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histoire de blog

j’ai fermé, j’ai rouvert, et j’ai ouvert ailleurs : la première heure

18 mars 2008 - 15:05 / disparates /

répondeur d’analyste

Je dois modifier le répondeur, le message du répondeur d’une analyste. Je m’introduis subrepticement, en son absence, dans son appartement. Le message et le répondeur téléphonique ont auparavant été mis en place par un enfant, une petite fille. Il faut que j’en trouve le fonctionnement. Je commence par me tromper, parce que j’enregistre un message sur d’anciens messages

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11 novembre 2007 - 11:38 / rêves /

mercredi 5 sept

  1. travailler 1 heure jp
  2. travailler 1 heure ecf
  3. travailleur 1 heure mère
  4. payer impôts

5ème jour sans cigarette (je me suis pesée, y a pas trop de malaise)

5 septembre 2007 - 8:48 / to do /

matin

dans le miroir sale gueule, la gorge en feu et même les oreilles, enflammées / ce qu’il me faudrait c’est un incroyable massage de la poitrine, non pas les seins, la poitrine, les poumons.

31 août 2007 - 7:33 / disparates /

(l’art ) et le temps

Anyone can write a sentence on a sheet of paper. Everybody can do it! And why don’t they? Because they don’t find it relevant to spend ten or fifteen minutes every day with this kind of practice. OK, it helps that I’m an artist, while they do other things; but I want to believe that it’s the only thing that makes a difference, just because I decided to spend these fifteen minutes. It’s only about that, because I take the time to do it.

7 juin 2007 - 16:37 / disparates /

quand l’histoire, la scène, devient un rêve (et retour sur la paire)

Deux séances non racontées.

Une Anna est venue loger ici
– amie de F.

Il y a deux séances donc
– y suis allée avec des pieds de plomb – rien, me semblait-il, à dire. Fatiguée de ce que j’avais commencé à développer ici autour des rêves et de la scène (l’histoire) (des 2 hommes). En séance, lapsus: au lieu d’en parler d’« histoire », je parle de « rêve ». Il, l’analyste, tape du pied. Me dit quelque chose, quoi, je ne sais plus. Puis me parle du fait que c’est quand on ne sait plus quoi dire que ça commence, l’analyse, la psychanalyse. C’était lors donc de l’avant-dernière séance. Et c’est depuis que je n’écris plus ici, à propos des séances. Cours de Miller aussi, troublant. J’ai fait aussi beaucoup de rêves dont je ne me souvenais plus. Dans l’un, je ne retrouvais d’une paire qu’une seule chaussure. Dans un autre, apparaissait à un moment donné, en bas à gauche dans l’image du rêve, un sceau. J’ai retrouvé le mot hier, après l’avoir cherché. Un sceau en cire, de forme ronde et dont le motif était effrayant, m’a réveillée.

Cours de Miller sur le tout dernier enseignement de Lacan (TDE)
, remise à plat, en cause par Lacan lui-même, à la fin de sa vie, de toute son œuvre :
– le sujet supposé savoir
– l’inconscient structuré comme un langage
– la définition du sujet
– la primauté du signifiant sur les registres de l’imaginaire et du réel.
Et son idée d’approcher le réel via l’imaginaire. Ça, c’est pour moi, ce qu’il y a de plus mystérieux.


Et puis, mais non, mais non
, tu le vois bien, qu’il ne faut pas laisser tomber :

2 frères, 2 amies, 2 amis, grand appartement, ancien/moderne, 1 brun/1blond, 2 blondes, jumelles, reflet, méchants/méchante, faire travailler/travailler

Alors qu’ici-même je peux aujourd’hui écrire que d’une paire (de chaussures) en rêve, je n’en retrouve plus qu’une : (c’est que jamais les 2 ne font la paire).

27 mai 2007 - 13:42 / disparates, séances /

le lendemain, dimanche, 14 :18, sur le lit. fenêtre ouverte, vent dans les arbres, ravie.

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revenir sur ce que j’ai écrit hier, à propos des 2 rêves :
c’est non, c’est non, c’est idiot, ça n’est pas ça, faut laisser tomber, ces interprétation bidons.

2 frères, 2 amies, 2 amis, grand appartement, ancien/moderne, 1 brun/1blond, 2 blondes, jumelles, reflet, méchants/méchante, faire travailler/travailler

il ne faut pas laisser tomber:

les mères et leur maladies de mère, qui sont en réalité, 1 maladie de femme, 1 maladie mortelle. 1 maladie de jouissance – brûlée vive.

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22 mai 2007 - 17:01 / disparates, rêves, séances /

enfermée dans la chambre (venue aux faits)

samedi 12 mai 12:57

rêve de cette nuit. ma mère à la clinique. on découvre qu’elle est très malade. qu’elle a un cancer, je ne sais plus de quoi, des poumons peut-être, enfin, ça reste vague. on lui dit qu’elle doit se reposer. on lui dit qu’elle doit se faire aider. je suis là, on me fait comprendre que je dois l’aider, absolument. je vais de mon côté à un hôpital. je suis malade aussi. on me met des pansements. beaucoup. je vais voir ma mère, je lui dis que je suis très malade. moi aussi, très malade. je lui dis « mais tu sais, c’est vrai, je suis très malade. » elle n’a pas l’air de me prendre au sérieux. nous sommes à l’hôpital. je crois qu’elle est en soins intensifs. on la traite comme si elle était très malade. qu’elle pourrait mourir.
je me retrouve à l’école des dames de marie, où j’ai fait mes humanités. je crois que je suis sur une sorte de chaise roulante. j’explique que je suis très malade, je découvre mes plaies. ma chair est à vif.

Rêve d’il y a plusieurs nuits. Irène me propose que nous vivions ensemble. Elle me fait visiter un appartement qui doit lui appartenir, très grand, très beau, mais tout y est très ancien, vieux, poussiéreux, sombre. L’appartement est si grand que je lui demande ce que nous ferions si nous entrions en froid, avions un petit problème, parce qu’il serait facile que nous vivions chacune dans un coin de l’appartement, sans nous rencontrer jamais, et que je redoute cela, de longues bouderies. Je lui reparle de cela par deux fois. Elle ne me répond pas. Elle a l’air désireuse de vivre avec moi. Me fait ensuite visiter un autre appartement, moins grand, plus vide, plus ancien encore, me semble-t-il, avec une sorte d’odeur de moisi. Je l’interroge sur les chambres. elle me montre la sienne, puis apparaît la mienne. Je lui parle de Jules, je lui dis que je ne peux pas me séparer de lui. Je lui demande si elle me fera payer plus cher parce que je suis avec Jules, parce qu’il y a une personne en plus. Je m’aperçois qu’il y a un petit lit pour Jules dans ma chambre. Je lui dis que je ne veux pas ça, que Jules dorme ma chambre. Une petite chambre pour lui apparaît.

A quoi sert de raconter des rêves, si on a aucune idée de la façon dont les interpréter. J’ai dû faire ce dernier rêve mercredi, juste avant la séance de jeudi. J’ai la nausée, une terrible nausée, il faut que j’arrête d’écrire.

13 :21. Nausée. Je préfère écrire à la main plutôt qu’à l’ordinateur. Je me suis enfermée dans la chambre, couchée sur le lit. Je passe beaucoup de temps sur le lit en ce moment, peut-être cela correspond-il aux heures que je passais devant la télé quand nous en avions une, avant qu’elle ne cesse de fonctionner en décembre de cette année. A la place, je rêve ou je lis – ou je dors. Et je préfère le lit, la chambre au salon. J’aime beaucoup cet endroit – qui n’est pourtant pas très bien aménagé. J’aime la lumière et les arbres devant la fenêtre. Jules ne s’apercevra pas de mon absence, Stan, son frère, son grand frère, son demi-frère, le fils de Frédéric, est là – et Jules l’aime énormément. Ce que je voudrais, c’est poser ma tête sur l’oreiller et fermer les yeux. Je suis ici à écrire pour dire que lors de la dernière séance, j’ai raconté ce qui m’était arrivé. Je ne suis d’ailleurs ici, à écrire, que pour raconter ce qui s’est passé en séance. Je vais fermer les yeux deux minutes.
Fermer les yeux, c’est proprement délicieux.
Heureusement qu’il fait plus froid ces jours-ci, c’est moins confortable, à moins que je ne me glisse sous la couette. C’est que je suis un peu inquiète d’être si encline à me coucher. (Les maisons du rêve avec Irène sont des maisons de « grand-mère », abandonnées. Je préfère la première, malgré sa taille, sa grande taille, à la deuxième, vraiment trop vieille.) Je m’émerveille de ces phrases qui me viennent, de leur déroulement, de leurs virgules, du mot qui suit. Finalement, le point, et je ferme les yeux.
tout ça pour. tout ça pour ne pas. Ne pas. Je lève les yeux, le vert de l’arbre, le soleil qui joue dans ses feuilles, ce vert dont Walser R. s’émerveille dans le livre que je lis en ce moment. Ce n’est pas que du vert que je m’émerveille – l’arbre devant la fenêtre est jeune encore et sa taille s’ajuste parfaitement dans l’encadrement de la fenêtre, le vent faisant jouer son corps mince. Il ne me semble pas avoir jamais été d’humeur aussi « contemplative » que ces jours-ci. enfin, je rêve beaucoup aussi, je rêvasse. D’une incroyable paresse. Tout de même, je m’étonne (tout ça pour ne pas), je m’étonnais hier, regardant l’arbre bouger, couchée sur ce même lit, sur le dos plutôt, face à lui, et ressentant ses mouvements dans mon corps-même, immobile, versée, déversée. « Les faits. » Les suivants : l’âge ? 16, 17 ? Les nuits, une boîte de nuit, où j’allais seule, le Richard, depuis le jour de mes seize ans. Je dansais, je dansais, je ne buvais, pas d’alcool. « Les faits. »J’ai moi-même souvent dit que je couchais avec tout le monde, n’importe qui, un jour dans la rue, me suis-je souvenue hier, à cette époque. Assez souvent pour que je le croie je l’ai dit – parce que de souvenirs, je n’en ai pas tant. Assez joué. Silence jusqu’à ce que. Silence ! Deux hommes, 2 jeunes hommes, deux amis, un blond, un brun. toujours au bar. Jeunes et beaux. Leurs deux amies, blondes, très minces, leurs pantalons serrés, chaussures pointues, coiffures « lionnes » (tout ça, pas dit, en séance). Silence. Silence (mais le soleil dans l’arbre, c’est important). Je ne sais pas, plus du tout, comment je suis arrivée dans l’appartement de l’un d’entre eux, le blond. Un très grand appartement, « moderne », en banlieue me semble-t-il, car c’était loin de la ville, du centre-ville. Loin. dans la chambre, nous avons fait l’amour, je ne me souviens plus de son nom, puis il est parti, me laissant seule, là. J’étais au lit, dans le lit, quand le deuxième est arrivé, son copain, le brun. Il s’est couché dans le lit, c’était la nuit, m’a parlé, le lit était très grand, m’a demandé qui j’étais, si je connaissais son copain depuis longtemps. J’ai répondu que non, que cela datait du soir même. Son comportement a alors changé, comme sis ma réponse l’y autorisait. Il m’a fait l’amour. m’a retournée sur le ventre. M’a enculée. Ce que je n’ai pas pu raconter en séance. Est-ce que j’ai crié de douleur. J’ai eu mal. ensuite m’a fait lever. M’a dit de partir, de m’en aller. (C’est incroyable comme les mots se suivent, s’enchaînent). Dans le hall, comme il s’apprêtait à fermer la porte, je lui ai demandé de l’argent, pour prendre un taxi, je lui ai dit que je n’en avais pas. Je ne savais pas où j’étais. Il m’a ri au nez, m’a dit : « Quoi, moi, qui fais travailler des filles, alors qu’il y a en ce moment-même des filles qui travaillent pour moi, toi, tu me demandes de l’argent !!! » et il a fermé la porte. Je suis rentrée en stop. J’étais silencieuse, dans une voiture, la nuit. Je veux dire qu’une sorte d’énorme silence m’a prise, m’a entonnée.
Tiens, plus de papier.
Pourquoi est-ce que quelques jours plus tard, je suis retournée à cette boîte. Pourquoi est-ce que je me suis approchée du garçon au bar, comment, le blond, lui ai-je laissé me dire, d’un ton moquer que je lui avais filé je ne sais quelle maladie « honteuse ». « Tu veux la voir, ma bite, viens, viens voir, tu veux voir dans quel état tu l’as mise ? ». Je me suis éloignée, comment ai-je fait ? Qu’ai-je dit ? en montant les escaliers pour sortir, un jeune qui les connaissait m’a rejointe, m’a dit, mais vraiment gentiment, m’a demandé « pourquoi je faisais ça ». M’a dit que je ne devais plus le faire. Je l’ai écoutée. Les arbres. Il y a beaucoup de vent. Et là-bas, derrière, le ciel. Un bout de ciel.
Tu vois, je ne sais pas pourquoi pendant des nuits, et des nuits, j’ai repensé à ce qui s’était passé. Et c’est vrai, c’était comme de tomber dans un trou. Jamais je n’avais raconté cette histoire. Je n’aurais jamais cru que je le puisse. l’écrire non plus.

Le rêve aux grand appartement, avec Irène :
Irène est une amie dont je n’ai pas pris l’amitié au sérieux, que j’ai perdue à cause de ça, que j’ai aimée plus que ce que je ne croyais – et pas seulement à cause de sa liaison avec mon frère, comme j’ai pu le croire et si j’en crois les nombreuses fois où je repense à elle. J’ai deux frères, que j’aime beaucoup.
Dans le rêve, l’appartement était très grand, comme j’ai pu écrire que l’appartement des 2 garçons était très grand. Et il est aussi vieux que le leur était moderne, aussi poussiéreux que mon souvenir.
Je ne sais pas pourquoi je m’inquiète que nous puissions y vivre séparés. Amies, mais séparées, vivant ensemble mais séparées, nous boudant. J’ai beaucoup boudé dans mon enfance, trop longuement, et il est arrivé avec Anne, une amie homosexuelle, que nous nous soyons boudées plusieurs mois, alors que nous travaillions l’une à côté de l’autre, que nous soyons parties en vacances ensemble, et que nous nous aimions beaucoup.
Maintenant que j’y pense, les deux amies des deux garçons, toujours habillées, coiffées de la même façon, étaient peut-être jumelles. Je me suis demandée, après, si elles « travaillaient » pour ces hommes.
Ces 4 jeunes gens détonnaient fort dans la boîte de nuit. Ils étaient beaux, différents, arrogants, méprisants. Fascinants.

Le rêve avec ma mère cette nuit :
Je ne vois pas le rapport de ce rêve avec tout ceci. Nous étions malades, ma mère ne faisait pas attention à moi, nous étions malades, elle était malade comme la Desperate Housewive vue la veille à la télévision, malade de trop de travail, malade d’être mère. Dans le rêve, je suis écorchée vive sous les pansements. Peut-être cela a-t-il à voir avec ce que j’ai dit de la façon dont je n’ai plus su comment m’habiller après cet événement, comment je n’ai plus pu sortir, comment j’ai totalement perdu mon image. Mais quel rapport avec ma mère ? Elle y a un cancer des poumons, je crois. C’est son torse qui est atteint, tandis que moi, ça se passe plutôt dans la partie inférieure de mon corps. Mon père est mort des poumons. Ma mère est si malade qu’un médecin ferme la porte de sa chambre. Parce qu’elle va peut-être mourir. L’école où je retourne dans mon rêve date de l’époque visée par le souvenir aux deux garçons. Ma mère m’avait dit que quand elle était jeune, elle avait rêvé d’être torturée, pour l’épreuve de sa foi, et qu’elle était brûlée à petit feu, sur des charbons ardents.

12 mai 2007 - 20:44 / disparates, rêves /

muji (lendemain de week end)

je sais comment m’habiller, je ne pourrais pas me mettre au boulot, c’est mal, c’est mal, c’est mal, j’ai besoin de douceur, de me traiter doucement, pourquoi est-ce que je ne travaillerais pas, peut-être parce que jules est là, que c’est difficile de travailler en sa présence, peut-être parce que je ne me remets pas d’avoir crié devant lui samedi, que j’ai peur qu’il ait attrapé peur de moi, qu’il faut retrouver une confiance, complicité, lui donner du bon, j’ai décidé d’aller chez muji, m’acheter des cahiers, jules aime le métro, nous irons en métro, voilà, voilà, voilà, il ne me reste plus qu’à m’habiller, je sais comment m’habiller, je sais comment m’habiller, ensuite, il faudra que j’habille jules, puis, nous partons.

combattre l’envie de dormir.

7 mai 2007 - 13:33 / disparates /

week end

très affaiblie par ces souvenirs.

et toujours cette grande fatigue, incroyable.

ça s’est très mal passé, samedi, quand frédéric est rentré dans la chambre pendant que j’écrivais – ce que je viens de retaper ici -, rentré avec jules, disant que jules devait être rassuré, voir sa mère, qu’il fallait lui expliquer (ce que j’avais fait). Je me suis levée, alors. j’ai donné à manger à jules. puis, je n’ai plus voulu écrire. sous prétexte qu’on m’en empêchait. malheureusement, je me suis fâchée, très fort, et devant jules, j’ai accusé frédéric de toutes sorttes de choses. il a fallu que je dorme pour me récupérer. ensuite, nous avons été faire des coursses. le soir, de peur de ne pas m’endormir, de recommencer à penser à ce souvenir mauvais, j’ai pris un somnifère. hier, nous avons été voir une expo. sarkozy a été élu.

7 mai 2007 - 11:38 / disparates /

premier samedi 2007, 13h02

Mauvaise nuit que cette nuit où un souvenir est redevenu mauvais. Comme la semaine dernière, je m’attelle maitenant à écrire la dernière séance et ses suites. Je n’en ai pas envie ou ça me fait plutôt peur, mon esprit est vide, en fait je redoute de ne pas y arriver. Essayer de le faire sans y penser. Plonger, ou plutôt descendre les marches qui pénètrent la piscine. Tant que je ne le fais pas, je crains de restée hébétée, hébétée et tentée de garder les yeux clos. Trêve de précautions oratoires, ouvrons l’œil, allons-y. J’ai abandonné Fred à Jules (le pauvre. Le stylobille roule sur le carnet).

Séance : J’ai commencé en reprenant ce que j’avais découvert ici en écrivant. Hé zut, Jules pleure devant la porte. Je suis repartie de l’idée d’un avant et d’un après le certain événement en cause cette nuit, dont j’ai dit que je ne voulais pas le raconter, dont j’ai parlé en disant que j’y avais été confrontée à la méchanceté. A cause duquel, il me semble que je perds maintenant les mots. Il me semble que c’est déjà tout, que je n’ai rien à ajouter. Je sais que ce n’est pas vrai. Jules pleure, Jules hurle même, je ferme les yeux. Ce terme que j’ai utilisé m’a frappée, de « méchanceté ». Non point d’ailleurs celui-là, mais ceux de « gens qui avaient été méchants avec moi ». Et que c’était cela qui dans ce qui m’était arrivé m’avait « frappée », avait compté – plutôt l’aspect méchant que l’aspect sexuel.

J’ajoute que s’il m’a frappé, ce signifiant de « méchanceté », c’est qu’il est depuis longtemps présent dans mon analyse, c’est un signifiant que je connais bien, mais pas sous cet aspect-là. Je me suis trouvée moi-même « méchante ». Longtemps, je me suis moi-même trouvée « méchante ». C’est ce qui m’a effleurée, en séance. Par après, il m’a semblé que ce signifiant prenait là une coloration sexuelle. Plutôt que de dire « j’ai été abusée, sexuellement, abusée », j’ai dit « on a été méchant avec moi ». Je n’ai pu m’empêcher, y repensant le lendemain, de penser que la méchanceté était venue couvrir le sexuel. J’ai dit que ce qui s’était passé n’avait pas été compris. je pense que c’est cette collusion brutale de la méchanceté et du sexuel qui a fait « trauma ». J’ai repensé aux paroles de mon père, durant ses délires, à la fin de sa vie, à propos de l’horreur du rapport sexuel, de la violence, de la brutalité, de l’horreur. Enfin, l’énigme reste entière. J’ai rencontré quelque chose que je n’ai pas avalé, qui n’est pas passé. J’ajoute que cette idée de méchanceté ne m’est venue qu’au moment où je me trouvais devoir parler de ce souvenir. Pour ma part, je n’avais jamais jusque là pensé ça en ces termes-là. Au cours des insomnies qui ont suivi, je ne cessais de me repasser le film de ce qui s’était passé. C’était très désagréable, et c’est ce qui m’est arrivé vendredi.

En séance, je dis qu’à cette époque, je couchais avec tout le monde, j’étais un peu « innocente ». Comment le dire cela n’avait pas d’importance cela n’était pour moi ni bien ni mal, ce qui arrivait à mon corps n’avait pas d’importance. Il me semblait que les hommes voulaient cela, que cela leur faisait plaisir. Cela ne m’en faisait pas le moindre, mais cela ne me faisait pas mal non plus. Ma mère m’avait dit que c’était « la plus belle chose du monde » et je devais penser, plus ou moins consciemment, avec chacun d’entre eux, que nous nous marierions et aurions beaucoup d’enfants. C’est à ça que je pensais quand je disais que j’étais plutôt innocente. Je ferme les yeux. Je suis sur le lit dans la chambre. Je glisse mes jambes sous la couette, je m’étire. Jules a cessé de pleurer.

Ne se pourrait-il qu’on reste les yeux fermés.

Jules a recommencé à pleurer. Peut-être faut-il lui céder, y aller ? Dormir. Un phrase hier dans un article [1] me fait penser que pour moi effectivement mon corps n’était pas sacré (ou est-ce déjà là quelque chose de déduit de mes expériences, ce qui désagréable à réaliser). D’où la difficulté pour moi de plaindre, par exemple, de « viol ». Enfin, c’est ce que je crois. D’où l’impossibilité de me plaindre tout court. Même à moi-même. Revenant de cette nuit, avec les deux hommes, celle que je ne veux pas raconter, je n’étais malheureuse. J’avais les yeux ouverts. Je suis tombée. Comme je l’ai dit en séance, quelque chose n’a pas été compris. Il a fallu que je me lève pour Jules. Frédéric est venu me chercher. Je ne suis pas sûre de reprendre.

[1] On comprend mieux alors, qu’à l’opposé, le touche-à-tout ne peut être pris au sérieux, il est celui qui n’a aucun tabou car il ne discerne pas entre le profane et le sacré. Autrement dit, il ne respecte rien car il fait fi du réel. (« Odor di femina. Le séminaire sur la lettre volée » Yasmine Grasser sur le site de la Cause freudienne (LEL 37)). Je ne dirais pas de moi que je ne « respectais rien », mais bien éventuellement que j’aie pu faire « fi du réel ». Ou que c’était ce qui m’avait été transmis, l’amour, une sorte d’amour faisant « fi du réel », du réel du sexe. Et c’était là, ce qu’il y avait à apprendre, à rencontrer, et que la rencontre fut mauvaise – mais se peut-il autrement ? Et que ce qui trouva des mots, fut reconnu, fut la méchanceté, le mépris, cela qui fit son chemin dans ma conscience. Mais il n’arriva pas que je me révolte, je le répète, je suis tombée, lentement. Un peu plus tard, je restai une semaine au lit, à dormir, ne voulant plus me lever.

7 mai 2007 - 11:08 / disparates /

lundi 30 avril

Je ne prends donc plus de somnifères et je dors. Mon sommeil est guéri.

30 avril 2007 - 14:10 / disparates /

Avril, 28 ou 29, dimanche, 16h28, 2007

Je voudrais arriver à écrire à propos de la dernière séance, de jeudi, mais je ne me souviens de rien. J’écris au porte-mine, dans un carnet de dessin, c’est plaisant. Je suis couchée sur le lit, la fenêtre de la chambre est ouverte. On attend l’orage. Malgré le bruit qui persiste, j’aime le calme des dimanches. Jules m’embête, il n’a pas voulu faire sa sieste, il est joliment habillé, d’un short vert et d’un petit sweat rayé, dans les verts également. Il s’est installé sur mon dos. Frédéric, lui, est dans la salle, lit ; cela ne lui arrive pas souvent. Il faudra que je lui demande ce qu’il lit. Ca sent le dimanche à plein nez. Avec cette chance que demain ce soit congé. Congé ? Vraiment ? Frédéric prend-il congé ? Fait-il le pont – c’est le premier mardi – Fête des travailleurs. Mamyline probablement nous enverra du muguet. J’ai aujourd’hui planté des fleurs dans la jardinière de la fenêtre de la chambre et réparé une porte d’armoire cassée dans la cuisine. Dimanche, encore, dimanche toujours. Je crois que par la fenêtre derrière moi, Jules regarde dehors des enfants rouler à vélo. Retour à séance ? Ou l’oubli vaut-il mieux ? (Jamais, je n’aurai le courage de recopier tout ceci dans le blog ; je trouve mon écriture vieillotte).

Séance. Je dis que les habits sont ce qui me sépare du monde – les habits, les difficultés que j’éprouve à m’habiller, les angoisses que ça cause, le temps que ça prend, le temps que ça prenait, beaucoup plus avant, les retards où ça me mettait, à l’école, au travail plus tard. La recherche où j’étais d’un vêtement auquel je colle. Mon renoncement, ma perte aujourd’hui, de ce vêtement avec lequel je fasse une.

Il me demande si je me souviens de la première fois où j’ai eu ces doutes vestimentaires. Je suis obligée de lui répondre que non. Je n’en m’en souviens, souvenais pas. Il me semble que c’est de toujours. (Je me rends compte que ce qui a provoqué l’oubli de cette séance-là, c’est l’abondance même des souvenirs qu’elle a provoquée).

Je suis amenée à parler du « viol », que je ne fais que mentionner en précisant que je déteste ce mot, utiliser ce mot pour ce qui s’est passé. Il y a eu ça, puis d’autres choses dont je n’ai pas le cœur à parler – ces choses donc après lesquelles, il se dessine que mon rapport aux vêtements aurait changé.

Avant, les sorties, les vêtements provocants (il dit « le défi au père »). Le shopping, seule, les achats, les vols dans les magasins, l’argent volé à mes parents. Et si déjà j’y mettrais du temps, je finissais toujours par trouver comment m’habiller. Et je sortais, guerrière.

Après, finalement Roger, le théâtre, puis le déménagement. J’habite seule. Et petit à petit, je n’ai plus su, comment m’habiller. Et petit à petit, ça s’est précisé, je n’arrivais plus à m’habiller, je n’arrivais plus à acheter de vêtements. Je ne sortais pas faute de savoir comment m’habiller. L’orage est attendu. Il fait sombre. Jules a quitté la pièce. La difficulté de plus en plus grande à acheter des vêtements. Ceux autour desquels je tournais pendant des heures, jusqu’à ce que je m’en retourne chez moi, dépitée, de tristesse morte. Idem pour le coiffeur. L’excuse prise de l’argent que je n’avais pas. De l’argent, je ne parle pas en séance, je ne m’en souviens qu’après. En même temps, je maigris. Je cesse d’être boulimique. Mes réponses, toujours les mêmes quand on m’invite à sortir : je ne sais pas comment m’habiller. L’impossibilité de sortir seule, l’impossibilité d’être belle. Si d’aventure, il m’arrive de malgré tout acquérir un vêtement que j’aime vraiment – à l’ancienne, à la façon d’avant – le vêtement aussitôt donné. Donné à une autre femme. Donné à l’autre femme.

Enfin, je lui parle de l’angoisse quand le weekend arrive et qu’il va falloir sortir – donc s’habiller. Cette angoisse qui me rend agressive, à laquelle j’échappe en me terrant dans mon lit. Je parle de ce à quoi j’ai renoncé – être bien habillée, l’image avec laquelle, je serais totalement en accord, je ne ferais qu’une.

D’avant à après, il y aurait la séduction devenue impossible. Le vêtement, c’était le sexe, la femme. Après, ça aurait été l’insupportable de ça – l’insupportable du désir de l’autre.

Je ne sais pas si ça peut être réduit comme ça. On entend les roulements de tambour du tonnerre. Jules fait des bêtises.

J’aime en été, la fraîcheur et le calme avant l’orage.

29 avril 2007 - 20:43 / séances /

dimanche 29 avril

moins chaud, courbaturée toujours, 200 grammes de perdu, ah, et ne prends plus de solian (censé me faire grossir, gonfler mes seins et avoir provoqué l’arrêt de mes règles). vu hier le dernier film de oliveira, sommes ensuite allés boire un verre, fort agréable en terrasse, où nous avons vraiment bu et beaucoup parlé.

je ne sais pas comment je vais me conditionner pour arriver à écrire autour de la dernière séance.

29 avril 2007 - 11:50 / disparates /

vendredi 27

épuisée hier, douleur dans les jambes et les bras et le haut du dos, par course vers l’anpe pour arriver à temps + poussette (35 min. à l’aller, une heure au retour)

école des enfants: sympa, très. jules beaucoup amusé, nous aussi. barbecue hier où nous étions invités pour faire connaissance. seul hic: c’est loin, injoignable en transport en commun, sinon à prendre 3 bus. possibilité d’y aller à vélo, traverser le bois de vincennes, ce qui en fait est un grand bien – mais fatiguant, difficile.

27 avril 2007 - 9:14 / disparates /

Mercredi, 25 avril 2007 (3)

Vendredi, je n’ai pas de RV !

25 avril 2007 - 18:01 / disparates /

je ne sais pas si c’est de fumer que j’ai envie ou

plutôt d’arrêter de travailler.

25 avril 2007 - 16:54 / disparates /

mercredi 25 avril suite

j’ai fait des milliards de trucs. maintenant, il faut absolument que je travaille. ai-je envie de mettre les virgules au bon endroit? en fait, oui. les maujuscules, non, trop lent. mais les virgules. les virugles, c’est où je veux. pas la grammaire. enfin, cesser d’y penser, sinon, ça ne sera plus du tout naturel. je doist ravailler. travailler. jules dort, ça tombe bien, il a fait très chaud, ça s’améliore, là, on dirait. bises, bises.

j’ai fait des milliards de trucs. je pense que cette fois, je resterai contente du rouge à lèvres que j’ai acheté, de sa couleur. je vais me faire un café. c’est très agréable d’entendre les bruits du dehors, quand ce bruit n’est pas celui de machines électriques. oiseaux. cris d’enfants. voix de femme. voix d’homme. bruits de vaisselle (le resto en bas). je dois travailler. je vais me faire un café.

cette façon d’agir, de m’organiser est assez incr agréable. évidemment, je ne travaille pas beaucoup mais.

  • copie des bulletins de paie EURL
  • enveloppe
  • poste
  • vérifier où se trouve l’anpe
  • feuilleter le dossier qu’on m’a donné
  • voir le film de manoel de oliveira

décidement, demain, je n’aurai pas beaucoup de temps pour travailler. zut. partie la matinée. anpe l’après-midi. j’avais oubli que demain matin je ne pourrais pas travailler.

25 avril 2007 - 15:29 / disparates /

Mercredi, 25 avril 2007

Je n’ai plus d’accès à la base de donnée du blog. Je suis dans Word… Ce matin, Julos réveillé à huit heures moins le quart, et nous a réveillés. Réveil sonné à huit heures. Moi, finalement levée à huit heures vingt – pas mal. La catastrophe est la suivante : je pèse 65,8 kg. Pourquoi, Bon Dieu, pourquoi ??? C’est vrai que hier, j’ai le soir mangé, une petite crème de riz, mais cela ne mérite pas une prise de poids de 300 grammes, me semble-t-il. Bon, trêve de jérémiades, poursuivons cette observation, voyons, attendons, voir. Mail de Meda, hier, qui me demande des nouvelles et des nouvelles du blog. Faut que je réponde. Je voudrais répondre. Là, je combats les restants de fatigue et souhaite mettre la journée en place. Quel dommage que je n’ai plus accès à la base de données. Bah. Jules qui s’est réveillé si tôt et s’est endormi hier si tard, risque d’être embêtant aujourd’hui.

  • première chose : préparer papiers pour inscription aux Assédic tout à l’heure (14 h.)
  • gym
  • ophtalmo (appeler)
  • vérifier où se trouve le 151 rue de Bercy
  • retrouver le code de FL
  • me remettre au boulot inscriptions
  • m’habiller, habiller Jules
  • acheter le rouge à lèvres que j’ai essayé hier ou avant-hier chez Yves Rocher, lorsque je me ‘y suis fait épiler
  • manger à midi trente. partir à une heure et quart
  • rechercher vitamines oubliées chez médecin
  • récupérer le réveil laissé à la mairie
  • DEROXAT
  • penser à ce que vais mettre demain
  • soir, poncer pieds
  • couper ongles de la main droite
  • prendre RV Yves Rocher mains

(Les voisins du dessus arrosent leurs plantes d’une si extraordinaire façon, que j’ai cru qu’il pleuvait, qu’il faisait beau et qu’il pleuvait. Je me suis rapprochée de la fenêtre, j’ai invité Jules à me rejoindre pour découvrir l’arc-en-ciel….)
(Je lis en ce moment Hélène Bessette, en attendant de trouver ça bien et en pensant que je le relirai une deuxième fois, parce que probablement, je le lis mal, trop vite, et que je dois rater quelque chose. Duras : Lisez Hélène Bessette. Je l’ai découverte récemment sur un site internet qui lui était consacré. J’ai été séduite, intriguée, par la correspondance que j’ai y ai lue, qu’elle a entretenue avec Queneau, très admirateur également, qui l’a beaucoup soutenue. )
(Il est neuf heures trente, dehors, il y a toujours du bruit. Est-ce que j’écris ici pour me réveiller ? Oui. Aussi.)

25 avril 2007 - 9:00 / disparates /

gym

ce serait marrant d’arriver à le faire, quand même, de la gym, tous les jours. je me suis souvent dit que je faisais partie des gens qui n’y arrivaient pas. il y a les gens qui y arrivent, qui le font. je ne sais pas ce qui différencient ces deux types de personnes. ce doit être peu de choses. enfin, après être arrivée à en faire deux jours d’affilée, cela ne laisse vraiment présager de rien. l’expérience passée me rappelle que 2 fois, c’est très peu. très très peu.

piscine : j’y ai renoncé. là aussi, il y a les gens qui y vont, à la piscine.

la gym, pendant toutes ma scolarité, j’ai essayé d’y échapper. à cette époque il s’agissait de timidité, d’une peur atroce d’évoluer, et peu vêtue, devant les autres. s’il n’y avait eu, ette peur d’être vue, j’aurais beaucoup aimé la gym. je n’aimais pas le sport non, le volley, parce que cela se faisait en groupe, et que le groupe me faisait peur. j’observais chez les autres complicité, cris, rire, et je n’en faisait pas partie.

24 avril 2007 - 10:06 / disparates /

to do (mardi)

c’est idiot, ce matin, mon réveil n’a pas sonné. la batterie de mon portable, que j’utilise comme réveil, est tombée à plat! c’est dommage. j’avais vraiment apprécié hier d’être arrivée à me lever. oh, il n’était qu’une heure plus tard, quand j’ai ouvert l’œil, mais, je le regrette. j’ai fait de la gym, oui, sans y croire plus qu’hier et après avoir longuement hésité. et, hélas, j’ai constaté que je pensais 65,5, ce qui est plus que jamais ces deux dernières années et très regrettable. il est possible que ce soit un effet du solian, mes seins étant également très gonflés, douloureux, ces deux symptômes – prise de poids et montée de lait – faisant partie des effets secondaires de ce médicament. je ne fume toujours pas, non plus, malgré que je continue d’en avoir très envie. il me faut une heure, une heure et demi, le matin, pour sortir du ralenti. il fait beau. il faudrait que j’arrive à faire régime – régime aujourd’hui. aussi que je me dise que je dois attendre la fin du traitement solian pour savoir où ça en est réellement. j’ai deux causes possbibles de grossissement : le solian et l’arrêt de la cigarette.

  1. ophtalmo (en trouver un)
  2. écrire pat, couvertures
  3. rechercher vitamines oubliées chez médecin (téléphoner avant)
  4. il faudra aussi récupérer le réveil à la mairie
  5. 16 heures quart : épilation à l’institut
  6. appeler école pour inscrire jules
  7. tél. à jardin d’enfants

24 avril 2007 - 9:52 / disparates /

journal

fait quantités de choses, mais j’ai toujours pas travaillé. il est 6 heures vingt-sept. je suis arrivée à endormir jules. j’ai mis quelques photos de lui sur son blog. je me demande combien je pèse. 65, 1, je parie. zut, ça, zut. je suis contente de m’être « levée tôt » ce matin, huit heures vingt, ça n’est pas vraiment tôt. je suis contente qu’il soit dix-huit heures trente. je suis contente du temps qu’il fait.

23 avril 2007 - 17:31 / disparates /

comment s’habiller

quoi faire pour toujours avoir de quoi s’habiller? là, en cas d’urgence, j’ai la robe (urgence = sortie) qui se boutonne devant. mais, peut-être que pour plus de sûreté, ou pour prendre un peu d’avance, je ferais mieux d’en laver une autre, d’autant que celle-là, pour le moment, est un peu trop petite…

23 avril 2007 - 9:52 / disparates /

to do?

un carnet dans lequel je noterais tout ce que je devrais/souhaiterais faire. qui me suivrait partout. je crois parfois que ça serait la solution, mais elle n’est pas applicable.

23 avril 2007 - 9:39 / disparates /

bonnes intentions

je vais essayer cette semaine de me lever plus tôt (réveil mis à huit heures). ce matin suis arrivée à me lever à 8h20! enfin, être levée, ne veut encore rien dire et à cette heure, si je suis lavée, si j’ai fait de la gymnastique, et si jules est levé, je ne suis toujours pas habillée, pas plus que je ne suis au travail.

j’ai décidé d’essayer d’éveiller jules aussi, plus tôt. d’ordinaire je le laisse dormir de façon à pouvoir en profiter. or, le soir, il se couche tard, trop tard, et ne veut pas de sieste l’après-midi. ce matin, compromis, lendemain d’élections aussi, ai-jee mis la radio dans la cuisine, pensant que ça le réveillerait. il l’est maintenant, a pris son biberon, et m’a l’air en forme.

voilà que les oiseaux se sont tu.

le plus chiant, c’est de se mettre au boulot.

je fais d’incroyables rêves dont je ne me souviens en rien.

eh oui, de la gym! j’en ai fait hier, mais hier, c’était dimanche, et j’ai pensé, sans y croire nullement, que je pourrais en faire tous les matins; m’en rappelant ce matin, aussi parce que mes muscles, mon corps s’en souvenait, également à cause de mon immense fatigue, j’en ai refait, mais sans illusion (quant à la possibilité que je m’y astreigne tous les jours).

23 avril 2007 - 8:59 / disparates /

p a t + carreaux du BU

il faudrait que je demande à patricia de nettoyer les carreaux du bureau, ici, de sorte qu’il fasse aussi clair quand les fenêtres sont fermées.

20 avril 2007 - 9:56 / disparates /

par esseuse pa rais seuse

pa raishier et aujourd’hui, avons dû nous lever tôt, jules et la moi, parce qu’il devait aller à la garderie. à la garderie, il pleurait, ne voulait pas rester. curieux. probablement la fatigue. il se couche de plus en plus tard.

devenue paresseuse. il faudrait maintenant que je travaille. la fenêtre est ouverte, c’est agréable, ça, très. mon nouveau siège paraît me convenir. je me demande par quel bout je vais traiter le fait que je ne sache jamais comment m’habiller. il était question du « se donner à voir » des obsessionnels dans le dernier article que j’ai lu, sur l’obsession, de serge cottet. je pense qu’il se référait à un article de e. solano-suarez. il faudrait vérifier, chercher ensuite cet article, éventuellement aller à la bibliothèque de l’école. mes nouvelles chaussures me font mal aux pieds, j’ai mis une veste verte aujourd’hui, sur mon pull bleu. pas de crème sur le visage, peau tire. dehors, les pleurs d’un enfant résonnent. je me suis pré-inscrite par internet à l’assédic, il y a deux jours. malheureusement, le rv qui m’a été fixé, le 25, est celui du rv de la réunion de l’ecf. misère.

20 avril 2007 - 9:19 / disparates /

téléphone

je viens d’avoir le coup de fil redouté. je n’avais pas le choix, décrocher, il le fallait. pourtant il peut se dire des choses intéressantes au téléphone, importantes même. maintenant, malheureusement, j’en attends un autre. le résultat d’un autre coup de fil que j’ai demandé qu’on passe à ma place. j’ai connu quelqu’un qui avait plus peur encore que moi, de répondre. qui n’y arrivait pas du tout.

19 avril 2007 - 10:38 / disparates /

hier je ne serai finalement pas sortie. mes vêtements

ne me satisfaisaient pas et je ne suis pas arrivée non plus à faire cette chose simple qui aurait consisté à repasser celui qui m’aurait mieux convenu. c’est que parfois je ne sais pas quoi faire. certaines idées me frôlent, mais je n’arrive pas à les retenir. j’ai pensé un moment tenter de m’asseoir et de les mettre par écrit, mais cette idée-là non plus n’a pu fixer mon attention. le temps a passé, et j’ai fini par attendre le retour de frédéric.

19 avril 2007 - 10:34 / disparates /

sauvage!

mais, le téléphone non plus, je n’aime pas. j’évite. quand il sonne, il m’est parfois impossible de décrocher. et cela n’a rien à voir avec les vêtements. je suis devenue sauvage, je suis devenue sauvage.

19 avril 2007 - 10:24 / disparates /