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	<title>Le Journal des Journées &#187; Forum psys</title>
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	<description>Novembre 2009 - l´Ecole de la Cause freudienne étrennait  un nouveau concept de ses Journées...</description>
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		<title>Forum Évaluer tue  : INSCRIPTION, PROGRAMME, ARGUMENT</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 12:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#88]]></category>
		<category><![CDATA[#89]]></category>
		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>
		<category><![CDATA[Le débat de l’Ecole Une]]></category>

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		<description><![CDATA[GRAND MEETING à LA MUTUALITE Dimanche 7 février, de 10 à 19 h. ÉVALUER TUE 24 rue Saint-Victor, Paris V° Inscription chèque de 20 euros à “Forum des psys”, 15, place Charles Gruet, 33000 Bordeaux ; étudiants de moins de 26 ans : 10 euros. Programme &#38; Arguments 9h 15 : accueil 10h-11h Bernard-Henri LEVY, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 18pt; line-height: 150%; color: #ffffff; background-color: #b7314a; text-align: center; padding-top: 9px; padding-bottom: 9px;"><strong>GRAND MEETING à LA MUTUALITE</strong><br />
 Dimanche 7 février, de 10 à 19 h.<br />
 <strong><span style="font-size: xx-large;">ÉVALUER TUE</span></strong><br />
 24 rue Saint-Victor, Paris V°</p>
<p><strong style="padding: 2px; background: #b7314a url(none) repeat scroll 0% 0%; font-variant: small-caps; color: #ffffff; text-align: left;">Inscription </strong></p>
<p style="background: #b7314a none repeat scroll 0% 0%; color: #ffffff; text-align: center;"><strong>chèque de 20 euros à “Forum des psys”,<br />
 15, place Charles Gruet, <br />
 33000 Bordeaux ; <br />
 étudiants de moins de 26 ans : 10 euros.</strong></p>
<p><strong style="padding: 2px; background: #b7314a url(none) repeat scroll 0% 0%; font-variant: small-caps; color: #ffffff;">Programme &amp; Arguments</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>9h 15 : accueil </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>10h-11h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Bernard-Henri LEVY, <em>Ouverture </em></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Agnès AFLALO, <em>Le chiffre mortel </em></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Eric LAURENT, <em>Nouveaux semblants de l’évaluation</em></strong> -  Comment les gentils « coups de pouce » et les brutales contraintes contribuent à la mort subjective</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>11h-12h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Cynthia FLEURY, <em>Conscience et science panoptiques, </em></strong>Ou comment confiner l’individu au <em>double bind</em> : être tué/être criminel</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Roland GORI, <em>L’évaluation : un dispositif de servitude volontaire &#8211; </em></strong>Les pratiques de l’évaluation à l’Université constituent de nouveaux dispositifs de servitude volontaire qui participent de l’art néolibéral de gouvernement des individus et des populations. Pour y parvenir le Pouvoir pris par la fièvre de l’évaluation a dû insidieusement et progressivement acter le changement de signification de cette notion conçue comme une extension sociale de la norme managériale dans des secteurs de la vie sociale qui en étaient jusque-là préservés.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>12h-13h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Bernard-Henri LEVY, <em>Une culture de mort </em></strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>15h-16h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Jean-Claude MILNER, <em>Le retour du travailleur idéal &#8211; </em></strong>Le capitalisme suppose un travailleur idéal. C&#8217;est-à-dire un être parlant dont on n&#8217;attend qu&#8217;une seule chose : qu&#8217;il fasse travailler un savoir-faire. Évaluer, c&#8217;est vérifier que le sujet fonctionne au plus près de sa réduction systémique : un savoir qui ne pense pas, qui ne calcule pas, qui ne juge pas, mais qui travaille. La vérification sera d&#8217;autant plus concluante que les critères seront aléatoires, infondés et sans appel. La possibilité de la désespérance n&#8217;est pas incluse dans l&#8217;épure. La mortalité, non plus.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Yves-Charles ZARKA, <em>“L’évaluation, tribunal d’inquisition !” &#8211; </em></strong>J&#8217;ai l&#8217;intention de montrer que l&#8217;évaluation est une forme sécularisée des tribunaux médiévaux d&#8217;inquisition. C&#8217;est une machine à surveiller, à persécuter, à réprimer et à tuer, mais aussi une machine à enquêter, à scruter, établir des preuves supposées, tout cela en vue de donner un jugement sans appel. C&#8217;est un tribunal sans aucune garantie ni recours pour tous les prévenus virtuels, c&#8217;est-à-dire tout ceux qui ne bénéficient pas d&#8217;une protection par le pouvoir. Mais la religion a changé : l&#8217;évaluation est l&#8217;instrument de la nouvelle religion managériale&nbsp;&raquo;.<strong> </strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>16h-17h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Mathias GOKALP<em>, L’évaluation et le comédien en entreprise- </em></strong>Sources documentaires et réflexion à propos de l&#8217;écriture du film &laquo;&nbsp;Rien de personnel“.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Margaret MOREAU, <em>Liens entre Évaluation, Lean et MTM (Méthodes de Mesure du Temps)- </em></strong>Expérience acquise dans des grandes entreprises françaises en tant que médecin du travail.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>17h </strong></strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Carole DEWAMBRECHIES-LA SAGNA</strong><em>, <strong>Éducation thérapeutique et bientraitance, les deux mots clefs de l’HAS</strong></em><strong> </strong></p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>François ANSERMET, <em>Contre les verdicts du futur</em></strong><strong> </strong>- L’évaluation prend aujourd’hui une pente prédictive, réglant le futur sur des certitudes ségrégatives, suivant une logique mortifère qui fixe une destinée, face à laquelle, en contrepoint,  la psychanalyse  lutte pour maintenir  l’accès à l’inattendu.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Clotilde LEGUIL, <em>Contre le déluge de l’évaluation, retour à Freud- </em></strong>Le mot d’ordre de Lacan d’un retour à Freud prend un sens nouveau au XXIème siècle alors que nous avons à lutter contre l’évaluation comme nouvelle idéologie d’une rationalité technique désenchantée, empruntant ses dogmes à la religion de la quantification, contre tout désir de culture. En ce début d’année 2010, l’oeuvre de Freud tombée dans le domaine public, doit pouvoir être le lieu depuis lequel une nouvelle lutte pour la civilisation peut s’engager.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Guy BRIOLE, <em>La société des </em>Morticoles <em>réalisée- </em></strong>Au pays des <em>Morticoles</em> ou bien l’on est médecin ou bien l’on est malade. La caste médicale décide de la place de chacun dans une société redistribuée par l’évaluation. Autiste, hyperactif, asocial, suicidaire et toxicomane, inadapté, immigré revendiquant, consommateur excessif, chômeur déprimé, Alzheimer : la société de l’évaluation médicale à une réponse, un protocole applicable à toutes les étapes et circonstances de la vie. Le médecin moderne — évaluateur-évalué — collabore en étant convaincu que c’est là, sa responsabilité morale ! L’évaluation médicale tue le sujet ; il crie sous le scalpel, mais le médecin ne veut pas l’entendre, ou ne le peut pas tant il est occupé à servir le pouvoir.</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Jean-Pierre DEFFIEUX, </strong> <em>Chroniques de l’accréditation</em></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><strong>Fin à 19h </strong></strong></p>
<p><strong><br class="spacer_" /></strong></p>
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		<title>Sandrine Vialle, « L’offre crée sa propre demande »</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 23:46:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#85]]></category>
		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>

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		<description><![CDATA[Les discours dominants sont apparemment puissants. Peuvent t-il envahir, abuser, contaminer, la communauté psychanalytique ou certains psychanalyste ? Je ne vois, pour ma part, aucun suicide de masse, aucune vague de suicide, mais une personne qui s’est suicidée, puis une personne qui s’est suicidée, puis une personne qui s’est suicidée, puis…. Est ce que le suicide [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine">Les discours dominants sont apparemment puissants. Peuvent t-il envahir, abuser, contaminer, la communauté psychanalytique ou certains psychanalyste ?</p>
<p>Je ne vois, pour ma part, aucun suicide de masse, aucune vague de suicide, mais une personne qui s’est suicidée, puis une personne qui s’est suicidée, puis une personne qui s’est suicidée, puis…. Est ce que le suicide de ces collaborateurs démontre une position particulière du sujet face à l’entreprise ? Est ce que cela vient interpréter un discours managérial ? Difficile à dire. Pour pouvoir en dire quelque chose, il faudrait appréhender au cas par cas, et donc s’en être approché. Alors, je préfère laisser les généralités interprétatives aux professionnels des TCC. Ils font cela très bien. Aucune rivalité possible. Ces spécialistes de l’interprétation collective et des statistiques, « se sont fait la main » depuis longtemps dans les entreprises, sous la forme d’interventions, de conseils, de formations, d’observatoires, ils connaissent parfaitement leur objet et parlent une langue proche de celle des décideurs. Avec leur travail « sur la masse », ils occupent le terrain. Oui, ce sont des experts « S stress ». Pourquoi faudrait-il qu’il en soit autrement ? Leur posture est l’expertise, et leur objet le stress. Je veux bien leur reconnaître, moi aussi, sans aucune hésitation, ce titre-maître !</p>
<p>En même temps, les acteurs-décideurs de l’entreprise n’ont pas pléthore d’offres « pour faire avec » les dégâts qui les encombrent, émergeant de la rencontre entre l’homme et le travail et les impératifs de la logique actionnariale. Ils ont été sommés de faire le nécessaire. Ils ne peuvent donc plus ignorer le discours qui sort de leurs murs. Les professionnels des TCC offrent de l’intervention dans une logique d’efficacité redoutable : milliers de questionnaires interprétés par une application informatique dans un temps record, intervenants dédiés à l’écoute des salariés, numéros verts, puissance de déploiement vertigineuse, et puis, ils ont un talent certain pour apaiser les syndicats, conseiller la communication interne et réduire la parole qui sort de l’entreprise en direction des médias.</p>
<p>Quelle que soit l’entreprise, le résultat de ces interventions est identique : le management serait « responsable », preuves statistiques à l’appui de la souffrance des collaborateurs et des suicides.</p>
<p>Les managers seront donc formés, accompagnés, et bien sûr évalués, du manager intermédiaire au cadre dirigeant, au moyen du processus de l’entretien annuel d’appréciation par le N+1 et l’évaluation 360° ou 180° (évaluation par les N-1 et par les pairs de même niveau hiérarchique en relation fonctionnelle) et que sais-je encore.</p>
<p>Ces mêmes professionnels, ou d’autres, interviennent dans les entreprises depuis au moins deux décennies avec le panel étendue des TCC. De mémoire, il était facile dans les années 80 de se former, cela ne demandait à un consultant que de quelques jours à quelques mois pour devenir un spécialiste de la Programmation Neurolinguistique, de la gestion du stress version New Age, sans oublier différents techniques thérapeutiques dont la thérapie empathique de Rogers.</p>
<p>Y avait-il une autre offre ? Il a existé une certaine psychosociologie clinique qui avait une affinité avec la psychanalyse, mais elle a pratiquement disparu vers la fin les années 90.</p>
<p>Il y avait aussi ceux que l’on retrouve aujourd’hui proches des CHSCT et des syndicats, travaillant sur la sécurité au travail, spécialistes des procédures et de l’organisation. La réforme de 2004, qui transforme la médecine du travail en service de santé au travail et ses applications dans une dimension de pluridisciplinarité, a eu pour effet de faire rejoindre, ces différents cabinets de consultants, sous un même signifiant « prévention des risques psychosociaux ». Quant à la psychanalyse, « le sujet au travail » n’est pas son champ d’application privilégiée, cela aurait été iconoclaste, elle était donc quasi absente.</p>
<p>Les consultants TCC ont ainsi envahi le terrain, encerclé les entreprises, remettant une infinie de fois l’ouvrage sur le métier, toujours à la même place, sans jamais être remis en cause, la preuve d’une maîtrise parfaite de leur cerveau gauche.</p>
<p>Quant au management, à part l’employé de base ou certaines fonctions de cadre expert, toute personne dans l’entreprise « manage » et est « managée », même si il y a eu ces dernières années des tentatives de rupture de ces lignes hiérarchiques vers des organisations plus matricielles.</p>
<p>Le management est-il rationnel ? Certes, les procédures de management tentent de rationaliser et régler tout ce qui pourrait contrarier la performance. Mais les managers ne sont pas des robots, ils se posent plus souvent la question que le discours général ne le laisse entendre, de la meilleure manière de travailler sans appliquer la totalité des procédures ou de les contourner. Cela est d’autant plus logique, que la plupart du temps, ce ne sont pas les concernés qui écrivent les procédures et comme il y a du réel dans le travail&#8230; Il en est de même pour les procédures d’évaluation des collaborateurs avec le souci de remplir le support de la procédure, en ayant la posture la moins évaluative possible dans la relation à l’autre. Les managers sont aussi des hommes et des femmes, qui font ce qu’ils peuvent pour « se débrouiller » avec le système de contraintes dans lequel ils évoluent.</p>
<p>Management, responsable, pression, homme machine, stress, c’est un discours qui s’entend bien. Comment ne pas y adhérer ? Surtout quand il est relayé par des « psychanalystes », Victimologues et Psychodynamiciens du travail et des Psychanalystecognivocomportementalistes ? Ils pratiquent une autre psychanalyse très éloignée de celle transmise à l’ECF, mais ils connaissent la problématique du travail et ont une expérience de terrain… Ce qu’ils racontent sur le travail est teinté de « manichéisme immobile des bons et des méchants ».</p>
<p>Chacun de ceux qui travaillent sur la question de l’Homme au travail possède un certain don pour les tours de passe-passe dialectique : les objets de l’entreprise et ceux des TCC passent devant le sujet et … une fois de plus, le sujet disparaît…</p>
<p>Il est quand même difficile d’envisager les choses de cette manière… quand on est psychanalyste d’orientation ECF.</p>
<p>ll ne faut pas oublier tout ce qui fait qu’un salarié reste un sujet : fantasmes, jouissances, histoire singulière, relation tout aussi singulière qu’il entretient à son travail selon sa structure, impasse subjective, … symptômes, …</p>
<p>Je sais d’expérience qu’un psychanalyste peut proposer, aux directions des ressources humaines et dirigeants, comme une offre alternative, une consultation qui s’adresse aux personnes présentant des symptômes de souffrances au travail.</p>
<p>Une clinique orientée par le réel est possible pour ces « sujets d’entreprise ». Evidemment, c’est loin du champ sémantique de l’entreprise. L’évaluation du travail ne sera pas possible, les solutions du sujet ne seront peut-être pas en adéquation avec des résultats attendus et conformes aux attentes de la productivité, pas de garanties, pas de rapports écrits, des effets thérapeutiques sans doute, rapides peut-être. Cela fait beaucoup et parfois trop peu pour l’entreprise.</p>
<p>Alors, pourquoi des responsables des ressources humaines et des dirigeants acceptent-ils l’offre d’une pratique fondamentalement différente ? Il faudrait reprendre au cas par cas, pour dire, ce qui me parait avoir emporté leur adhésion. Selon la loi de Say, l’offre aurait-elle, là aussi, créé sa propre demande?</p>
<p>Une pratique analytique qui ne cède pas sur ce qu’elle est, trouve sa place près du sujet de l’inconscient, pas moins à France Telecom qu’ailleurs.</p>
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		<title>Anne Béraud, Monique Seguin et l’autopsie psychologique</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 18:41:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Spécialiste du suicide, Monique Seguin jouit au Canada d&#8217;une grande reconnaissance. Elle a reçu de nombreux prix. À ce titre, elle est membre d’une expertise sur le suicide dirigée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale en France. Ph. D. en psychologie, Monique Seguin est professeur de psychologie à l’Université du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine">S<strong>pécialiste du suicide, Monique Seguin </strong>jouit au Canada d&#8217;une grande reconnaissance. Elle a reçu de nombreux prix. À ce titre, elle est membre d’une <strong>expertise sur le suicide</strong> dirigée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale en France. Ph. D. en psychologie, Monique Seguin est professeur de psychologie à l’Université du Québec en Outaouais, membre du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l&#8217;euthanasie de l’Université du Québec à Montréal, directrice du Laboratoire d’étude sur le suicide au Centre Fernand-Seguin à l’Hôpital Lafontaine (Montréal), collaboratrice au Groupe McGill d’études sur le suicide qui travaille sur les <strong>« facteurs de risque associés aux comportements suicidaires et aux maladies qui lui sont reliées comme la dépression » à partir du tissu cérébral, du génome, des facteurs cliniques et sociaux.</strong></p>
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		<title>Benoît Delarue, Les Cleaners de la mort</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 18:09:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ouvrons le second rapport de l’Inserm consacré à la mise en œuvre de l’autopsie psychologique des personnes décédées par suicide. À la demande de la Direction générale de la santé, des experts se sont réunis en se fixant comme objectif de « comprendre ce qui […] a pu conduire au geste suicidaire, sans prétendre expliquer la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine">Ouvrons le second rapport de l’Inserm consacré à la mise en œuvre de<strong> l’autopsie psychologique</strong> des personnes décédées par suicide. À la demande de la Direction générale de la santé, des experts se sont réunis en se fixant comme objectif de « comprendre ce qui […] a pu conduire au geste suicidaire, sans prétendre expliquer la décision unique d’un sujet face à un phénomène aussi complexe ». Le caractère réactionnel du passage à l’acte suicidaire est d’emblée écarté ; la visée de l’autopsie psychologique est au contraire de quantifier le comportement suicidaire et d’en identifier la « vulnérabilité génétique ». Mais par quels procédés ?</p>
<p>Pour mener la recherche à bien, il est préférable que le sujet soit mort car sinon il serait susceptible de biaiser les données. Une fois désencombrés de l’obstacle qu’il constituait de son vivant, les experts proposent une investigation de la psyché du mort. Elle consiste à enquêter auprès de l’entourage du suicidé pour établir par la méthode statistique, les facteurs de risque « psychosociaux » du suicide. Ce recueil d’informations est complété par l’exploration de la trajectoire de soins et des services reçus par l’usager, afin d’aboutir à un diagnostic de personnalité avec le DSM-IV. Parallèlement, un « calendrier de vie » retrace les étapes du développement de l’individu. <strong>Les données sont rassemblées pour établir une cote de risque suicidaire et une cote de prévention. </strong>Le panel d’experts qui s’en charge produit ensuite une évaluation schématisée repérant les troubles éventuels et l’intervention à engager, en chiffrant de 1 à 5 la chance de prévenir le suicide. Cette cote sert ensuite à engager des campagnes de prévention, notamment contre la dépression.</p>
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		<title>Anaëlle Lebovits, Ultimate fight</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:43:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le « management par le stress » appuyé sur l’évaluation, la quantification et le comportementalisme a montré ses effets. On ignore si les employés rompus à ces méthodes sont aujourd’hui plus rentables qu’autrefois – on peut en douter –, mais on sait en revanche, qu’ils dépérissent. Yonnel Dervin vient de faire paraître Ils m’ont détruit ! Le rouleau compresseur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine">Le « management par le stress » appuyé sur l’évaluation, la quantification et le comportementalisme a montré ses effets. On ignore si les employés rompus à ces méthodes sont aujourd’hui plus rentables qu’autrefois – on peut en douter –, mais on sait en revanche, qu’ils dépérissent. Yonnel Dervin vient de faire paraître <em>Ils m’ont détruit ! Le rouleau compresseur de France Télécom</em>. Il n’est pas seul à dire les humiliations et vexations qu’inflige le management « rationnel » auquel cèdent trop d’entreprises de l’hexagone. Car comment procède-t-il, ce management ? Pour réduire les coûts de production, il entend réduire les salariés au seul comportement pour lesquels ils sont rémunérés. Ce que la machine ne peut faire, des hommes le font, mais si possible comme des machines.<strong> </strong>Tout ce qui distingue l’humain du robot programmé pour exécuter sa tâche est ainsi abrasé, éradiqué, interdit. Désubjectiver l’employé pour plus de rentabilité, voilà le programme des réjouissances. À ce titre et en toute logique, ce qui les distingue les uns des autres – leurs sentiments, leur histoire, leurs conceptions, leurs émotions – n’a plus droit de cité au travail. Pour un manager en quête de rentabilité, un employé se réduit au maillon interchangeable d’une chaîne de production. La disparition pure est simple de la scène dont s’éjectent les suicidés interprète le discours managérial. « Tu peux me remplacer, eh bien, vas y, remplace-moi », dit le mort, d’entre les morts.</p>
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		<title>LE MOUVEMENT DE LA CAUSE FREUDIENNE, OU COMMENT ON RÉSISTE AU DÉLUGE DE L’ÉVALUATION  AU XXIÈME SIÈCLE</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 16:39:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La une]]></category>

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		<description><![CDATA[par Clotilde Leguil Pourquoi un tel élan vers l’Ecole de la Cause freudienne aujourd’hui ? Pourquoi sommes-nous si nombreuses, nombreux, d’âges différents, de milieux différents, de formations différentes, à avoir trouvé auprès de l’Ecole de la Cause freudienne, sans nécessairement en être membres, le lieu où nous désirions nous former et apporter nos compétences singulières ? Que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>par Clotilde Leguil</strong></p>
<p class="lettrine"><strong>P</strong>ourquoi un tel élan vers l’Ecole de la Cause freudienne aujourd’hui ? Pourquoi sommes-nous si nombreuses, nombreux, d’âges différents, de milieux différents, de formations différentes, à avoir trouvé auprès de l’Ecole de la Cause freudienne, sans nécessairement en être membres, le lieu où nous désirions nous former et apporter nos compétences singulières ? Que se passe-t-il dans notre société pour que l’Ecole de la Cause freudienne au XXIème siècle n’apparaisse plus seulement comme une école de psychanalyse, parmi d’autres, mais comme un lieu depuis lequel on chercherait à échapper au déluge, pour pouvoir continuer à créer quelque chose sans être emporté par les impératifs du Surmoi contemporain ? J’ai rencontré l’Ecole de la Cause Freudienne à l’aube du XXIème siècle et je me souviens du cours qu’avait fait Jacques-Alain Miller sur ce qui allait changer en cette nouvelle année où pour la seconde fois dans l’histoire de l’humanité, 4 chiffres nouveaux apparaissaient. Je perçois dans cette nouvelle ère, inaugurée en 2000, et dans laquelle nous sommes entrés par une tempête menaçante, l’arrivée de nouveaux enjeux politiques et éthiques qui ont aussi changé le sens d’une école de psychanalyse.</p>
<p>C’est que l’Ecole de la Cause freudienne prend un visage particulier au XXIème siècle alors que l’approche cognitiviste est en train de tisser sa toile et de recouvrir toutes les formations, qu’elles soient scientifiques, médicales, humanistes, philosophiques. C’est que l’évaluation quantitative est en train de tuer toute pensée, mais aussi toute créativité et que chacun, sans toujours saisir pourquoi, éprouve un malaise dans le monde du tout-quantifiable en vue d’une réussite aveugle. Alors nous errons à la recherche d’un lieu où la parole pourrait prendre une autre valeur, où la réponse pourrait être reconnue sans être calculée, où la singularité peut être accueillie sans être stigmatisée. Nous errons comme des âmes perdues dans un monde sans âme et un jour, pour certains d’entre nous par le plus grand des hasards, pour d’autres par des séries causales plus identifiables, peu importe, un jour, voilà que nous avons entendu un autre discours, nous avons entendu comme l’évoque poétiquement Jean-Claude Troadec le mot de « désir », et nous avons senti qu’il y avait là un discours qu’on n’entendait nulle part ailleurs. Je me souviens moi aussi du titre du Forum anti-TCC « Le désir est de retour » qui m’avait enthousiasmée, car je crois que pour la première fois, je voyais le signifiant « désir » apparaître ailleurs que dans les textes philosophiques. Ce n’était donc pas qu’un concept, mais une réalité. Et j’ai su que c’était ce désir là – au cœur de la cité &#8211; qui me donnait envie de m’engager.</p>
<p>Parce qu’ailleurs, c’est le déluge et tel des êtres menacés, nous ne voulons pas voir notre subjectivité être emportée par le monde vide de l’évaluation anonyme. L’Ecole de la Cause freudienne m’est alors apparue, très vite, non pas tant comme un refuge où se cacher, en attendant en silence que cela s’arrange, mais comme un refuge où résister, une enclave de liberté depuis laquelle on combattrait à plusieurs le tsunami de l’évaluation cognitivo-comportementale qui s’abat sur notre société sous le déguisement d’une promesse de bonheur et de progrès au service de l’humanité. Une cité dans la cité depuis laquelle on pourrait faire entendre que le désir, lorsqu’il est de retour, nous permet de nous avancer d’un pas décidé vers le XXIème siècle en vue de défendre une autre approche de la civilisation, celle qui donne envie de contribuer à ses avancées.</p>
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		<title>Alice Delarue, OPA des TCC sur le marché du stress</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 20:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Octobre 2009. Suite à la vague de suicides qui a touché France Télécom, le ministre du Travail somme les grandes entreprises d’engager des négociations internes sur le stress au travail d’ici à février 2010. L’ouverture de la chasse a sonné pour les cabinets de gestion des « risques psychosociaux » qui se disputent un marché juteux au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine">Octobre 2009. Suite à la vague de suicides qui a touché France Télécom, le ministre du Travail somme les grandes entreprises d’engager des négociations internes sur le stress au travail d’ici à février 2010. L’ouverture de la chasse a sonné pour les cabinets de gestion des « risques psychosociaux » qui se disputent un marché juteux au milieu d’entreprises aux abois, pressées de démontrer leur activisme en matière de prévention.</p>
<p>Sur la ligne de départ, les mieux placés sont ceux qui ont les faveurs de la Direction générale du travail et des directions d’entreprises, en l&#8217;occurrence les cabinets d’orientation cognitivo-comportementaliste comme <em>Technologia</em> ou <em>Stimulus</em>. Leur directeur, Patrick Légeron, est l’auteur d’un rapport sur les risques psychosociaux commandé par le ministère. Après avoir infiltré la santé, l’éducation, et bien d&#8217;autres domaines, les TCC s&#8217;attaquent maintenant à la prévention du stress au travail.</p>
<p>Lorsque l’on regarde d’un peu plus près l’histoire de ces officines du stress, on s’aperçoit qu’il s’agit pour la plupart de cabinets classiques de formation et de gestion des ressources humaines, spécialisés dans le conseil en management, notamment dans la gestion des plans sociaux et récemment réorientés dans la prévention des risques psychosociaux – nouveau marché porteur en ces temps de faible recrutement – en s’adjoignant des experts psychiatres, généralement técécéistes. La boucle est bouclée : le comportementalisme s’était, par une affinité naturelle avec le taylorisme, implanté dans les usines américaines afin d’augmenter la productivité des ouvriers – et c’est très logiquement que cette alliance, devenue celle du management et des TCC, avait perduré après le tournant gestionnaire des années 80 –, le voilà maintenant intronisé expert <em>es</em> stress.</p>
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		<title>Agnès Aflalo, L’évaluation, un Etat dans l’Etat</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 20:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La vraie prise du pouvoir par les TCC a eu lieu en 1978, à l’OMS. C’est à ce moment-là que les adeptes des TCC ont inauguré le règne d’une bureaucratie folle qui a ensuite gangréné les autres administrations d’Europe. En remplaçant l’idée de maladie mentale par celle de santé mentale, les adeptes des TCC ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine">L<strong>a vraie prise du pouvoir par les TCC a eu lieu en 1978, à l’OMS. </strong>C’est à ce moment-là que les adeptes des TCC ont inauguré le règne d’une bureaucratie folle qui a ensuite gangréné les autres administrations d’Europe.<strong> En remplaçant l’idée de <em>maladie mentale</em> par celle de <em>santé mentale</em>, les adeptes des TCC ont ouvert l’ère de la psychiatrisation forcée </strong>de nos sociétés. Car, depuis lors, ce sont les préjugés des psychiatres qui décident ce que doit être le bonheur<strong> conforme à <em>La</em> santé mentale</strong> et qui dictent ainsi la politique de santé publique. Chaque citoyen se voit donc appliquer, comme pour les moteurs, la loi du zéro défaut. C’est à peine possible dans le monde inanimé des objets, alors pour les humains, le défaut qu’est la vie doit cesser. Une fois admise l’identité du carnet de santé d’un moteur et d’un humain, la santé mentale est calculée grâce au<em> symptôme biopsychosocial</em> et autres <em>risques psychosociaux</em>. Ils ont été fabriqués pour faire entrer chacun dans des catégories à normaliser au nom de ladite santé mentale. Plus l’évaluation fait croire que <strong>le bonheur, c’est plein d’avoir dans les armoires</strong> et plus elle impose son<strong> diktat aux êtres</strong>. Alors, il n’y a plus d’autre choix que de se conformer ou de disparaître. Le rapport du Centre d’analyse stratégique sur <em>La santé mentale</em> montre à quel point l’évaluation est devenue un <strong>État dans l’État</strong>. Elle veut gouverner sans l’avouer aux politiques qu’elle prétend servir et sans risquer le verdict des urnes. Dans cette folle lutte contre les défauts humains, l’acte et ses effets incalculables sont rejetés. Les suicides de masse démontrent qu’il ne manquera jamais d’Antigone pour le rappeler et refuser la soumission au Créon bureaucrate qui a pris le pouvoir en silence. Seul un acte politique pourra faire cesser le massacre. Ne peut-on, d’ici-là, se souvenir que, même pour les <em>Écritures</em>, <strong>boiter n’est pas un péché </strong>?</p>
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		<title>Charles-Henri Crochet, Connaissez-vous le CAS ?</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 20:26:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<category><![CDATA[NBIC]]></category>
		<category><![CDATA[neuroéconomie]]></category>
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		<category><![CDATA[TIC]]></category>

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		<description><![CDATA[Pseudopode du Premier ministre, le Centre d’analyse stratégique (CAS) exerce des missions de veille, d’expertise et d’aide à la décision. Son programme 2009 : « Neurosciences et politiques publiques ». Son but explicite : « déterminer comment les sciences du cerveau peuvent apporter un éclairage nouveau pour les politiques publiques. » Son axe prioritaire : « une meilleure prise en considération par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine">Pseudopode du Premier ministre, le<strong> <a href="http://www.strategie.gouv.fr/" target="_blank">Centre d’analyse stratégique</a> (CAS)</strong> exerce des missions de veille, d’expertise et d’aide à la décision. Son programme 2009 : « Neurosciences et politiques publiques ». Son but explicite : «<strong> déterminer comment les sciences du cerveau peuvent apporter un éclairage nouveau pour les politiques publiques. »</strong> Son axe prioritaire : « une meilleure prise en considération par les politiques publiques des enjeux liés à la subjectivité. »</p>
<p>Le cas promeut l’avènement des neurosciences et la double convergence inéluctable entre d’une part l’<strong>industrie</strong> et d’autre part<strong> les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives</strong> (<strong>NBIC</strong>). Les domaines de recherche qui orientent sa veille s’apparentent au modèle bio-psycho-social.</p>
<p>Selon le cas, la crainte de perdre « l’intégrité individuelle ou sociale » et le « contrôle des technologies » repose « sur des malentendus ». Elle porte préjudice à l’évolution de la science. Un débat public est ouvert afin d’éclairer les béotiens.</p>
<p>Pédagogue, le cas encourage une meilleure connaissance des neurosciences pour comprendre leur impact. Leur projet ne se résume plus à une simple science du cerveau. Il « s’attache désormais à étudier les comportements, les interactions et la vie mentale ». Selon le cas, les réticences liées à l’utilisation de techniques d’imagerie cérébrale (<strong>TIC</strong>) dans les domaines sanitaire, judiciaire, militaire, économique et social sont sans fondements. Corvéables à merci, elles investissent l’économie. La neuroéconomie mise sur les mécanismes cérébraux, cognitifs et émotionnels. Sœur de l’économie comportementale, elle examine la neurobiologie des comportements par les TIC. Invitée au dernier Forum de Davos, elle sera largement inscrite dans le programme 2010.</p>
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		<title>LE FORUM DU 7 FÉVRIER</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 20:25:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>

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		<description><![CDATA[(suite) L’Ecole, ce n’est pas seulement papoter, chipoter, sur nos procédures, nos titres, nos galons, nos ambitions d’être membre, AE, AME, nos attitudes : suivisme, quant-à-soi, activisme, tout pour le « famil », culture de soi, etc. L’Ecole n’est pas un dedans, pas un cocon, pas un carcan. L’Ecole est au dehors d’elle-même. Oui, au sens étroit, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(suite)</p>
<p class="lettrine">L’Ecole, ce n’est pas seulement papoter, chipoter, sur nos procédures, nos titres, nos galons, nos ambitions d’être membre, AE, AME, nos attitudes : suivisme, quant-à-soi, activisme, tout pour le « famil », culture de soi, etc. L’Ecole n’est pas un dedans, pas un cocon, pas un carcan. <strong>L’Ecole est au dehors d’elle-même.</strong> Oui, au sens étroit, je sais bien, c’est une petite association selon la loi de 1901, qui n’a pas 400 membres. Mais ça, ce n’est qu’une façade. L’Ecole, au sens propre, c’est aussi les ACF, les associations de praticiens ; c’est encore nos innombrables établissements d’enseignement ou de traitement, les Sections cliniques, les CPCT, le Cereda, le Cien, le RI 3, le RIPA, etc, et, demain, l’Université Jacques-Lacan. Et c’est enfin les Forums.</p>
<p>Ni Freud, ni Lacan, n’ont connu ça :<strong> la psychanalyse devenue enjeu social, question politique, débattue dans les parlements, dans les ministères, au gouvernement. C’est notre privilège, c’est notre fardeau. </strong>Faîtes l’autruche, refuser de voir ça, et demain, ce ne sera qu’un cri : « Psychanalyse, ton divan fout le camp ! » Nous avons le concept de l’Autre, c’est pour nous en servir. Le discours de l’Autre social, de l’Autre politique, véhicule désormais des énoncés sur les psychanalystes, son regard est sur nous, il nous colle à la peau, sa voix gronde, son fouet claque. L’urgence, la contrainte, nous ont fait inventer il y a sept ans les Forums des psys. Merci, monsieur Accoyer, votre nom restera dans l’histoire de la psychanalyse. <strong>Il y a eu choix forcé : résister, <em>ex-sister</em>, ou disparaître. </strong>Le cours des événements a tranché : les envahisseurs ont reculé en catastrophe, l’Ecole a coalisé autour d’elle l’opinion éclairée, elle aimante désormais la jeunesse, elle est devenue le principal interlocuteur des pouvoirs publics sur les affaires psys. Les autres groupes analytiques français ont raté cette marche, ils se sont mis aux abonnés absents, ils le payent depuis lors d’une déconfiture croissante.</p>
<p><strong>L’AE, guerrier appliqué, disait Lacan. Eh bien, où ce statut de l’analyste trouve-t-il à s’accomplit aujourd’hui, sinon dans les Forums ? Oui, de la passe aux Forums, la conséquence est bonne.</strong> Recroquevillé sur des objectifs professionnels, le groupe analytique deviendrait un syndicat, une corporation. <strong>La psychanalyse n’est pas une profession, ou ne l’est que de surcroît. </strong>Elle a affaire au discours de l’Autre dans son extension maximale, appelée <strong>«  civilisation » ; elle a avec ce partenaire une partie à jouer ; ici et maintenant elle la joue aux Forums.</strong></p>
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		<title>Anaëlle Lebovits, Génération Forums</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 12:26:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#81]]></category>
		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres & messages]]></category>
		<category><![CDATA[la psychanalyse dans la cité]]></category>
		<category><![CDATA[lettre premier janvier]]></category>

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		<description><![CDATA[Ces quelques mots pour vous dire que je partage le sentiment de Guillaume Roy et le vôtre eu égard à l’événement décisif qu’a été, pour la « génération 2010 » à laquelle je me sens appartenir, la tenue des premiers Forums des psys. Comme Guillaume, je baigne depuis toujours dans l’univers de la psychanalyse – et en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine">Ces quelques mots pour vous dire que je partage le sentiment de<a href="http://disparates.org/JJ/2010/01/jeune-psychiatre-en-formation/"> Guillaume Roy </a>et le vôtre eu égard à l’événement décisif qu’a été, pour la <strong>« génération 2010 »</strong> à laquelle je me sens appartenir, la tenue des premiers Forums des psys.</p>
<p>Comme Guillaume, je baigne depuis toujours dans l’univers de la psychanalyse – et en partie, pour les mêmes raisons que lui. J’ai bien l’idée que la Weltanschauung psychanalytique est bien celle qui tient compte du réel.</p>
<p>Le pas que vous avez fait en 2003, en franchissant le Rubicon, a bel et bien fait naître une génération pour cette raison qu’un désir authentique pour la cause analytique s’y est fait sentir là, comme nulle part ailleurs. Tandis que certains groupes de psys se souciaient de l’Amendement comme d’une guigne, que d’autres criaient dans le désert, vous avez mouillé votre chemise – sans l’y laisser – pour que la psychanalyse ait encore de l’avenir. Je me souviens qu’à ce moment-là, elle aurait bel et bien pu disparaître, et son seul destin, si vous n’étiez pas intervenu comme vous le fîtes avec, à vos côtés, certains collègues et amis qui ont eux aussi saisi la gravité du moment, était d’entrer comme « science humaine du XXe siècle » dans les livres d’histoire des Idées…</p>
<p>C’est parce qu’en acte, vous avez su mettre votre désir au service de cette cause sur la scène publique, que vous avez pu susciter celui de ceux qui y venaient, nombreux – j’y étais, j’avais 22 ans.</p>
<p><strong>Après les forums, nous sommes un certain nombre à avoir fait notre psycho, à nous être inscrits au département de psychanalyse de Paris VIII et dans les sections cliniques, à avoir écrit des articles et collaboré aux revues du Champs freudien, à nous être formés dans les services psychiatriques orientés par l’enseignement de Lacan auprès de membres de l’ECF, j’en passe.</strong></p>
<p>Je n’ai pour ma part<strong> jamais eu le sentiment de vous suivre</strong>, que pour autant que je suivais mon désir propre. Et il faut croire que je ne suis pas seule dans ce cas. Les Forums ont ainsi réussi le pari calculé et pour autant risqué de faire en sorte que la psychanalyse soit aujourd’hui possible en France, d’un point de vue légal. Pariant beaucoup, vous avez aussi su, comme par surcroît, lui assurer les conditions matérielles d’une existence prolongée avec la « génération Forum ». Cette génération n’a jamais suivi aucun mot d’ordre. Oui, il a fallu les Forums pour qu’elle se constitue, mais elle s’est faite à partir de ce fond décisif, spontanément.</p>
<p>La cause que les Forums défendaient, l’intelligence et la rigueur qui s’y démontraient, la force et la joie qui y ont toujours régné, et surtout leurs conséquences concrètes ont agrégé à l’École de la Cause freudienne des dizaines de « jeunes », dont certains se sont <strong>autrefois réunis dans le groupe Dix-it. Qu’était au départ Dix-it ?</strong> Quelques personnes, nées dans les années 80 et concernées par l’avenir de la psychanalyse. J’y ai rencontré des Rennais décidés qui avaient fondé l’Ah Non ! dont Caroline Pauthe-Leduc, Benoit Delarue, Alice Creff-Delarue. Perrine Guéguen en était la benjamine. Des Bordelais que j’ai rencontrés pour la première fois après le premier Forum, Guillaume Roy et Olivier Ripoll en étaient, et avec eux des Parisiens : Alexandre Matet que je connaissais depuis des années, Damien Guyonnet, Karim Bordeau, Adrian Price, et puis Aurélie Pfauwadel, Deborah Gutermann, Martin Quenehen, Fredérique Bravin, Joachim Lebovits, et bien d’autres.</p>
<p>Je me souviens de l’animation de nos réunions de travail d’alors, la conviction que nous avions <strong>qu’il fallait prendre part aux affaires de la Cité sans quoi la Cité prendrait part à nos affaires, sans nous</strong>. Cette conviction demeure intacte. Les Forums ont donc eu pour moi – et pour bien d’autres – un rôle fondateur. Au gré des événements, j’ai recroisé tous ceux que je viens de citer. Ils étaient là lors des dernières Journées, et d’autres avec eux. Certains d’entre nous seront présents lors du prochain débat sur la passe…</p>
<p>Ces quelques lignes pour vous dire ma gratitude, parce qu’en effet, si ces Forums n’avaient pas eu lieu, il y a fort à parier que non seulement cette génération de psychanalystes en formation n’aurait pas vu le jour, mais encore que la psychanalyse serait, maintenant, bien mal en point. Et aussi parce que ceux qui s’y sont rencontrés un désir vaillant pour la cause freudienne, vous avez su les accueillir un par un et leur faire une place.<strong> Les dernières Journées ont permis à cet élan initié, il y a sept ans, de trouver une suite logique – on peut le dire après coup. Cette suite aura des suites.</strong></p>
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		<title>Forum des psys</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 16:01:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>

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		<description><![CDATA[  L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT dimanche 7 février SUR LA JUSTICE dimanche 11 avril]]></description>
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<p align="center"><strong>L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT</strong></p>
<p align="center"><strong>dimanche 7 février</strong></p>
<p align="center"><strong>SUR LA JUSTICE</strong></p>
<p align="center"><strong>dimanche 11 avril</strong></p>
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		<title>Forum des psys</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 17:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#68]]></category>
		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>

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		<description><![CDATA[  L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT dimanche 7 février SUR LA JUSTICE dimanche 11 avril]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> </p>
<p align="center"><strong>L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT</strong></p>
<p align="center"><strong>dimanche 7 février</strong></p>
<p align="center"><strong>SUR LA JUSTICE</strong></p>
<p align="center"><strong>dimanche 11 avril</strong></p>
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		<title>forums des psys</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 16:15:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#67]]></category>
		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT dimanche 7 février SUR LA JUSTICE dimanche 11 avril]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:33px; text-align:center">
<p align="center"><strong>L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT</strong></p>
<p align="center"><strong>dimanche 7 février</strong></p>
<p align="center"><strong>SUR LA JUSTICE</strong></p>
<p align="center"><strong>dimanche 11 avril</strong></p>
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		<title>L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 20:58:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT sous la présidence effective de Bernard-Henri Lévy dimanche 7 février 2010 à la mutualité inscriptions : à partir de janvier 2010]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>L’ÉVALUATION, CULTURE DE MORT</strong></p>
<p align="center"><em><strong>sous la présidence effective de Bernard-Henri Lévy</strong></em></p>
<p align="center"><strong>dimanche 7 février 2010 à la mutualité</strong></p>
<p align="center"><strong>inscriptions</strong><strong> : à partir de janvier 2010</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’ÉCOLE ET LES FORUMS</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 11:40:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
				<category><![CDATA[#65]]></category>
		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>
		<category><![CDATA[Varia sur la Passe]]></category>

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		<description><![CDATA[par Carole Dewambrechies-La Sagna Il est étonnant de voir à quel point la logique des choses tend à nous échapper. Mais à certains moments, au cours de certaines lectures, un élément mis en avant, un binaire sous-jacent, une opposition permet de conceptualiser, au moins en partie, quelque chose qui jusque-là s’appréhendait difficilement. Ainsi la lecture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em><br />
 </em></p>
<p align="center"><strong>par Carole Dewambrechies-La Sagna</strong></p>
<p align="justify"><strong>I</strong>l est étonnant de voir à quel point la logique des choses tend à nous échapper. Mais à certains moments, au cours de certaines lectures, un élément mis en avant, un binaire sous-jacent, une opposition permet de conceptualiser, au moins en partie, quelque chose qui jusque-là s’appréhendait difficilement.</p>
<p align="justify">Ainsi la lecture du texte de Patricia Johansson-Rosen dans le n°63 du JJ a-t-elle eu pour moi cette fonction : me faire saisir les effets d’une difficulté dans l’École. La cause signifiante de cette difficulté me paraît pouvoir se résumer dans cette affirmation, que je lis dans son texte, dite en passant : « <em>Sa libido (de l’École) a été mise au service de grands combats qu’il fallait mener, mais qui l’ont éloignée de ce qui fonde notre communauté d’École à savoir la passe. </em>»</p>
<p align="justify"><strong>L’idée d’opposer la lutte politique et l’École, l’extérieur et l’intérieur, comme les mains sales du combat et la noblesse de la passe me semble une idée biaisée. </strong>En même temps, il m’apparaît que cette idée doit être là depuis longtemps (depuis le début des combats ?), sous-jacente à un certain nombre de réticences que j’ai pu entendre concernant, non le bien fondé des combats eux-mêmes auquel on condescendait volontiers, mais le sacrifice que cela comportait en termes de temps, d’énergie (de libido), de goût pour la vérité, la transcendance ou la chose en soi à quoi il faudrait renoncer.</p>
<p align="justify">Cette opposition correspond à une topologie inexacte, mais elle a cours dans l’École, et je dois à ce texte de Patricia de me l’avoir fait comprendre aussi simplement.</p>
<p align="justify">Je me dis aussi : heureusement que nous ne nous sommes pas laissés décourager à l’époque par ce type d’argument qui existait déjà. L’idée de « Nous avons fait… groupe uni pour, front solidaire contre, mais pas École » est une idée faite pour inhiber le combat, l’empêcher ou au moins le dévaluer, frapper du soupçon ceux qui le menaient en première ligne.</p>
<p align="justify">Pourtant Patricia a été de ceux-là. Je me souviens de réunions à une petite terrasse de café, rue du Four, avec Agnès aussi, pour régler certains détails du prochain Forum, des discussions sur la librairie qui aurait tant de succès pendant ces manifestations.</p>
<p align="justify">Alors pourquoi laisser passer cette idée des « grands combats » qui feraient que l’École soit négligée ? Les Forums ont été organisés par Jacques Alain Miller <strong>à partir d’un point extérieur à l’École : de ce point de vue ils ne sont pas de l’École. Mais ils ont été un formidable levier et ont donné naissance à une nouvelle génération, la « Génération Forum » </strong>qui s’est fait entendre lors des Journées-Événement de l’ECF que nous venons de vivre. Il n’y a pas de doute qu’elle forme le futur de l’École. Ces grands combats, ce n’est pas seulement qu’il « fallait les mener », comme on dit qu’il fallait bien faire quelque chose (on sous-entend que c’était déplaisant ou qu’on l’a fait à regret, on soupire ), mais bien davantage, que nous leur devons <strong>la survie de la psychanalyse </strong>car, comme le dit Lacan dans <em>Le triomphe de la religion </em>: <strong>« La psychanalyse ne triomphera pas, elle survivra ou pas »</strong>. Les nouvelles générations doivent savoir qu’elles auront à se battre pour cela. Encore faut-il ne pas leur enseigner que ces combats sont méprisables ou qu’avant de les mener il faut surtout bien réfléchir en termes de bénéfices/risques, comme on le fait pour les prescriptions médicamenteuses, et que les risques seraient situables au niveau de l’École. Les risques ont été et sont pour ceux qui, ces combats, les ont menés.</p>
<p align="justify"><strong>Le blocage de la passe vient d’ailleurs que de l’économie de la libido. Il relève d’une autre logique. Il est antérieur et se repère dès 2002, soit un an avant l’affaire Accoyer.</strong></p>
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		<title>QU’EST-CE QU’UNE ECOLE DE PSYCHANALYSE AU XXIè SIECLE?</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 11:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Forum psys]]></category>
		<category><![CDATA[Varia sur la Passe]]></category>

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		<description><![CDATA[par Agnès Aflalo La question mérite d’être posée. Lorsque Lacan en invente le concept, il a sans doute l’idée que c’est la structure qui convient le mieux pour faire exister le discours analytique au moment où il se fait excommunié de l’IPA parce que sa réinvention du discours analytique fait trembler les semblants jusque et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>par Agnès Aflalo</strong></p>
<p><strong>L</strong>a question mérite d’être posée. <strong>Lorsque Lacan en invente le concept, </strong>il a sans doute l’idée que c’est la structure qui convient le mieux pour faire exister le discours analytique au moment où il se fait excommunié de l’IPA parce que sa réinvention du discours analytique fait trembler les semblants jusque et y compris, les Noms-du-Père. L’histoire que nous vivons aujourd’hui démontre une fois encore que son orientation était juste puisque l’IPA a vendu la maison Freud en pièces détachées aux adeptes des TCC.</p>
<p><strong>Son concept d’École, fondée à ce moment-là, doit d’abord abriter son enseignement. </strong>Ensuite, la <strong><em>Proposition</em></strong><strong> </strong>met au point un dispositif pour tenter de logifier la production du psychanalyste. Du vivant de Lacan, il s’en est fallu de peu que son École ne soit détournée de sa mission. Beaucoup de ses élèves se sont dressés contre lui, pour garder de ce nom d’École vidé de son contenu. Ce bruit de haine, entendu alors, est de ceux qui ne s’oublient pas. Pourtant, dans ses années-là pas d’autres ennemis du discours analytique que les psychanalystes eux-mêmes. La passe existait à l’EFP, je ne me souviens pas que les AE d’alors aient analysé le malaise et ses causes. C’est le désir de Lacan &#8211; aidé de quelques jeunes il est vrai – qui a œuvré pour que la dissolution ait lieu et qu’une autre École soit fondée aussitôt. L’ECF est venue juste après.</p>
<p>C’est la diffusion de son enseignement qui a décidé Lacan a fait faire le voyage à <strong>Caracas</strong>. C’est la diffusion de son enseignement qui est à l’origine de la création de l’École argentine et de quelques autres. La première urgence après la Dissolution, c’était de mettre l’enseignement de Lacan à l’abri, de le rendre au moins aussi insubmersible que celui de Freud et son IPA. C’est à quoi s’est employé Jacques-Alain Miller. Grâce à son désir en acte, la rencontre avec le désir de quelques autres a eu lieu et d’autres Écoles ont été crées. Leur nombre a permis de créer l’AMP. L’enseignement de Lacan était donc à l’abri. C’est ce que nous avons cru longtemps.</p>
<p>Pourtant, il y a à peine six ans, une loi votée à France a failli bouleverser la donne de façon irrémédiable. C’était le fameux amendement <strong>Accoyer</strong>. Ce fut l’instant de voir pour beaucoup d’entre nous que le monde avait changé sans que nous nous en soyons rendu compte. Refoulement ou défense ? sans doute les deux. On s’est alors aperçu que la psychanalyse ne jouissait plus des privilèges qui étaient les siens jusque-là. <strong>Sans l’interprétation immédiate de Jacques-Alain Miller qui fit une démonstration en acte de l’efficacité du discours analytique</strong> avec les <strong>Forums </strong>et <strong><em>Le Nouvel Âne</em></strong><strong>,</strong> la psychanalyse lacanienne n’aurait pas seulement ridiculisé son savoir, <strong>elle aurait été rayée de la carte.</strong> Les Forums ont commencé l’analyse du malaise qui venait de cristalliser. Ils n’ont pas eu seulement lieu à Paris, ils ont aussi eu lieu en province. Chacun des membres du peuple analytique qui se sont exprimé ont tenté d’expliquer, de s’expliquer, de rendre des comptes parce que chacun a perçu que le discours analytique pouvait disparaître. Pour la première fois le discours analytique avait besoin de soutien de personnalités qui n’étaient pas de son champ. Saisir le réel en cause passait désormais aussi par d’autres semblants que ceux jusque-là connus.</p>
<p>L’ECF a aussi jugé nécessaire de s’engager tout de suite dans le combat, aussi elle organisait Journée extraordinaire et autre Forum anti-TCC. Aucune voix n’a fait entendre que cet acte de combat était néfaste à l’École ou était étranger à la vocation d’École. Je n’ai pas le souvenir qu’un AE d’alors ou d’un peu avant se soit levé pour faire entendre des réserves. Il me semble plutôt que la mise en question des Noms–du-père de la psychanalyse ait donné l’idée à quelques-uns que la cause analytique nécessiterait toujours un désir en acte pour la défendre, mais surtout pour la faire vivre. Je ne crois pas que les membres des cartels de la passe d’alors aient manifesté une opposition voire une réserve contre les Forums ou LNA, mais leur avis sur ce point serait précieux.</p>
<p><strong>Prendre la mesure que le changement ne se limite pas seulement à la France </strong>demande de tirer les conséquences du savoir que nous avons commencé de construire depuis l’assassinat manqué de la psychanalyse. Elles sont nombreuses. <strong>La refondation de l’École après le succès des dernières Journées commence à peine. </strong>Les ennemis de la psychanalyse ne sont plus seulement les psychanalystes. Il y a aussi le <strong>maître moderne et ses avatars </strong>qu’il est urgent d’analyser. Alors, on peut se plaindre des Forums et décider de changer le peuple analytique ou bien, c’est l’École qui devra consentir aux changements. <strong>Ne peut-on attendre, au XXI</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong> siècle, qu’une École d‘orientation lacanienne s’occupe d’abord d’assurer la survie du discours analytique et la politique qu’elle nécessite, soit analyser sans cesse les semblants que le réel secrète et hystoriser cette vérité menteuse. </strong>N’est-ce pas une condition nécessaire à la poursuite de l’expérience de la passe ?</p>
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		<title>COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT UNIVERSITAIRE  POUR LA PSYCHANALYSE</title>
		<link>http://disparates.org/JJ/2009/12/communique-du-mouvement-universitaire-pour-la-psychanalyse/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 11:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>véronique müller</dc:creator>
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		<category><![CDATA[AERES]]></category>
		<category><![CDATA[évaluation]]></category>
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		<description><![CDATA[Par un mail diffusé sur la liste « Kamel Gana », le 25 novembre 2009, M. Swendsen annonce une bonne nouvelle : la psychanalyse est maintenant soluble dans la science. Il ne conçoit aucune difficulté à la soumettre  à « une évaluation scientifique rigoureuse ». Les experts de l’AERES, nommés par le Ministère, ont donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><strong>P</strong>ar un mail diffusé sur la liste « Kamel Gana », le 25 novembre 2009, M. Swendsen annonce une bonne nouvelle : <strong>la psychanalyse est maintenant soluble dans la science. </strong>Il ne conçoit aucune difficulté à la soumettre  à « une évaluation scientifique rigoureuse ». Les experts de l’AERES, nommés par le Ministère, ont donc résolu le difficile problème de savoir ce qu’est une science et disposent de critères pour le mesurer. Pourquoi gardent-ils cachées de telles découvertes qui jusqu’alors résistaient aux recherches des meilleurs épistémologues ? Ils semblent aussi avoir conclu sur une autre difficulté largement débattue : <strong>la science est-elle le seul mode de connaissance possible ? </strong>Des avancées aussi considérables ne sauraient rester réservées à quelques initiés : ils doivent maintenant les porter sur la place publique.</p>
<p align="justify">On peut espérer qu’ils auront mieux à nous proposer que le critère poppérien de falsifiabilité dont le caractère peu probant a été maintes fois démontré.   Rappelons qu’aucune expérience ne peut s&#8217;avérer décisive pour réfuter une théorie. D&#8217;une part, parce que ce n&#8217;est jamais qu&#8217;un énoncé déterminé qui est comparé aux faits, et non la théorie elle-même, or l&#8217;on ne saurait évaluer tous les énoncés par rapport à l&#8217;expérience; d&#8217;autre part, plus important encore, si les faits observés ne confirment pas la théorie, la démarche initiale du savant n&#8217;est pas de l&#8217;abandonner, mais de la compléter par de nouvelles hypothèses. Les irrégularités factuelles par rapport aux thèses centrales de la théorie peuvent s&#8217;accumuler, les hypothèses ad hoc  s&#8217;ajouteront tant qu&#8217;une nouvelle théorie n&#8217;aura pas été non seulement conçue mais aussi acceptée par la majorité des spécialistes. L&#8217;unification de la science sous l’égide de l’épistémologie de Popper n&#8217;offrirait d&#8217;autre promesse que celle d&#8217;une stérilisation méthodologique de certains domaines. &laquo;&nbsp;On ne peut guère éviter la conclusion , note le mathématicien René Thom (1984), qu&#8217;il n&#8217;y a pas de critère unique de la scientificité, chaque domaine disciplinaire élabore ses propres critères de scientificité, compte tenu des possibilités déductives qui s&#8217;y présentent. Le critère poppérien de falsifiabilité est peut-être valable pour la physique (encore que je n&#8217;en sois pas sûr). C&#8217;est de la part des physiciens un acte d&#8217;impérialisme injustifiable que de vouloir l&#8217;imposer aux autres disciplines&nbsp;&raquo;. Dès lors, les épistémologues les plus pertinents parviennent à un constat d&#8217;échec: &nbsp;&raquo; le problème de la démarcation entre ce qui est science et ce qui ne l&#8217;est pas n&#8217;est pas encore épuisé&nbsp;&raquo; (Paty, 1982). La science est multiple. Avant les récentes découvertes de l’AERES, il n&#8217;en existait pas de définition neutre et objective.</p>
<p align="justify">Qui plus est, l’une des caractéristiques majeures des recherches scientifiques du XXème siècle réside dans la multiplication des démonstrations d’incomplétude. On connaît les théorèmes de Gödel qui établissent qu&#8217;il existe dans l&#8217;arithmétique des propositions à la fois vraies et indécidables. Mais il existe d&#8217;autres trous irrémédiables dans les connexions rigoureuses des lettres de la science: la réfutation de l&#8217;hypothèse du continu par Cohen, le théorème d&#8217;indécidabilité de Church, le principe d&#8217;incertitude d&#8217;Heisenberg, le théorème d&#8217;arrêt de Turing, le théorème de la vérité de Tarski, etc. Il arrive que parfois une fiction tente de recouvrir l&#8217;aporie logique, tel est le cas de la fameuse thèse astronomique du big-bang, bien qu&#8217;issue de formalisations mathématiques rigoureuses, elle ne saurait clore l&#8217;interrogation sur l&#8217;origine, ni faire taire le naïf demandant ce qui précédait l&#8217;explosion initiale. Ces trous dans les énoncés  les plus rigoureux viennent rappeler que les savoirs scientifiques sont des réductions discursives du réel faites à partir d’hypothèses conçues par un sujet. Or il est une condition nécessaire, mais non suffisante, pour déterminer ce qui est scientifique, c’est que ce sujet n’y apparaisse plus. Quand les résultats d’une expérience sont conditionnés par les états d’âme de celui qui la fait, comme dans l’alchimie ou le chamanisme, il y a consensus pour considérer qu’il ne s’agit pas de science. Lapsus, rêves, délires, symptômes ne peuvent trouver place dans le discours de la science : ils sont toujours singuliers et non reproductibles en laboratoires.</p>
<p align="justify">Une spécificité de la psychanalyse, ignorée de M. Swendsen, tient à ce que son étude porte sur le sujet qui fait la science, laquelle de ce fait doit méthodiquement le rejeter : il n’y apparaît plus que par l’entremise de trous dans le savoir, ombilics de son insertion. Vouloir faire entrer la psychanalyse dans le discours de la science équivaut à méconnaître sa spécificité. Elle relève d’un autre champ épistémologique et ne peut user sans se renier des outils propres à la méthode expérimentale.</p>
<p align="justify">Dès lors, le MUPP salue et approuve l’initiative des Professeurs du CNU 16ème section qui refusent de participer aux expertises AERES, sachant que les critères retenus opèrent de fait une pré-évaluation particulièrement inéquitable pour la psychanalyse et la psychologie clinique. Il faut rappeler que la méthode clinique n’est pas la méthode expérimentale et que rien ne justifie épistémologiquement de vouloir subordonner la première à la seconde.</p>
<p align="justify">Le MUPP demande  aux psychologues cliniciens universitaires de ne plus participer aux expertises de l’AERES – sachant que dans leur mode actuel elles ne peuvent conduire qu’ à la disparition de leurs formations.</p>
<p align="justify">Seule la proposition de scission du CNU 16ème section proposée par le Syndicat National des Psychologues pourrait permettre de sortir d’une situation délétère qui alimente depuis des décennies des tensions entre psychologues intervenant à l’université.</p>
<p align="right"><em>Pour le Mouvement Universitaire Pour la Psychanalyse</em></p>
<p align="right"><em>Pr J.-Cl. Maleval </em></p>
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