra très intéressante et enrichissante. Nous devrions garder comme modèle pour le futur la qualité de l’échange <em>in vivo</em> qui fut rendu possible par la lecture et la discussion préalable de ses travaux.</p>
<p>Pour sortir de la passivité il s’agit de trouver comment se formuler des questions qui concernent toujours la modalité selon laquelle la passe touche chacun, en accord avec la thèse de la Théorie de Turin. Il s’agit d’accepter que le réel de la passe touche chacun et que rien ne puisse remplacer le fait d’écouter un AE de vive-voix. C’est en cela que la table ronde de la passe lors des Journées et Congrès est un moment exceptionnel, le moment le plus émouvant et toujours nouveau.</p>
<p>Les absences notables ou, pour le mieux dire, l’absence de nombreux notables lors de l’intervention de Bernard Seynhaeve ne passait pas inaperçue.</p>
<p>Je souhaite une École gaie, intéressante, multicolore et ayant le goût de la conversation. Une École dans laquelle diverses voix se fassent présentes en manifestant leur différence par l’exercice de l’argumentation. Les liens d’amitié et de sympathie propres à la dimension grégaire humaine ne devraient pas se transformer en des effets pernicieux de groupe qui pullulent dans le silence. Jamais Lacan ne cessa de nous prévenir des effets de confort nocif qu’ils produisent dans la psychanalyse ; autrement, le savoir analytique dévie vers le discours universitaire. Lacan, lui-même, luttait chaque jour pour ne pas glisser vers d’autres discours (Séminaire <em>Encore</em>). Pour autant il n’est pas suffisant de le savoir pour en être protégé soi-même.</p>
<p>Un École d’analysants, nous sommes en train d’apprendre à le valoriser, nécessite le regard de nos compagnons de route, de nos collègues, qui veille à la cohérence de notre discours que ce soit pour le critiquer, s’y opposer ou manifester son accord.</p>
<p>Rien de cela ne peut advenir dans le silence.</p>
<p><em>Traduction : Guy Briole</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/01/vers-une-elp-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Différence et Répétition</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/01/difference-et-repetition/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/01/difference-et-repetition/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:20:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#84]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2250</guid>
		<description><![CDATA[  par Maurizio Mazzotti Mon intervention prendra appui sur quelques phrases que Jacques-Alain Miller a écrites dans le n°75 du Journal des Journées à propos de l’Ecole italienne. Deux, en particulier, m’ont poussé à réfléchir et à intervenir. C’est mon dégel. Je pars de celle qui semble la dernière mais qui, selon moi, est à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>par Maurizio Mazzotti</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></p>
<p class="lettrine">Mon intervention prendra appui sur quelques phrases que <a href="http://disparates.org/JJ/2009/12/l%E2%80%99ecole-une-en-debat/">Jacques-Alain Miller a écrites dans le n°75 du Journal des Journées </a>à propos de l’Ecole italienne. Deux, en particulier, m’ont poussé à réfléchir et à intervenir. C’est mon dégel.</p>
<p>Je pars de celle qui semble la dernière mais qui, selon moi, est à considérer en premier.</p>
<p>Après avoir commenté l’intervention d’Estela Paskvan sur la passe à l’ELP selon une optique qui met nécessairement en cause les problèmes concernant la stratégie et la politique de l’AMP, Jacques-Alain Miller affirme d’un trait «<strong> il y a aussi beaucoup à dire de l’Ecole italienne</strong> ». Beaucoup à dire.</p>
<p>La première chose à laquelle j’ai pensé c’est que c’est vrai, surtout si l’on change un adverbe à la phrase : « il y a <em>toujours</em> beaucoup à dire de l’Ecole italienne ». Qu’avons-nous fait à la SLP ces deux dernières années, pour ne citer que les dernières, sinon ceci ?</p>
<p>Il y deux ans, en novembre 2007, à Milan, lors d’une crise, l’Ecole au complet s’est réunie en présence de Jacques-Alain Miller où tout a été mis à nu, à ciel ouvert, notre histoire, une fois de plus les positions conflictuelles qui se dessinaient autour de divers projets institutionnels, les rapports personnels alors très difficiles, les jugements sur le travail des instances directives, les perspectives de solutions possibles, les scénarios futurs. Tout ceci précédé de dix jours de débats intenses sur la liste électronique de la SLP où presque tous sont intervenus, avec des paroles parfois dures, compliquées, polémiques, parfois intelligentes, interprétatives. Jacques-Alain Miller évalua alors l’exceptionnalité de l’évènement et en suggéra la publication, que nous avons faite sous forme de livre, « Le secret des lacaniens », qui a été en partie traduit dans la revue de l’ECF. « Le secret des lacaniens » nous honora, si je puis dire, on ne pouvait nier qu’ en rapport à « il y a quelque chose à dire de l’Ecole italienne », la SLP ne reculait pas, elle donnait l’exemple.</p>
<p>Sur ce point, on aurait pu vivre de rente pour un peu de temps, mais ce ne fut pas le cas. Après un an à peine, en décembre 2008, toujours à Milan, eut lieu une assemblée extraordinaire avec la présence d’Eric Laurent, précédée là aussi d’une semaine d’échanges sur la liste où tous, à nouveau, ont parlé de l’Ecole, en bien, en mal, en pire, en rapport avec les nouvelles initiatives qui créaient le multiple là où jusqu’alors nous nous étions reconnus dans une dyade, qui, par le passé avait donné une stabilité et un bon fonctionnement. A cette occasion, également, étaient apparues sur la liste des lettres, des échanges d’accusations, des appels au statut…etc. L’assemblée fut glacée, mais non à cause du silence, à cause des radiateurs. Cette fois, encore, n’ont pas manqué les dires et le pathos, mais la conflictualité était à nouveau présente. La conflictualité est notre répétition, elle revient souvent sur scène et est difficile à traiter. Notre symptôme n’est pas dans le dire, dans le silence, il est dans la répétition de la conflictualité, dans l’émergence répétée de ce que Jacques-Alain Miller, toujours dans le Journal des Journées, avait à plusieurs reprises appelé «  la division » italienne.</p>
<p>Ce qui est difficile est que notre dire de l’Ecole ne devienne pas un dire de la division, un dire conflictuel mais plutôt un dire des différences qui trouve sa place et son écoute. Lors du Séminaire milanais de l’AMP, en présence du président de l’AMP, séminaire encore en cours, chaque fois est réservé un moment important à la conversation, au thème de l’Ecole, à tout. Et ce dire est présent, vif mais parfois porte davantage la marque de la division que de la différence. Ceci est un des nœuds à traiter dans l’Ecole italienne, et je crois qu’il faudra un peu de temps mais le séminaire de l’AMP a donné un peu d’espoir et, à mon avis, a indiqué ce que nous ne pouvons pas ne pas parcourir : traiter le dire de la division pour le transformer en dire de la différence, un dire plus psychanalysant, donc plus psychanalysé, condition pour une énonciation non massifiée de notre collectif et pour le développement de la politique dont nous avons la responsabilité de construire.</p>
<p>Maintenant règne le silence, Jacques-Alain Miller parle de gel, d’inhibition à intervenir (dans le Journal des Journées) sur ce qu’il y a dire de la SLP. Je pense que cette inhibition est interprétée à la lumière des scansions que je viens de rappeler, et sur le fond du « il y a toujours quelque chose à dire de l’Ecole italienne » alors qu’il serait nécessaire de passer à un dire différent de l’Ecole et ceci a besoin d’un temps pour comprendre.</p>
<p>«  Pourquoi n’existe-t-il pas un cartel italien de la passe ? », je cite maintenant la seconde phrase de Jacques-Alain Miller, voici une demande à partir de laquelle on pourrait commencer à parler différemment de la SLP et en outre, en parler en tenant compte que peut-être la question de la « division » a à voir avec une éventuelle réponse négative. Pourquoi n’existerait-il pas un cartel en langue italienne sur la base de deux AE de la SLP en fonction et de deux ex AE si je ne me trompe ? Un cartel, réglé par la FEEP, qui fonctionne selon la logique délocalisée et de l’extime utilisée jusqu’à présent par l’AMP ?</p>
<p>Partir de cette demande pour commencer à parler de la possibilité d’un cartel italien de la passe pourrait être une voie concrète de traitement du symptôme de l’Ecole italienne</p>
<p><em>Traduction : Brigitte Laffay</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/01/difference-et-repetition/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Re : « Autonomie »</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/01/re-autonomie/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/01/re-autonomie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 15:25:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#84]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2247</guid>
		<description><![CDATA[  Estela Paskvan Cher Jacques-Alain Miller, Il est évident que ma modeste contribution au JJ (( Article paru dans le n° 73, sous le titre &#171;&#160;Autonomie&#160;&#187;, en espagnol,  auquel Jacques-Alain Miller a répondu dans le numéro 75, dans un article intitulé &#171;&#160;L&#8217;école Une en débat&#171;&#160;. )) et a acquis une notoriété en soi non méritée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>Estela Paskvan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></p>
<p><em><strong>C</strong></em><em>her Jacques-Alain Miller,</em></p>
<p>Il est évident que ma modeste contribution au JJ (( Article paru dans le <a href="http://disparates.org/JJ/rubrique/journal-des-journees/73/">n° 73, sous le titre &laquo;&nbsp;Autonomie&nbsp;&raquo;, en espagnol</a>,  auquel Jacques-Alain Miller a répondu dans le numéro 75, dans un article intitulé &laquo;&nbsp;<a href="http://disparates.org/JJ/2009/12/l%E2%80%99ecole-une-en-debat/">L&#8217;école Une en débat</a>&laquo;&nbsp;. )) et a acquis une notoriété en soi non méritée, et qui vous a été utile pour poser de nombreuses questions importantes sur le thème de la passe dans les écoles, à l’AMP et dans l’Ecole Une. Son interprétation a été suffisamment provocante pour produire d’autres interventions de collègues &#8211; pas seulement espagnols &#8211; que je remercie.</p>
<p>Vous formulez de nombreuses questions clefs. J’essaierai de contribuer, comme je le pourrai, aux réponses qui commencent à s’écrire.</p>
<h3>1) Quelle est la nature des cartels de la passe dans l’AMP : dans quelle mesure la passe est-elle nationale ou internationale ?</h3>
<p>Je n’aborderai que quelques-uns des thèmes résumés dans cette question et qui ont déjà surgi au cours du débat.</p>
<ul>
<li><strong>Passe délocalisée</strong> : La passe n’est pas « nationale ». Et encore moins en Espagne où cet adjectif, avec sa connotation franquiste, produit un rejet général. Est-elle internationale ? J’opterai plutôt pour ce que vous-même signalez : la passe est délocalisée. C’est assurément ce qui fait exister l’École Une. Je l’ai expérimenté à plusieurs reprises. Lorsque, par exemple, je fus passeur : j’écoutais des passants qui faisaient le voyage jusqu’en Espagne depuis l’autre côté de l’océan &#8211; je ne les connaissais pas – parfois, ils étaient brésiliens et me parlaient en espagnol. Ensuite je me rendais à Paris pour rencontrer cinq Français et je leur transmettais ce que j’avais écouté de personnes qu’ils ne connaissaient pas non plus et en français. Si un tel dispositif si exotique était soutenable, c’est que dans les rencontres elles-mêmes, dans ce qui se passait, apparaissait le sentiment d’appartenance à une même communauté.</li>
<li><strong>L’Ecole Une</strong> : pour moi là se trouve la médiation de l’Ecole Une qui est le fruit d’une expérience analytique. C’est ainsi qu’elle existe <strong><em>de fait</em>, grâce à la passe</strong>. Pour cette raison, je serais d’avis de conserver sa différence d’avec l’AMP comme dans l’intention initiale : Une, la légère, la suffisamment vide pour accueillir ce qui peut s’y déposer, sans statut ni règlements pesants, l’Ecole disposée à décompléter l’association. « <strong><em>Penia et Poros</em></strong> » ont été évoqués par vous-même à certaines occasions. Hebe Tizio dit de l’Ecole Une : « … un élément de subversion interne pour maintenir un type d’école où l’expérience soit authentiquement analytique ». Je ne pourrais pas le dire mieux.
<p>Graciela Brodsky rappelle que les AE sont de l’Ecole Une. Effectivement, il convient de ne pas l’oublier. Et elle propose que les cartels le soient aussi et composés de collègues de différentes écoles. C’est une proposition alléchante. C’est alors que les questions commencent… : Qui les désignent ? Qui fait le choix des composantes de chaque cartel ? Nous devons alors commencer à parler du dispositif et de sa régulation.</p>
</li>
<li><strong>Le dispositif dans les Ecoles.</strong> Si la passe à une structure de mot d’esprit, le dispositif n’est pas un éclair pour autant, il se doit d’être incarné quelque part, d’être localisé. Jusqu’à présent, les dispositifs étaient localisés et régulés dans les différentes Ecoles- sauf dans l’ELP -. Cela ne signifie pas que les personnes qui y participent doivent nécessairement être « locales » ou « nationales » ou d’une quelconque tribu particulière. </li>
<li>Nous en arrivons donc au point <strong><em>de</em> <em>près ou de loin</em></strong> de ma petite note. Miquel Bassols repère très bien la valeur de <em>shifter</em> que peuvent acquérir ces adverbes. Effectivement, ce qui est en jeu ne se réduit pas à une question de géographie qu’on ne comprendrait d’ailleurs pas car j’ai dit qu’en 1995<strong> la passe était proche</strong>, dans les mains des membres, tandis que les <strong>cartels étaient localisés à Paris</strong>. Le dispositif était proche des membres lorsque ceux-ci ont été convoqués pour discuter et décider de leur fonctionnement. Oui – je le répète une fois encore – ça s’est fait ainsi dans les débuts de l’EEP et Carmen Cuñat s’en souvient très bien. Au contraire, le règlement approuvé en 2003 et régulé par la FEEP n’a jamais compté avec l’opinion ni des instances de l’ELP ni de ses membres. Il me semble que l’on peut trouver là une des raisons de la méconnaissance dont elle fait l’objet actuellement de la part des membres en général. Assurer que dans le dispositif il y aura des « nationaux » ne change rien à la chose. Est-ce si difficile à comprendre ? Pourquoi dire que cela est si inquiétant ? Je ne crois pas que ma note exprime le mal-être ou la revendication « du bruit et de la fureur » dont m’affuble Vicente Palomera. Enfin, quand quelqu’un choisit de fonctionner comme analyste, surtout si c’est une femme, il doit savoir se prêter à faire l’idiot. Au contraire, lorsque j’ai écrit cette contribution, j’étais encore sous les effets de ma dernière expérience de l’Ecole Une. Le dernier cartel de langue espagnole dont j’étais le plus-un venait de nommer Gustavo Stiglitz. Comment vous transmettre la satisfaction et la joie que nous avons tous ressenti -  le secrétaire, le passant, les passeurs, le cartel et l’extime – lorsque la passe s’est produite ?</li>
<li><strong>La régulation et le contrôle des dispositifs</strong> : l’expérience dit que l’instauration des dispositifs de la passe et ses règlements doivent être le résultat d’un mouvement qui permette que tous, membres et instances, se sentent concernés. Et son fonctionnement ne peut s’autonomiser au risque de « tomber malade ». Comme je le comprends, il y a actuellement deux formes de contrôle : l’assemblée des écoles et l’AMP. Cette dernière remplit actuellement une fonction médiatrice indispensable. Depuis un certain temps, elle dispose d’un secrétariat de la passe, qui pourrait peut-être acquérir plus d’envergure. Ou bien cette compétence ne devrait-elle pas plutôt se créer dans l’Ecole Une ? La décision est d’importance ainsi que l’enthousiasme qui en découle.</li>
<li><strong>L’Un et le multiple :</strong> il y a là une tension que l’on ne peut éliminer. D’autre part, si on pouvait le faire, ce serait mortifère, ne pensez-vous pas ? Vous savez qu’il faut manœuvrer politiquement dans cette matière en mettant l’accent selon ce qui convient à chaque moment. Mais je voudrais vous rappeler que s’agissant de la passe, il y a d’autres tensions qu’il ne faut pas oublier relatives à ses fondements : les grades et les hiérarchies. Il est parfois utile de dire aux instances hiérarchiques quelque chose comme : « Touche pas à la passe ».</li>
</ul>
<h3>2) La ELP est-elle vraiment dans les conditions pour réguler un Cartel espagnol de la passe ?</h3>
<p>La question est claire. S’il restait encore des doutes, dans votre « Commentaire » vous êtes très précis lorsque vous rappelez que <em>la médiation du Champ Freudien, de l’AMP et de la FEEP apparaissait nécessaire pour faire tenir debout la ELP, parcourue de tensions centrifuges</em>…Et plus loin, vous posez la question : …<em>Les choses ont-elle changé au point que cette médiation soit devenue superfétatoire et obsolète ? Faut-il commencer à réduire les signes institutionnels de cette médiation ? L’ELP jouit-elle désormais d’une unité comparable à celle des trois écoles ayant des Cartels qui leur sont propres  :l ’EBP, l’ECF et l’EOL ? </em>Je suis peut-être optimiste, mais je pense que cette Ecole est comparable aux autres. Si je n’ignore pas qu’elle a des difficultés, celles-ci me semblent comparables. Il est vrai que je ne remplis plus aucune fonction ni dans l’ex-EEP dont j’ai fait partie du bureau pendant huit ans ni dans l’ELP depuis 2002 par décision personnelle lorsque, à partir de ma nomination, j’ai commencé à participer au dispositif de la passe. De toute façon je n’éviterai pas de répondre. À quelle unité vous référez-vous ? Je dois dire que l’intervention de Miquel Bassols me semble formidable et qu’elle me réjouit. C’est la première fois que j’entends de la part d’un membre de l’ELP – et pas n’importe lequel – dire de cette Ecole <em>que la force centrifuge a été depuis le début sa principale force génératrice</em>, qu’elle a commencé à <em>prendre goût à cette ‘difficulté’</em> qu’il considère comme <em>un trait spécifique de la ELP</em>. Pour résumer, Miquel propose que ce qui est apparu comme une difficulté préserve, en réalité, l’incomplétude de l’ensemble et rend <em>d’autant plus présente la nécessité de cette médiation… </em>Effectivement, à partir de ce que Miquel signale ensuite et généralise, je pose la question : la médiation du Champ Freudien et de l’AMP ne se produisent-elles pas dans les autres Ecoles ? Bien sûr que si. Donc la question se réduit à savoir si nous avons encore besoin de la médiation de la FEEP. Je ne prétends pas donner une réponse précise. Je peux juste dire que j’ai l’impression que lorsqu’il y eut un problème dans l’ELP, comme ce fut le cas dans la préparation des dernières journées, ce fut Eric Laurent, c’est-à-dire le Délégué Général de l’AMP qui intervint en qualité d’extime. Quelle fut la médiation effective de la FEEP dans les « frictions » auxquelles vous faites allusion ? C’est ce que nous devrions savoir pour décider si sa médiation est devenue superfétatoire ou obsolète.</p>
<p>Espérons que le débat continue en cette année 2010 qui commence dans de si bonnes perspectives.</p>
<p><em>Traduction : Colette Richard</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/01/re-autonomie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Du côté de l’inconscient</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/01/du-cote-inconscient/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/01/du-cote-inconscient/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 15:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#80]]></category>
		<category><![CDATA[#84]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès AMP]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1725</guid>
		<description><![CDATA[  Marco Focchi, Président de la SLP * Un air de renouveau est en train de traverser l’AMP. Le débat actuel dans le Journal des journées en est l’écho constant : la passe est enfin retournée au centre de l’attention, la figure de l’analyste se transforme, en se plaçant, par rapport à l’inconscient, du côté de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>Marco Focchi, Président de la SLP </strong>*</p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></p>
<p class="lettrine"><strong>Un air de renouveau est en train de traverser l’AMP.</strong> Le débat actuel dans le <em>Journal des journées</em> en est l’écho constant : <strong>la passe </strong>est enfin retournée au centre de l’attention, la figure de <strong>l’analyste se transforme</strong>, en se plaçant, par rapport à l’inconscient, <strong>du côté de l’analysant</strong>, <strong>la clinique</strong> se centre sur le thème des <strong>semblants et du symptôme</strong>.</p>
<p>Ces trois grands thèmes seront les axes portants du <strong>congrès de l’AMP qui se tiendra à Paris en avril prochain</strong>. Qui ne sera présent à cet important rendez-vous sera en peine de saisir la portée d’innovation qui donnera le ton à la psychanalyse ces prochaines années. Une société fortement conditionnée par le conformisme scientiste crée, en effet, l’espace pour une position antagoniste où la psychanalyse a, et aura toujours plus, un rôle de premier plan.</p>
<p>Il est absolument nécessaire que la <strong>SLP se syntonise avec les grands thèmes du débat international </strong>et unisse sa propre voix donnant, ainsi, sa contribution originale.</p>
<p>A cette fin, il faut ouvrir une ample discussion entre tous, <strong>membres et non membres</strong>, tous ceux qui sont intéressés à participer à l’élan propulsif que peut donner la psychanalyse à notre époque</p>
<p>La nouveauté du congrès de l’AMP est qu’effectivement il sera ouvert également aux contributions des non membres. <strong>Et ce sera ainsi pour le congrès de la SLP : tous sont invités à donner des propositions d’intervention.</strong></p>
<p>Il est vrai que l’accélération due aux exigences du moment dépasse parfois les temps, nécessairement plus longs, de programmation de nos rencontres.</p>
<p>Nous devons donc être prêts à sentir les changements afin d’être en résonance avec ce qui est en train de se produire. C’est ce qu’a fait le Conseil en programmant les choses de façon à ce que le prochain Congrès de Turin devienne le test de la nouvelle forme que devra prendre l’Ecole. Celle-ci, en effet, ne devra pas être seulement le point d’arrivée de l’analyste qui a accompli sa formation personnelle, mais plutôt<strong> le lieu dynamique où le travail sur l’inconscient des analysants se situe du même côté que ceux qui ont commencé à exercer la psychanalyse,</strong> et qui continuent à se laisser interroger sur leur rapport à l’inconscient. Elle devra être le terrain d’entente entre la réflexion et l’élaboration de l’expérience de la psychanalyse. Elle devra se rendre sensible aux mouvements de transfert qui se produisent dans le social afin qu’ils ne soient pas interceptés par les dispositifs répressifs de pouvoir, créateurs de faux consensus, qui stérilisent le désir à travers un déluge d’objets pacotille.</p>
<p><strong>Nous devons faire en sorte que le travail sur l’inconscient devienne la lame qui sépare la société du spectacle, l’océan de fausse science agité par les mass media, des semblants qui portent au réel.</strong></p>
<p>C’est de la rencontre ENAPOL de nos collègues argentins, qu’est venu l’énoncé, amplifié par <em>Twitter</em> avec un effet de circulation immédiate d’un continent à l’autre, qui incite à dés uniformiser notre énonciation.</p>
<p>Dirigeons-nous donc dans cette direction. Pour être en syntonie avec cette vague de renouveau qui déplace les vieilles idées dans notre communauté, le Conseil a retenu indispensable de modifier le <strong>thème du Congrès de Turin</strong>, qui est reformulé ainsi : <strong><em>Du côté de l’inconscient</em></strong>.</p>
<p>Si nous ne voulons pas voir le psychanalyste simplement comme un parmi tant d’autres experts dont s’est rempli le monde empreint d’utilitarisme, si nous voulons voir comment se présente le nouveau semblant du psychanalyste qui n’abandonne pas son propre rapport à l’inconscient, nous devons nous interroger du côté de l’inconscient, là où émerge le point d’énonciation de chacun.</p>
<p>Ce communiqué a valeur de lancement du débat dans l’Ecole sur ces thèmes, qui nous portent vers le rendez-vous d’avril à Paris et de juin à Turin, tous les deux à ne pas perdre. <strong>Tous sont invités à participer et à animer ce débat. Essayons d’entrer dans le nouvel ordre d’idées et ne nous mettons pas à la fenêtre dans l’attente de voir les interventions des autres.</strong> Pour nous tous c’est le moment où nous pouvons dire. <em>tua res agitur</em>, c’est de toi qu’il s’agit, en première personne et pour tous il y a un espace de parole et d’expression, de la manière la plus ouverte et la moins hiérarchisée possible.</p>
<p><em>Traduction de Brigitte Laffay</em></p>
<p><em>Les autres textes de Estela Paskvan, Maurizio Mazzotti, </em><em>Vilma Coccoz, </em><em>José R. Ubieto et Montserrat Puig </em><em>sont publiés dans le document en attaché : </em><em> <a href="http://disparates.org/JJ/wp-content/uploads/Débat-de-lEcole-Une.pdf">Débat de l&#8217;Ecole Une</a></em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>* SLP  : Scuola Lacaniana di Psicanalisi</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/01/du-cote-inconscient/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’ECOLE UNE</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2010/01/ecole-une/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2010/01/ecole-une/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 14:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#84]]></category>
		<category><![CDATA[AMP]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=2231</guid>
		<description><![CDATA[  Eric Laurent Le débat de l’Ecole Une est maintenant une rubrique à part entière du JJ. L’AMP se charge de la traduction des textes qui sont adressés au Journal pour que la communauté des lecteurs de langue française puisse le suivre. Je remercie les collègues qui ont bien voulu traduire rapidement. Les traductions ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><strong>Eric Laurent</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
</strong></p>
<p class="lettrine"><em><strong>Le débat de l’Ecole Une </strong></em>est maintenant une rubrique à part entière du JJ. L’AMP se charge de la traduction des textes qui sont adressés au Journal pour que la communauté des lecteurs de langue française puisse le suivre.</p>
<p>Je remercie les collègues qui ont bien voulu traduire rapidement. Les traductions ont été revues par moi. Je serai donc responsable des erreurs éventuelles.</p>
<p><strong>Ce premier numéro du « Débat de l’Ecole Une »</strong> traduit le supplément au<a href="http://disparates.org/JJ/rubrique/journal-des-journees/81/"> JJ n° 81</a>, et y ajoute les texte de Miquel Bassols et Vicente Palomera. Il reprend aussi le texte de Marco Focchi déjà publié dans le JJ n° 80, pour que l’on puisse suivre l’inflexion entre sa position et celle de Maurizio Mazzotti. Pour l’un, le futur de l’Ecole est dans l’approfondissement de l’énonciation en première personne, du même côté de l’Inconscient, du psychanalyste-analysant. Pour l’autre, l’accent se déporte vers le<strong> </strong>point de butée de la SLP. A mesure que l’on approfondit les effets de subjectivation de la position de chacun, ressurgit la confusion entre division subjective et division tout court de la SLP. <strong>Elle reste une École résistante à l’interprétation, au passage véritable à la première personne</strong>.</p>
<p>Du côté des auteurs de l’ELP, un débat s’organise entre Estela Paskvan, Jose Ramon Ubieto, Montserrat Puig d’une part, et Miquel Bassols, Vicente Palomera d’autre part. Le texte de Vilma Coccoz se tient à part, bien qu’elle articule ses questions au champ qui se dessine.</p>
<p>Le texte de Vicente Palomera donne des informations précieuses sur l’articulation de l’ELP et de la Fédération Européenne. Celui de Miquel Bassols reformule, synthétise la problématique des trois premiers auteurs et leur répond. La question est donc ouverte : le peu de demande de passe dans l’ELP est-il lié à un éloignement institutionnel du dispositif, à son caractère « délocalisé », ou est-il lié à son caractère trop localisé dans une Ecole où les particularismes locaux sont forts ?</p>
<p>Les textes ouvrent un véritable débat car les remèdes<strong> </strong>à apporter aux difficultés ne sont pas les mêmes selon la perspective où l’on se place.</p>
<p><strong>Le débat de l’Ecole-Une est pour l’instant Européen. Bientôt les membres des Écoles Américaines se joindront à nous. </strong>Pour eux aussi, le débat importe. Les discussions se poursuivront lors du Conseil de l’AMP du 30 et 31 janvier. Le 1<sup>er</sup> février 2010, une soirée de l’AMP, au local de l’ECF, donnera la parole aux membres du Conseil AMP des Écoles Américaines qui ouvriront la discussion avec l’ensemble des présents.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2010/01/ecole-une/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>EL PASE DE LA ESCUELA</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-de-la-escuela/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-de-la-escuela/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 21:32:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#76]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1144</guid>
		<description><![CDATA[par Lucia D’Angelo Quiero contribuir al debate sobre la Escuela Una y el Pase que he seguido con interés a partir de las últimas semanas en el JJ y con el cual me siento absolutamente concernida. Lo hago, en efecto, en nombre propio, hasta donde mi nombre, en lo que atañe a la Escuela y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>par Lucia D’Angelo</strong></p>
<p align="justify"><strong>Q</strong>uiero contribuir al debate sobre la Escuela Una y el Pase que he seguido con interés a partir de las últimas semanas en el JJ y con el cual me siento absolutamente concernida. Lo hago, en efecto, en nombre propio, hasta donde mi nombre, en lo que atañe a la Escuela y al Campo freudiano, me pertenece y más allá y más aquí de las funciones institucionales que represento, actualmente como Presidenta de la ELP.</p>
<p align="justify">Decidí presentar mi candidatura a la presidencia de la ELP, horas después de la mesa de los AEs de la AMP, en la apertura del último Congreso de la AMP en Buenos Aires. Interpreté que un cambio de rumbo tocaba el resorte del pase que convenía a mi deseo y para el conjunto de las Escuelas de la AMP. Tenía en cuenta, que al asumir la Presidencia de la ELP, me confrontaba, como los anteriores colegas que me precedieron en la tarea, al reto de hacer la Escuela – Una teniendo en cuenta lo múltiple y lo diverso, de paisajes y de lenguas, tal como se conforma la ELP en las ocho comunidades que la componen, a lo largo del territorio español. </p>
<p align="justify">Desde el análisis político, la complejidad del Estado español, no es ajeno al significante de autonomía.</p>
<p align="justify">En cuanto a la política de la Escuela, intentando encontrar la vía de transformar esta particularidad estructural de la ELP, precisamente para que una comunidad de trabajo localizada, no se transforme en una autonomía; para que la Escuela, sea Una en lo múltiple español, en el horizonte del pase, en el discurso de candidatura a la Presidencia, me encontré diciendo que más que la Escuela del Pase, se trataba del Pase de la Escuela, ella misma, en el horizonte de la Escuela Una. </p>
<p align="justify">Me hago cargo, ahora, de las consecuencias de mi enunciado. Es por ello, que en todo debate sobre el pase me siento absolutamente concernida. No sólo en el debate de la ECF, publicado por el Journal, sino en la apertura de este debate que toca el corazón mismo de lo deslocalizado, lo más éxtimo de la Escuela, tanto más cuanto se trata directamente del dispositivo del pase de la FEEP/ELP. </p>
<p align="justify">Como algunos saben, mi relación con el Campo freudiano, data desde hace más de 25 años. Por esta razón, me siento parte de la historia de la Escuela en España, de la creación de la EEP y de la instauración del dispositivo del pase para España y de la Escuela Una. No solo por las responsabilidades institucionales que he asumido en esta historia, crisis incluidas. </p>
<p align="justify">Me siento parte, en acto. Porque mi nominación como AE se produjo en 1997, junto con otros españoles, hace casi 13 años, precisamente por los primeros carteles del Pase en la EEP, formados en aquella época por los AEs de la ECF, tal como ha sido recordado recientemente en el JJ.</p>
<p align="justify">En esta experiencia inaugural de la Escuela, en efecto, y tal como también ha sido mencionado, hice mis entrevistas con pasadores bilingües en España, ellos testimoniaron ante el cartel en francés, en Francia y mi primer testimonio como AE en francés, junto con otros nominados de otras escuelas, lo hice en Bruxelles [el Pase y lo Real] con la voz de Pierre Naveau. Nunca pude dilucidar si me conmovió mi propio testimonio porque lo escuché en otra lengua o por la firme convicción con la que Pierre leyó el texto.</p>
<p align="justify">Ejercí mi función como AE desde 1997 al 2000. No está de más recordar que algunos de mis colegas que fueron nombrados por esa experiencia inaugural del dispositivo del paso, renunciaron a la Escuela en 1998. Así, como, miembros del Cartel del Pase de la EEP, del que fui más Uno por esa época, tal como recordaba M. H. Brousse, recientemente. El cartel se reunía en Paris, los pasadores eran españoles, y el dispositivo ya incluía, la función del Éxtimo, para confirmar las nominaciones que se produjeron.</p>
<p align="justify">Desde entonces, y con la excepción del período 2003-2005, siempre he comprometido mi tarea en el dispositivo del pase de la Escuela, EEP o FEEP/ELP, como Secretariado, como más Uno, como miembro del Cartel, tanto en el período de la entrada por el pase, como en el pase conclusivo. </p>
<p align="justify">He escuchado a pasantes, pasadores o miembros del cartel, en francés, en italiano, en español. Los carteles se han reunido en España, en Francia, en Italia y creo recordar que en Bruxelles. En este período de mi experiencia, se han nominado AEs que provenían de la EOL, de la ELP, de la SLP. Pero lo más preciado de esas nominaciones ha sido, que todos, fueran AEs de la AMP sin que ninguna escuela se atribuyera su pertenencia.</p>
<p align="justify">Siempre he considerado que esta deslocalización del dispositivo y la diversidad de lenguas que se juegan en el pase, hacen precisamente, a la verdadera transmisión del pase del pasante, precisamente en el horizonte de la Escuela Una.</p>
<p align="justify">Debo decir, que no se me había ocurrido pensar que el dispositivo del pase de la FEEP/ELP europeo o hispano-hablante como dispositivo institucional fuera un <em>handicap</em> en lo relativo al pase. Por el contrario, siempre he creído que como tal, alojaba y encarnaba, más allá del lugar de procedencia o de la lengua del pasante, algo de <em>lalangue </em>del pase mismo.</p>
<p align="justify">En todo caso, en esta primera aportación al debate, creo que sería muy difícil de entender para mi toda reivindicación de carteles del pase ¿nacionales?, tanto menos, ¿autónomos? ¿de quién? . Quizás no entienda los términos de la cuestión, pero si por allí va el debate, no dudaré en contribuir a él.</p>
<p align="justify">Quizás, en el <em>après-coup</em>, pueda interpretar ahora que lo que llamé en su momento el Pase de la Escuela, es porque sin saberlo mi deseo daba la bienvenida anticipadamente a la Escuela Una al debate. – <em>Barcelona, 21 de diciembre de 2009</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-de-la-escuela/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>EL PASE Y LA ESCUELA UNA</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-y-la-escuela-una/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-y-la-escuela-una/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 21:31:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#76]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1142</guid>
		<description><![CDATA[par Hebe Tizio La Escuela Una tuvo desde sus inicios una función precisa en la economía libidinal del campo freudiano, hacerle la contra a la inercia para sostener un lugar de interpretación de la escuela como sujeto, es decir, para tratar de pensar nuestras escuelas desde el discurso analítico. Recuerdo que Miller en un texto, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>par Hebe Tizio</strong></p>
<p align="justify"><strong>L</strong>a Escuela Una tuvo desde sus inicios una función precisa en la economía libidinal del campo freudiano, hacerle la contra a la inercia para sostener un lugar de interpretación de la escuela como sujeto, es decir, para tratar de pensar nuestras escuelas desde el discurso analítico. </p>
<p align="justify">Recuerdo que Miller en un texto, “<em>Intervención sobre el mutualismo</em>”, escribió que la Escuela Una era la manifestación de la “esencia” del campo freudiano, una precaución contra el avance de la burocratización previsible en las escuelas de la AMP. Es así un elemento de subversión interna para mantener un tipo de Escuela donde la experiencia sea auténticamente analítica. Es decir, la Escuela Una es un instrumento que permite un tratamiento posible de lo que nuestras propias escuelas generan contra el psicoanálisis por estar localizadas y tramadas en una lengua y habitadas por los mismos. La Escuela Una descompleta y hace existir el agujero que permite anudar las distintas escuelas locales intentando contrarrestar de este modo la tendencia a la autonomización.</p>
<p align="justify">Vivimos un momento donde la globalización genera fragmentación y particularidades enquistadas en su diferencia. En este contexto la Escuela Una cobra más vigencia si cabe, frente a la tendencia homogenizadora plantea la desagregación de la enunciación y frente a la autonomización, un anudamiento vivificante que reintroduce al Otro permitiendo la circulación a nivel mundial. La tensión entre lo múltiple y lo Uno es así fructífera.</p>
<p align="justify">Yo asistí como AE a los primeros pasos de la Escuela Una y el debate de ese momento dejó para mí una enseñanza, aprendí que la inercia siempre retorna y que hay que poder hacer con eso y mantener la posición de analizante. </p>
<p align="justify">Qué pasa en este momento? La inercia de las escuelas parecía haberse tragado a la Escuela Una pero cuando se la hizo presente en la interpretación se abrió otra dimensión, la del acontecimiento de Paris. En una ocasión comenté que en el horizonte del final de mi análisis estaba el pase sin duda por mi deseo, pero también porque estaba acompañada por un trabajo de escuela donde la discusión del tema era algo cotidiano. En 1994 trabajamos los textos que había reunido la AMP sobre los finales de análisis. Cómo terminan hoy, 15 años después, los análisis? El famoso tema del psicoanálisis aplicado sirvió como un velo frente a este interrogante.</p>
<p align="justify">Creo que es un momento de renovación y la Escuela Una es la herramienta que tenemos para atravesar geografías, lenguas e inercias varias. Cómo usar la herramienta? La Escuela Una es el recurso para tratar los problemas del campo freudiano con el psicoanálisis mismo y transformarlos así en verdaderas experiencias del uno por uno. Entonces, cómo nos servimos de ella?</p>
<p align="justify">Cada uno, concretamente…</p>
<p align="justify">Para mi el pase no puede estar en otro lugar que no sea la Escuela Una y sus carteles no pueden ser nacionales. </p>
<p align="justify">¿Cómo se acerca el pase? incorporándolo al discurso no del lado del <em>pathos </em>sino del de una buena experiencia para hacer, no del lado del menos de pasantes sino del lado del plus que aporta a quien lo hace y los efectos de ese tránsito generoso que benefician a las escuelas. El pase se acerca no idealizando Aes aptos supuestamente para todo servicio sino Aes que se deconstruyan tomando dada día su posición de analizante.</p>
<p align="justify">Y por qué no seguir pasando? Se podría preguntar a los exAE qué han recogido de la experiencia años después? Si me preguntaran diría que sigo teniendo frutos porque me ha enseñado una “metodología”, seguir trabajando el síntoma para que no se estanque el goce y obtener satisfacción. Porque me doy cuenta que cuando más trabajo este lado de la posición analizante mejor me puedo sostener como analista…El pase me ha ayudado a formalizar mi análisis y a darme cuenta de muchas cosas que sin ese esfuerzo de transmisión no hubiera atrapado. Y esto más allá de la nominación y del trabajo como AE me ha servido para la vida y es lo que me permite resistir a la mortificación.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-y-la-escuela-una/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA EXTIMIDAD EN LA ELP</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/la-extimidad-en-la-elp/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/la-extimidad-en-la-elp/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 21:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#76]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1138</guid>
		<description><![CDATA[par Vicente Palomera Con el artículo “L’Ecole Une en debat”, aparecido en el último numero del Journal des Journées (nº 75 ), Jacques-Alain Miller ha dado un giro al debate sobre el pase al dirigir nuestra atención al artículo que lleva por título “Autonomia”, y publicado en el JJ nº 73 con la firma de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="es-ES" align="center"><strong>par Vicente Palomera</strong></p>
<p align="justify"><span lang="es-ES"><strong>C</strong><span lang="es-ES">on el artículo “L’Ecole Une en debat”, aparecido en el último numero del <span lang="es-ES"><em>Journal des Journées</em><span lang="es-ES"> (nº 75 ), Jacques-Alain Miller ha dado un giro al debate sobre el pase al dirigir nuestra atención al <span lang="es-ES">artículo que lleva por título “Autonomia”, y publicado en el <span lang="es-ES"><em>JJ</em><span lang="es-ES"> nº 73 con la firma de Estela Paskvan. J.-A. Miller abre así el debate a los miembros de la ELP (también a la SLP, miembro de la FEEP que no dispone aún de un cartel del pase). ¿De que se trata en este giro? Se trata de construir un debate sobre <span lang="es-ES">la extimidad analítica en nuestras Escuelas. </p>
<p lang="es-ES" align="justify">J.-A. Miller sustituye el título que E. Paskvan había dado a su texto (“El dispositivo del pase está lejos”), por el de “Autonomía”. Con esta sustitución ganamos todos, dado el peso que lleva el originario, y hay que agradecérselo a Miller. “Autonomía” es la interpretación del texto de Estela, pero seamos claros, dicho texto apunta a la configuración misma de la ELP. Sobre esto no me voy a detener ya que en su respuesta J.-A. Miller lo señala con claridad. </p>
<p align="justify"><span lang="es-ES">Hay que recordar una vez más que el edificio de cada una de las escuelas, con sus diferencias estatutarias, que dependen del momento y circunstancias en que fueron creadas, se construye apuntando al horizonte de la Escuela Una, un horizonte que atisbamos cuando se producen las nominaciones de los AE por los carteles del pase. Pues bien, me tomo la libertad de parafrasear a Lacan en <span lang="es-ES"><em>La dirección de la cura</em><span lang="es-ES">: se trata de un horizonte desahabitado de cualquier “autonomía” de las Escuelas. </p>
<p lang="es-ES" align="justify">No tardó en aparecer la inquietud creada por el artículo de E.Paskvan en algunos miembros concernidos en el dispositivo del pase. Sin embargo, no se entendía ese tono reivindicativo de su texto, tanto más cuanto lo firmaba quien es el Más Uno del cartel del pase recién constituído en la FEEP. ¿Cómo leer ese mensaje? Éste decía: “El dispositivo del pase de la FEEP está lejos de los miembros de la ELP”. Ahora bien, en la actualidad, todos los miembros del cartel pertenecen a la ELP y no hay ningún integrante que sea miembro de la FEEP. </p>
<p lang="es-ES" align="justify">He hecho una reconstrucción de los carteles del pase desde la fecha que Estela nombra: 2003. Desde esa fecha todos los integrantes de los carteles del pase han sido miembros de la ELP. Antes de esa fecha, encuentro a Guy Briole y a F. Hugo Freda(1999-2001), y a Pierre Gilles Gueguen (2001-2003) formando parte de los carteles de la EEP-ELP. ¡Que paradoja! Se sitúa la fecha del alejamiento justo cuando los componentes son de la ELP son aplastante mayoría. Desde 2003 no se nombra ni un solo colega hispanoparlante de la ECF, de la SLP o NLS. Alexandre Stevens intervino como éxtimo en ocasión del nombramiento de AE de Xavier Esqué (el Más Uno: Pierre-Gilles Gueguen). El mismo fenómeno ocurre para el nombramiento de pasadores: han sido muy escasos los pasadores hispanoparlantes de otras Escuelas de la FEEP. La memoria puede ser una forma de olvido.</p>
<p align="justify"><span lang="es-ES">Me pregunté “¿Adónde apunta?. Me dirigí a ella por mail con una pregunta: “Cuando escribes que fue a partir de ese momento (enero 2003) cuando los miembros de la ELP empezaron a perder de vista el dispositivo ¿a qué te refieres?” La respuesta fue: “me refiero a la fecha en que la AMP aprobó el reglamento del pase para la EEP”<span lang="es-ES">. </p>
<p align="justify"><span lang="es-ES">Nuestra colega tiene, seguramente, sus razones para decir su malestar, el cual ella organiza en un binario significante: “<span lang="es-ES"><em>Lejos/Cerca</em><span lang="es-ES">” (antes el dispositivo del pase estaba cerca, ahora –desde 2003- está lejos). A mi entender, ese malestar confesado en el texto no hace sino velar el real en juego en nuestras Escuelas (las siete Escuelas). Debajo de <span lang="es-ES"><em>“Lejos/Cerca”</em><span lang="es-ES"> lo que empuja es lo múltiple. En otras palabras, el binario encubierto no es otro que “lo <span lang="es-ES"><em>Uno </em><span lang="es-ES">lo <span lang="es-ES"><em>/Múltiple</em><span lang="es-ES">”. . </p>
<p align="justify">“<span lang="es-ES">Hay que colocarse del lado del error para conducirlo a la verdad”, diría Wittgenstein (cfr. Observaciones a <span lang="es-ES"><em>La Rama Dorada </em><span lang="es-ES">de Frazer). Nosotros diremos que “hay que colocarse del lado del malestar para revelar el real en juego en él”. <span lang="es-ES">Más que quedarnos en un “<span lang="es-ES"><em>sound and fury</em><span lang="es-ES">” o en un “no sé qué “ reivindicativo tenemos que volver a tratar el lugar de <span lang="es-ES"><em>mediación</em><span lang="es-ES"> que el Campo freudiano, la AMP y la FEEP ha tenido y sigue teniendo en las fuerzas centrífugas existentes en la ELP.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/la-extimidad-en-la-elp/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>EL PASE EN LA ELP</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-en-la-elp/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-en-la-elp/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 21:29:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#76]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1135</guid>
		<description><![CDATA[par Carmen Cuñat Gracias por invitarnos expresamente al debate. Como le decía en un e-mail reciente, creo que el dispositivo del Pase en la ELP constituido por un cartel hispanohablante y un secretariado está un poco aislado. La intervención de Estela Paskvan en el JJ 73 me trajo muy buenos recuerdos. Por ser bilingüe, aunque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-BE" align="center"><strong>par </strong><strong>Carmen Cuñat</strong></p>
<p lang="fr-BE"><strong>G</strong>racias por invitarnos expresamente al debate. Como le decía en un e-mail reciente, creo que el dispositivo del Pase en la ELP constituido por un cartel hispanohablante y un secretariado está un poco aislado. </p>
<p align="justify">La intervención de Estela Paskvan en el JJ 73 me trajo muy buenos recuerdos. Por ser bilingüe, aunque no sólo, tuve la suerte de poder estar en aquel primer grupo de pasadores. La experiencia fue y sigue siendo inolvidable. Sabía muy poco o nada de en qué consistía esa función. Creo que yo como otros nos guíamos únicamente por la enigmática “Nota a los pasadores” de J. Lacan. El encuentro con los carteles me fue orientando poco a poco: en un cartel se hablaba mucho, F. Leguil era el más-uno, el otro era más silencioso, pero E. Solano lo animaba con el calor necesario; en los dos casos pude constatar el cuidado con el que se acogía la palabra analizante.</p>
<p align="justify">La transmisión del testimonio había que prepararla a conciencia porque además estaba el obstáculo de la traducción. Luego resultó que en muchos casos la traducción nos permitía obtener un plus de sentido que aclaraba cuestiones esenciales del testimonio. Sin duda, esto también contribuyó a la riqueza de la experiencia.</p>
<p align="justify">El trabajo fue arduo, porque había que escuchar a los pasantes de final de análisis y a los pasantes de entrada por el pase y fueron muchos los que se presentaron. Era un momento en la Escuela en la que “se hablaba del pase” por todos los rincones. Todo el mundo se sentía autorizado a hablar del pase. Tan es así que cuando en cierto momento se planteó que quizás los pasadores podrían decir algo de su experiencia, se nos invitó expresamente a guardar silencio. Lo que diría ahora es lo siguiente:</p>
<p align="justify">La experiencia de pasador es una experiencia de destitución subjetiva pero al mismo tiempo de institución de la Escuela, de la que no nos podemos privar. Se ha hablado mucho de la escasez de Aes pero también el declive del pase afecta al nombramiento de los pasadores. Que se nombren muchos pasadores promueve que muchos participen en esa experiencia inaugural que es “ser el pase”, evita que esa tarea se convierta en la de un funcionario y lo que es más importante, los análisis en curso se conmueven. La experiencia de pasador invita en muchos casos a hacer el pase. A mi me ocurrió así. Que el resultado de esta nueva experiencia no sea la nominación no es lo peor que puede ocurrir. Hacer el pase es también contribuir a la causa freudiana con la dilucidación de su propia causa, haya nominación o no. Otra cosa es que los carteles no hagan el esfuerzo de elaboración que les está encomendado en este proceso de transmisión. Veo el pase, en efecto, como una cadena de transmisión en la que se fabrica un objeto muy preciado que es la respuesta al cómo un analizante deviene analista. Que esa respuesta recaiga únicamente en el testimonio del AE, siempre me pareció excesivo. El AE es la prueba de que ese pasaje de analizante a analista es posible. Su testimonio es imprescindible, pero sin una Escuela que se instituya como un sujeto supuesto saber sobre el pase como lo señalaba Bernard Seynhaeve recientemente en Madrid, es decir, sin la interlocución con una Escuela del pase, su tarea deviene solitaria, pesada, extraña y en cualquier caso poco deseable para el resto de los miembros de la Escuela.</p>
<p align="justify">A mi parecer y a pesar del anhelo de muchos, la ELP no se ha constituido por ahora como una Escuela del pase, algunas de las razones están en el e-mail de E. Paskvan que retoma vd. Sólo marcaré lo que a mi me parece más importante:</p>
<p align="justify">1 Después de la Pregunta de Madrid, nunca más se invito al conjunto de los miembros a debatir sobre el dispositivo o sobre sus resultados.</p>
<p align="justify">2 El dispositivo, en efecto, quedó en manos ajenas, la EEP, ahora la FEEP, a pesar de que el cartel del pase está compuesto de miembros de la ELP, no sólo catalanes por cierto, y el secretariado también.</p>
<p align="justify">3 Los miembros nunca supimos a ciencia cierta por qué se cerró la experiencia del “pase a la entrada” en cuya institución habíamos contribuido con entusiasmo. Sólo supimos que había razones para desconvocarla en la ECF. Quizás por la cercanía, lo que ocurre en la ECF nos afecta más que a otras escuelas y no siempre de la mejor manera. Muchos tenemos la impresión que nos llega la hola de la crisis pero con los hechos consumados. Lo que hacemos es aceptar sin más esos hechos consumados. Quizás “la inercia” que sin duda padecemos ahora tenga también algo que ver con esto. En cualquier caso, la experiencia del “pase a la entrada” promovió en su momento la Escuela del pase, porque entre otras cosas se trataba de una Escuela nueva, la EEP. Y justo en el momento de la creación de la ELP esa puerta se cerró. La mayor paradoja fue que todavía hubo varios colegas que quisieron entrar en la ELP vía el dispositivo y eso mismo les impidió ser miembro hasta mucho después.</p>
<p align="justify">4 La única incidencia que tenía la Asamblea de la ELP sobre el dispositivo era que tenía la posibilidad de elegir a uno de la lista de los AME para el cartel. A partir de un cierto momento, el Consejo, en el que yo estaba, decidió hacerse responsable de esa elección que sería solamente corroborada por la Asamblea. Esta vez no fue por la crisis de la ECF sino que la decisión fue tomada a raíz de la crisis del pase en la EOL. Lo que ocurre en las otras escuelas de la AMP afecta sin duda al dispositivo en cada una de las escuelas. El problema es cómo hacer suyo lo que ocurre sobre el pase en otro lugar sin caer en la inercia, en la imitación, en el desinterés en definitiva. ¿Tendríamos que crear nuestra propia crisis para hacer nuestra la cuestión del pase? Yo sería más de la idea de promover algo nuevo que nos invitara a ponernos a la tarea. La entrada por el pase desde luego que fue un buen invento pero quizás hay también otros. Lo que no se puede decir de la ELP es que seamos remisos a lo nuevo.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/el-pase-en-la-elp/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>CARTELES DE LA ESCUELA UNA</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/carteles-de-la-escuela-una/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/carteles-de-la-escuela-una/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 21:28:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#76]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1132</guid>
		<description><![CDATA[par Graciela Brodsky Aun cuando un cartel del pase pertenezca a una Escuela, tal como es, por ejemplo, el cartel de la EOL, un AE no es de la EOL sino de la Escuela Una. Al menos así se los llamaba a los AE en una época. Entonces, ¿por qué no transformar los carteles del [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>par Graciela Brodsky</strong></p>
<p align="justify"><strong>A</strong>un cuando un cartel del pase pertenezca a una Escuela, tal como es, por ejemplo, el cartel de la EOL, un AE no es de la EOL sino de la Escuela Una. Al menos así se los llamaba a los AE en una época. Entonces, ¿por qué no transformar los carteles del pase en &laquo;&nbsp;carteles de la Escuela Una&nbsp;&raquo;, es decir, carteles compuestos por colegas de diferentes escuelas? Eso resolvería muchos problemas, desde incompatibilidades hasta las dificultades locales de constitución de los carteles. Mi experiencia en la EBP y en la EOL fue tanto más interesante cuanto que los carteles no fueron meramente locales. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/carteles-de-la-escuela-una/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’ÉCOLE UNE EXISTE-T-ELLE VRAIMENT ?</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/ecole-une-existe-t-elle-vraiment/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/ecole-une-existe-t-elle-vraiment/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 21:27:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#76]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1129</guid>
		<description><![CDATA[par Giorgia Tiscini En suivant passionnément le débat dans le Journal des Journées, je me questionne cette fois-ci sur l’Ecole Une. Première question : si l’Ecole est Une, pourquoi l’AMP s’appelle-t-elle AMP (Association Mondiale de Psychanalyse) et pas EMP (Ecole mondiale de Psychanalyse) ? Deuxième question : si l’Ecole est Une, pourquoi le dispositif d’entrée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>par Giorgia Tiscini</strong></p>
<p align="justify"><strong>E</strong>n suivant passionnément le débat dans le <em>Journal des Journées</em>, je me questionne cette fois-ci sur l’Ecole Une.</p>
<p align="justify">Première question : si l’Ecole est Une, pourquoi l’AMP s’appelle-t-elle AMP (Association Mondiale de Psychanalyse) et pas EMP (Ecole mondiale de Psychanalyse) ?</p>
<p align="justify">Deuxième question : si l’Ecole est Une, pourquoi le dispositif d’entrée dans l’Ecole et le dispositif de sortie de l’analyse par la passe (le Cartel de la passe), n&#8217;entre-t-il et ne sort-il pas de et par l’Ecole Une ?</p>
<p align="justify">En effet, en considérant l’Ecole comme Une, on serait supposé penser qu’on rentre à l’Ecole Une, et non pas qu’on entre dans une Ecole (que ce soit l’ECF, la SLP, l’EOL, etc.). </p>
<p align="justify">Il faudrait alors repenser ce dispositif, de telle sorte qu’on entrerait d&#8217;abord dans l’Ecole Une et qu’ensuite, pour des raisons de lieu de vie, de travail, etc., on s’inscrirait à l’Ecole de son propre pays. </p>
<p align="justify">Par contre, on sait bien que chaque pays est régi par des lois différentes, et qu’en fonction de celles-ci, on est plus ou moins « obligé » de faire entrer des gens pour des raisons qui regardent aussi la politique du pays et ses lois. Bien sûr cela fait partie de l’ordre des choses: mais y a-t-il vraiment un ordre des choses ? Et est-ce que la psychanalyse est là pour ordonner les choses, ou au contraire pour les déranger ?</p>
<p align="justify">Faire parti de l’Ecole-Une voudrait dire entrer dans l’Ecole-Une et non pas entrer dans une Ecole « paysanne ». Il faudrait alors instituer un Conseil AMP Général qui puisse s’occuper de l&#8217;entrée dans l’Ecole, et, dans un deuxième temps, on s’inscrirait dans sa propre Ecole « paysanne » (ECF, SLP, EOL, EBP, ELP, EEP, NLS, NEL)…</p>
<p align="justify">Parfois, il me semble qu’on est en train de tomber dans le même piège que la soi-disant Communauté Européenne : évidemment l’introduction de l’euro a réglé beaucoup de problèmes politiques et économiques (et il a créé aussi d&#8217;une certaine manière des citoyens), mais est-ce que cette Communauté existe vraiment ? Je ne crois pas.</p>
<p align="justify">Je donne un exemple : en Italie, le Ministère de la Santé nous a donné à chacun, un par un, une carte sanitaire européenne, ce qui voudrait dire qu’elle est normalement valable en Europe. Ensuite, si on va aux Urgences en France et qu&#8217;on leur donne cette carte, ils ne comprennent absolument pas ce que c&#8217;est, en disant que, quoi qu’il en soit, il faut payer les urgences ! De son côté, pour toute réponse, l’Italie dit : « Si vous n’étiez pas à risque de mourir, cette carte sanitaire ne valait pas : si vous n&#8217;avez pas eu besoin des urgences pour une raison extrême, vous auriez pu prendre l’avion, rentrer en Italie et vous faire soigner à l&#8217;hôpital là-bas ».</p>
<p align="justify">D’où ma question : cette Communauté Européenne existe-t-elle?</p>
<p align="justify">D’où ma réponse : non, je ne crois pas.</p>
<p align="justify">Cela pour dire que l’AMP (que j’aime plutôt penser en tant qu’<em>EMP</em>) ne devrait pas être pareille. On ne devrait pas y donner l’illusion de quelque chose qui n’existe pas : on devrait au contraire donner existence à quelque chose qui est une illusion, dont on sait que c’est une illusion, voire un semblant, mais un semblant en lui-même opérant – et c’est <em>ça</em> qui compte. </p>
<p align="justify">Si je pense à l’Ecole-Une, je ne vois qu’une Ecole qui filtre l&#8217;entrée des sujets, au un par un, sans pays d’appartenance, sinon le pays de l’inconscient. </p>
<p align="justify">Là, j’<em>y </em>crois.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/ecole-une-existe-t-elle-vraiment/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>DE CERCA Y DE LEJOS</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/de-cerca-y-de-lejos/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/de-cerca-y-de-lejos/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 21:26:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#76]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1126</guid>
		<description><![CDATA[par Miquel Bassols Con este título que rinde homenaje a Claude Lévi-Strauss, sigo en el debate abierto por la carta de Estela Paskvan en el Journal des Journées nº 73, “Autonomie”. Me resultó, en efecto, extraño leer que “el pase se ha alejado tanto de los miembros”, que “el dispositivo se nos escapó de las [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>par Miquel Bassols</strong></p>
<p lang="es-ES"><strong>C</strong>on este título que rinde homenaje a Claude Lévi-Strauss, sigo en el debate abierto por la carta de Estela Paskvan en el <em>Journal des Journées </em>nº 73, “Autonomie”. </p>
<p lang="es-ES">Me resultó, en efecto, extraño leer que “el pase se ha alejado tanto de los miembros”, que “el dispositivo se nos escapó de las manos”, que “los miembros de la ELP empezaron a perder de vista el dispositivo”, que “es el dispositivo quien goza de tal autonomía respecto de los miembros”.</p>
<p lang="es-ES">No es la sensación que he tenido pero tampoco la que he recibido de los miembros de la Escuela, incluso después de la fecha en la que supuestamente se habría hecho manifiesto este fenómeno. Repasando los datos de los que dispongo sobre el dispositivo del pase en la EEP y en la ELP desde sus inicios, &#8211; donde he cumplido como Estela Paskvan la función de Secretariado del pase -, viendo las composiciones de carteles y secretariados del pase se hace más bien patente una clara vocación de enraizarse en lo local.</p>
<p lang="es-ES">¿Pero qué querría decir que “el dispositivo está lejos”? En realidad, el dispositivo no está más lejos ni más cerca que lo que permite hoy el teclado del ordenador a cada uno en el momento de formular su demanda de pase al Secretariado. El dispositivo es un artefacto pensado para atrapar algo de la experiencia, es un hecho de discurso y la distancia en cuestión depende finalmente del lugar de enunciación que uno sostiene en relación a la experiencia y a la Escuela como Una. Después, en efecto, uno tiene que viajar, cubrir ciertas distancias más o menos largas en la realidad. Pero este ha sido desde siempre y deberá seguir siendo el destino de los miembros de las Escuelas de la AMP, el de moverse lejos de sus ciudades… </p>
<p lang="es-ES">No, no puede ser el dispositivo mismo el que se aleja, en todo caso es uno mismo el que se siente alejado de él por razones que pueden ser diversas y que hay que dilucidar todavía. “Mira, aquel tren que se está yendo” puede decir alguien desde el tren en el que viaja cuando en realidad es éste el que ha empezado a moverse en relación al otro que sigue detenido en el mismo lugar. La buena pregunta seria entonces: ¿hacia dónde ha empezado a moverse el tren que me lleva, tal vez sin yo saberlo?</p>
<p lang="es-ES">Es la verdadera pregunta que debemos hacernos para empezar a dilucidar también las dificultades del pase: ¿hacia dónde se mueve hoy la ELP?</p>
<p lang="es-ES">Una primera respuesta que puedo extraer de conversaciones que he mantenido hoy mismo con miembros diversos, y de diversos lugares de España: se mueve en direcciones distintas, y se mueve con la fuerza centrífuga que ha sido de hecho y desde su inicio su principal fuerza generadora… El término “fraccionamiento” me ha sido evocado en al menos dos de estas conversaciones y es el modo en que se experimenta hoy esta fuerza centrífuga en algunas ocasiones. En realidad, esta misma fuerza, correlativa a la “dificultad” de hacer existir la unidad española evocada por Jacques-Alain Miller en diversos momentos, esta misma fuerza fue también la que permitió la creación de la ELP. Pero lo fue sólo a condición de tener muy presente la dimensión mediadora, deslocalizada, que el Campo Freudiano supo insuflar en ella desde mucho antes de su comienzo. </p>
<p lang="es-ES">“Mediación” es la palabra que Jacques-Alain Miller ha utilizado para hacer de contrapeso a la “dificultad” antes mencionada. Por mi parte, debo decir que con el tiempo he aprendido a tomarle gusto a esta dificultad que impide definir el rasgo que el adjetivo “español”, &#8211; como el adjetivo “catalán” “gallego”, “vasco”… &#8211; vendría a completar en un conjunto. Creo que es en esta dificultad preservada, tanto como incompleto es el conjunto del que deriva, donde se funda el rasgo específico de la ELP como tal. Pero entonces se hace mucho más presente la necesidad lógica de esta mediación que, de hecho, la precedió.</p>
<p lang="es-ES">Un comentario más sobre la “mediación”. La mediación hace falta no sólo cuando un elemento (Escuela, comunidad, sede, miembro….) no puede vincularse con otro &#8211; función cuanto más necesaria, más pasajera &#8211; sino cuando la Escuela misma no puede tomarse como Otra para sí misma, cuando cada punto, elemento o miembro de ella no puede tomarse como Otro para sí mismo. Dicho de otra forma: cuanto mas difícil es sostener y hacer algo con la no relación, más mediación hace falta.</p>
<p lang="es-ES">La Escuela Una, como concepto y como experiencia, <em>es </em>nuestra mediación. Pero por sí misma no puede cumplir su función de “más uno” en las Escuelas y en cada Escuela sin una posición activa y decidida de sus miembros. La experiencia del pase es, entre otras cosas, un modo para que esta mediación (que lo es también de cada analista consigo mismo para seguir siendo analizante) no se convierta en simple pacto, en acuerdo tácito y táctico de reconocimiento sino en verdadero sujeto de la experiencia. Es esta Escuela y este pase lo que debe advenir, cada vez, al lugar de lo imposible de la relación.</p>
<p lang="es-ES">Se trata entonces de saber situar hoy, en cada lugar de la Escuela, en cada una de sus actividades, esta mediación, no como un ideal hipnotizante o sugestivo sino como la función necesaria del “al menos uno” que descompleta el conjunto y hace a la vez de agente provocador para cada uno de sus elementos. La propia función del éxtimo, pensada en las nominaciones de AE hechas por los carteles del pase en varias Escuelas, responde a esta necesidad. Debe ser también la función de los propios AE como analistas de la experiencia de la Escuela, pero también debemos saber localizarla y utilizarla en dada uno de los actos que <em>hacen </em>la Escuela cuando sus miembros se sienten implicados en ella. Esta mediación, cuando se trata de la relación del analista con su ser analizante de manera permanente, <em>es</em> el pase mismo.</p>
<p lang="es-ES">Desde esta perspectiva, algo se hace entonces patente: sustraigamos este elemento mediador que anuda las Escuelas en la AMP, que anuda también la experiencia de cada miembro con los otros en la Escuela Una, que anuda a cada analista con su ser analizante, y el alejamiento recíproco se produce de forma automática, sin poder saber ya nunca más, cada uno, quién se ha alejado de quién.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/de-cerca-y-de-lejos/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’ECOLE UNE EN DEBAT</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/l%e2%80%99ecole-une-en-debat/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/l%e2%80%99ecole-une-en-debat/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 07:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#75]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>
		<category><![CDATA[Varia sur la Passe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=1005</guid>
		<description><![CDATA[par Jacques-Alain Miller Avec ce numéro se termine la première phase du débat sur la passe dans le Journal, et commence sa première scansion suspensive. Les textes arrivés hors délais ne sont pas publiés. Les délais sont fixés pour donner son tempo à une réflexion interactive dont beaucoup sont partie prenante : ils demandent à être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><br />
 </strong></em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>par Jacques-Alain Miller</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Avec ce numéro se termine la première phase du débat sur la passe dans le <em>Journal</em>, et commence sa première scansion suspensive.</p>
<p>Les textes arrivés hors délais ne sont pas publiés. Les délais sont fixés pour donner son tempo à une réflexion interactive dont beaucoup sont partie prenante : ils demandent à être respectés. Les retardataires auront d’autres occasions de s’exprimer.</p>
<p><strong>La Conférence des 16 et 17 janvier</strong> réunira les auteurs des contributions sur la passe publiées dans le <em>Journal,</em> de la lettre de Sophie Gayard au présent numéro. Elle se tiendra au local de l’Ecole, rue Huysmans. Accueil le samedi 16 janvier à partir 14h 30 ; début à 15h ; fin : dimanche 17, au plus tard à 17h. Les contributions seront réunies dans une électrobrochure envoyée aux participants.</p>
<p>Avec<a href="http://disparates.org/JJ/2009/12/autonomie/"> la lettre d’Estla Paskvan, parue en espagnol dans le numéro 73,</a> un autre débat s’annonce.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>1. Le récit d’Estela Paskvan</strong></p>
<p>Ce nouveau débat prend son départ dans un problème propre à l’Ecole espagnole. En effet, l’examen de ce problème amène nécessairement à se poser des questions sur la stratégie, la politique, et la nature même de l’AMP.</p>
<p>Publié avec le titre que je lui avais choisi, « Autonomie », le texte d’Estela s’intitulait initialement <strong>« Le dispositif de la passe est loin »</strong>.</p>
<p>Il fut un temps, explique Estela, où ce dispositif était « proche des membres », entendre : proche des membres espagnols de l’Ecole européenne. Ce temps était celui de « la Question de Madrid » : j’avais proposé la passe à l’entrée, il s’agissait de former des Cartels qui seraient le jury de cette passe à l’entrée. Récit d’Estela : « J.-A. Miller rappela qu’il y avait dix AE dans l’ECF : pourquoi ne pas constituer deux Cartels avec des personnes si honorables ? Tous approuvèrent avec enthousiasme. Puis, nouvelle question : “Qui sont ceux qui désigneront les premiers passeurs ?” J.-A. Miller sortit alors de sa manche une proposition qui, aujourd’hui, paraîtrait invraisemblable : que ceux qui considèrent qu’un collègue (bilingue) pourrait jouer le rôle de passeur [de la passe de passants espagnols vers les Cartels français] lui communique ce nom. Lui s’engageait à prendre en considération tous les noms proposés, et à consulter le cas échéant leurs analystes. Et comme si ce n’était pas encore assez pour inspirer confiance, il rendit publique cette première liste de passeurs. Oui, voilà comment la passe à l’entrée put fonctionner ; les membres de l’Ecole tenaient la passe entre leurs mains. Je me souviens même de cette anecdote amusante : une collègue me dit : “Je t’ai désignée comme passeur”. Plus tard, on put lire dans les rapports de ces Cartels que les passeurs ainsi désignés furent “exceptionnels” quant à leur transmission ».</p>
<p>Estela retrace ensuite le processus qui vit le dispositif de la passe s’éloigner progressivement des membres espagnols : scission de 1998-1999 ; création de la ELP ; dédoublement des Cartels : un Cartel espagnol pour la passe à l’entrée, les Cartels parisiens pour la passe dite conclusive ; constitution en 2003 du Cartel « hispanophone » ; au Congrès de l’AMP à Rome, en 2006, transformation de l’Ecole européenne en Fédération des Ecoles européennes, ayant autorité sur la procédure de la passe, et mettant hors jeu l’Assemblée de la ELP. Estela rappelle qu’elle demanda alors la rédaction d’un nouveau règlement plaçant la procédure entre les mains de la ELP, qui avait suffisamment prouvé, dit-elle, qu’elle pouvait l’assumer : « On me répondit que c’était en effet pertinent, qu’on le prendrait en compte… finalement, rien ne changea, et on en est toujours là. »</p>
<p><strong>2. Le problème posé</strong></p>
<p>Le problème posé par cette lettre est donc le suivant : un Cartel de la passe siège à Barcelone ; il est composé de membres espagnols, qui viennent d’ailleurs de choisir Estela Paskvan comme plus-un ; mais ce n’est pas un Cartel espagnol : c’est un Cartel hispanophone, régulé par la Fédération européenne ; nombre de collègues hispanoaméricains choisissent de faire la passe à Barcelone, quand ils appartiennent à la NEL, qui n’a pas de Cartel de la passe, ou quand, appartenant à l’EOL, qui, elle, a un Cartel, ils préfèrent néanmoins ne pas faire la passe chez eux. En conséquence, Estela demande que la FEEP cède le contrôle de la procédure à la ELP, qui aurait donné, selon elle, toutes les preuves d’être capable de le faire.</p>
<p>Il s’agit maintenant de savoir :</p>
<ul>
<li>si les raisons qui ont conduit à la création de ce Cartel européen sont toujours valables ;</li>
<li>si la ELP est effectivement en mesure de réguler un Cartel espagnol de la passe ;</li>
<li> pourquoi il n’existe pas de Cartel italien de la passe ;</li>
<li>quelle est la nature des Cartels de la passe dans l’AMP : dans quelle mesure la passe est nationale, dans quelle mesure elle est internationale ;</li>
<li>quelle régulation de la passe exercent effectivement les Ecoles ;</li>
<li>quelle régulation exerce effectivement l’AMP ;</li>
<li>si la situation actuelle de la passe est satisfaisante ou non.</li>
</ul>
<p>Jusqu’à présent, un seul débat sur la passe est en cours : celui qui se déroule dans le <em>Journal des Journées</em>, et qui concerne l’ECF. Ce débat a mis en évidence que la situation de la passe n’y est pas satisfaisante. Doit-on extrapoler cette constatation, et présumer que, dans les autres Ecoles, la situation n’est pas meilleure ? Ou, au contraire, la passe ECF est-elle « l’homme malade » de la passe ?</p>
<p>Par le passé, tous les membres des cartels et des Secrétariats de la passe de l’AMP se réunissaient pour faire le point et échanger leurs expériences la veille des Congrès ; ces réunions ont cessé d’être convoquées (je ne sais ni quand, ni pourquoi). La parenthèse se referme : cette réunion vient d’être convoquée pour le <strong>dimanche 25 avril, rue Huysmans (accueil à 9h 30 ; début à 10h ; fin à 18h)</strong>. Tous les cartels de la passe existant dans l’AMP (ECF : 2 ; EOL : 1 ; EBP : 1 ; FEEP : 1) ont confirmé leur participation ; quand les cartels permutent en cette fin d’année, sont conviés à la fois les sortants et les entrants. Les Secrétariats, quand ils existent, sont également conviés.</p>
<p>Cette réunion sera d’autant plus féconde qu’elle aura été précédée par des débats sur la passe, ouverts dans les différentes Ecoles, à l’instar de celui de l’ECF.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>3. L’ampleur du problème </strong></p>
<p>Ceci n’est pas tout.</p>
<p>Depuis 1980, soit 30 ans, l’orientation du Champ freudien n’a pas varié : assurer à la psychanalyse une présence au monde, lui donner la possibilité de persévérer dans l’être et de développer sa puissance, en adossant la formation des psychanalystes à de vastes institutions nationales ou internationales, autonomes, les Ecoles, reliées entre elles par un maillage plus ou moins serré.. Cette stratégie a donné naissance à sept Ecoles dans le monde, et à l’AMP.</p>
<p>L’AMP repose sur une articulation fine, demandant à être ajustée de moment en moment, entre l’Un et le Multiple. Le Multiple, ce sont les Ecoles ; l’Un, c’est ce que nous avons appelé l’Ecole Une , à laquelle tous les membres de l’AMP sont censés appartenir.</p>
<p>L’Ecole Une est une réalité au niveau de la passe : c’est le Cartel de la FEEP qui vient de nommer AE Gustavo Stiglitz, membre de l’EOL ; c’est un cartel de l’ECF qui vient de nommer AE Angelina Harari, membre de l’EBP ; le Cartel de l’EBP qui vient de nommer un AE brésilien a pour plus-un une Argentine (Graciela Brodsky) ; le Cartel de l’EOL, qui vient de nommer AE Silvia Salman a pour plus-un un Français (Eric Laurent). De plus, avant de procéder à une nomination d’AE, les Cartels de l’EBP, de l’EOL et de la FEEP sont tenus d’ inviter un « extime » appartenant à une autre Ecole.</p>
<p>Du fait de l’incidence de l’Ecole Une, la passe dans l’AMP comporte donc une dimension délocalisée. Cette délocalisation suscite inévitablement des frictions avec les institutions localisées que sont les Ecoles – sauf, sans doute, la NLS et la NEL, qui sont continentales. La lettre d’Estela, qui traduit peut-être un sentiment plus catalan qu’espagnol au sens propre, a le mérite de mettre au jour l’une de ces frictions, et à propos d’un problème précis. Des frictions, il en est d’autres, moins explicites. D’où la question : l’articulation qui prévaut actuellement entre l’Ecole Une et les sept Ecoles (Blanche-neige et les sept Nains…) est-elle optimale ? Doit-elle être révisée ? L’Ecole Une doit-elle étendre ses responsabilités, au risque d’empiéter sur l’autonomie des Ecoles ? certaines Ecoles souffrent-elles d’un déficit d’autonomie ? ou, au contraire, d’un trop d’autonomie, qui les enferment en elles-mêmes, et les font stagner ?</p>
<p>Pour ma part, ces dernières semaines, j’ai à plusieurs reprises canardé l’ELP à partir du <em>Journal des Journées</em>, afin de provoquer ses membres à me répondre : j’ai mis en cause son atonie, son inertie, son repli sur soi, sa passivité devant la régulation de la psychologie par le gouvernement espagnol. Première réaction publiable qui me parvienne : la lettre d’ Estela. Eh bien, parlons-en.</p>
<p>Il y a aussi beaucoup à dire de l’Ecole italienne. Apparemment, aucun de ses membres n’est en mesure de les dire pour l’instant. Voyons s’ils finiront pas se dégeler d’ici au mois d’avril.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>4. Vers l’Assemblée générale</strong></p>
<p>Le Conseil de l’AMP, qui se réunira fin janvier à Paris, est l’instance habilitée à traiter ces questions et à mettre en forme les différentes options, afin qu’elles soient débattues de vive voix lors de l’Assemblée générale</p>
<p>Dès avant ce moment conclusif, ce débat crucial, qui porte sur l’Ecole Une et son bon usage, est ouvert à tous dans le <em>Journal des Journées</em>.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>PS. <br />
 Les textes du débat sur l’Ecole Une me seront envoyés en document attaché, texte justifié et corrigé, avec pour objet, en lettres capitales : UNA. <br />
 Adresse : <a href="mailto:jam [at] lacanian [dot] net"> jam [at] lacanian [dot] net</a></p>
<p>PS 2. <br />
 Il ne me paraît pas inutile de diffuser dans le <em>Journal</em> le compte-rendu des débats et le discours du président. Les instances responsables pourraient-elles me faire parvenir ces documents, pour publication<em> </em>? <em> </em></p>
<p style="text-align: right;"><em>— Le 15 décembre 2009</em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/l%e2%80%99ecole-une-en-debat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>AUTONOMIE</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/autonomie/</link>
		<comments>http://disparates.org/JJ/2009/12/autonomie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 16:58:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#73]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ecole Une]]></category>
		<category><![CDATA[Varia sur la Passe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://disparates.org/JJ/?p=976</guid>
		<description><![CDATA[par Estela Paskvan En estos días, cuando leo y escucho acerca de “la escuela del pase”, se me aparecen escenas de reuniones, retazos de asambleas, discusiones acaloradas. Todos ellos referidos a la fundación de la escuela, aquella del 90 y que se llamó EEP. Fue “europea” porque no lograba ser “española”… aún. Esa escuela nació [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Estela Paskvan</strong></p>
<p><strong>E</strong>n estos días, cuando leo y escucho acerca de “la escuela del pase”, se me aparecen escenas de reuniones, retazos de asambleas, discusiones acaloradas. Todos ellos referidos a la fundación de la escuela, aquella del 90 y que se llamó EEP. Fue “europea” porque no lograba ser “española”… aún.</p>
<p>Esa escuela nació al mismo tiempo que J.-A. Miller formulaba “la pregunta de Madrid”, la pregunta que se extendió rápidamente por el Campo Freudiano -entonces no había más escuelas que la ECF y la de Caracas- y que se resumía en <em>“¿Qué les parece dejarles a ustedes mismos la libertad de entrada a la Escuela, según los dos modos diferenciados?”</em> Así él proponía un nuevo modo de entrada a la escuela: por el pase, y así causaba eso que se llama “elaboración provocada”. Y no era de pico, la elaboración fue de verdad y en eso estuvimos de lleno todos los miembros, adherentes y “aspirantes” aproximadamente cuatro años. Terminamos siendo “expertos” en el pase y su dispositivo; no sólo se discutía vivamente de teoría y clínica del pase, sino también de reglamentos, incompatibilidades, etc. Y llegó el momento de instaurar el dispositivo. “¿Cómo formar los primeros carteles?”, era la pregunta. J.-A. Miller recordó que había diez AE en la ECF, ¿por qué no hacer dos carteles con gente tan honorable? Aprobación entusiasta por todos. A eso siguió: “¿Quiénes designarían los primeros pasadores?” J.-A. Miller se sacó de la manga una propuesta que hoy parecería inverosímil: todos los que consideraran que un colega podía desempeñar esa función (y fuera bilingüe) podían dirigirle a él su propuesta. Se comprometía a considerarlas, incluso a consultarlas con los analistas de los así sugeridos. Y por si fuera poco para infundir confianza, hizo pública esa primera lista de pasadores. Sí, eso funcionó así; los miembros de la escuela tenían el pase en sus manos. Aún recuerdo divertida la anécdota: me encontré con una colega que me dijo: “Yo te designé pasadora”. Según los informes de esos carteles, esos pasadores fueron “excepcionales” en su transmisión.</p>
<p>¿Qué ha sucedido para que el pase se haya alejado tanto de los miembros? E incluso, de las más “altas” jerarquías (me consta la ignorancia demostrada por algunos en cierta ocasión acerca del reglamento vigente). Intento explicarlo ¿cuándo fue que el dispositivo se nos escapó de las manos?</p>
<p>¿Fue a partir de la crisis del 98? Es verdad que fue un duro golpe; el clima necesario para el pase no fue precisamente favorable, la confianza escaseaba y ciertas ausencias conseguían notables agujeros. Sin embargo, entre el 98 y el 2000 se jugó otro tiempo instituyente, el de la ELP, y ¡por fin!, la escuela… ¿española?, mejor, Lacaniana. El pase “desdoblado” retomaba impulso: muchos miembros preferían esta vía para entrar a la nueva Escuela. Pero esta vez -si recuerdo bien- el desdoblamiento fue de los carteles: uno, el español -formado por los AE españoles- para el pase de entrada; el otro, en París, para el pase conclusivo. El chiste por repetido ya no hacía gracia: “los AE como los niños vienen de París”. Pero también de allí vino la decisión: el pase de entrada finalizó -realizando un oxímoron-.</p>
<p>Hubo que esperar hasta enero del 2003 para tener un nuevo reglamento del pase de la EEP (hoy FEEP) y aún vigente. Allí figura en su artículo 3, cómo se constituye “el cartel hispanohablante”. Fue a partir de este momento que los miembros de la ELP empezaron a perder de vista el dispositivo.</p>
<p>La Asamblea de la EEP en el Congreso de Roma de 2006 señaló el momento definitivo. Se presentaron a la asamblea unos nuevos estatutos a fin de convertir la Escuela Europea en una Federación. Antes de su votación, pedí la palabra para apoyar la decisión de transformar esa Escuela en una Federación -sobraban razones- pero veía una dificultad para votar afirmativamente. Esa era, precisamente, que la Federación conservaba el poder sobre el dispositivo del pase y desaparecía la última instancia de control de los miembros: la asamblea. Pedí que se considerase la posibilidad de que el dispositivo del pase estuviera en manos de ELP con un nuevo reglamento; esa Escuela ya había dado pruebas suficientes de poder asumirlo. Se respondió que sí, que era pertinente, que se consideraría…en fin, nada cambió desde entonces. Por más que esté escrito en algún anuario que <em>“…la ELP es completamente autónoma y tiene su propio cartel del pase”</em>, eso no es cierto, pero no es lo importante. Es el dispositivo quien goza de tal “autonomía” respecto de los miembros que nadie sabe de él.</p>
<p>Esta situación resulta, a mi entender, de la inercia propia del funcionamiento cuando lo instituido sólo responde al “que siga marchando”. Llegados a este punto, mejor confiar en la decisión de las personas que en dicho funcionamiento. En ese sentido, celebro con entusiasmo que en el <em>Journal des Journées</em> se haya comenzado a hablar “a cielo abierto”.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://disparates.org/JJ/2009/12/autonomie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

