format standard

pas tout à fait n’importe quoi

pour parler de l’art contemporain, thierry de duve, s’est appuyé du syntagme du n’importe quoi.

// devant une œuvre un spectateur :  » c’est n’importe quoi ! (même un enfant sait faire ça…)  » //

~
pas sans connaissance de cause, le n’importe quoi.
~

la condition absolue du désir ( tandis que l’inconditionnel de l’amour)

si l’on y croit, à cette condition absolue, si l’on y croit en tant que cause, alors

2 février 2006 - 9:10 / le n'importe quoi /

donnez-nous plutôt de la légèreté, amen

crucifiée au travail pour la gloire d’aucun père (ou d’un père à ressusciter, re-susciter).

(j’ai beau faire, je ressasse.
et c’est pourquoi
j’ai opté pour
le n’importe quoi. n’importe quoi plutôt qu’une chose si sanctifiée, plutôt qu’une cause si sanctifiée, qu’elle en devienne impossible. or, il n’est de cause, réellement, qu’impossible. dès lors, celle qui le serait devenue, impossible, à force de sanctification ne saurait l’être, réellement impossible, puisqu’elle existe.)

(si l’art n’a plus, pour se justifier, que son nom d’art, alors il s’agit de savoir ce qu’on pourra y mettre, derrière ce nom d’art.)
(le nom propre de l’art, si l’art était un nom propre, t. de duve)
(à mon sens, à ce stade, eh pardon, pas d’autre art que celui d’y faire, de savoir y faire avec la façon dont est mal foutu. et savoir y faire, ce serait en rendre compte.)
(mais je dis toujours la même chose. je dis toujours la même chose.)

mots-clé : n’importe quoi vs idéal, art , nom propre , chose, cause, et autre chose.

3 février 2006 - 17:46 / le n'importe quoi /

absolument pas n’importe quoi

je me relis, je me dis :
la condition absolue, celle du désir, ça serait le symptôme.
ce qu’on en saurait.
(l’intraitable du désir, l’intraitable du symptôme.)

3 février 2006 - 18:07 / le n'importe quoi /

le dimanche de la vie

me suis acheté un manteau avec une ceinture.
(viens de lire préface très intéressante sur la fonction des italiques dans son oeuvre d’un livre de gaston leroux. )

5 février 2006 - 11:46 / to be or /

gisants

5 février 2006 - 23:23 / préliminaires /

l’asperge, suite

or, en ce temps-là, il y a eu moment où c’était fait, il y a eu un moment où c'était fait, l'asperge était extraite, posée au bord de la table l’asperge était extraite.

évidemment, ça se serait fait sur le bord de la table, au bord du vide, mais il y avait le cadre il y avait le nom il y avait la signature, eût-elle été pâteuse, parachèvement (et de l’objet la réalité rendue n’était pas que

tandis que nous, c’est comme si de cette extraction, on ne sortait pas, on ne sortait plus.

et si le signifiant a fonction de porte (il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée), cette fonction, qui délimite un dedans et un dehors, n’est plus très assumée/assurée

comme si de l’être-même de la porte nous ne sortions plus. de son bois dont nous nous chauffons sommes chauffés, dont les gonds jouent au gré de vents auxquels nous ne pouvons rien, si forts parfois que nous en sortons. des gonds sortons et alors
/ cette chute – à laquelle l’asperge aurait pu sembler promise

(d’éthique: d’un rendre compte de l’objet, sans se confondre avec lui, en s’en séparant

6 février 2006 - 13:34 / le n'importe quoi /

partout beau (n’importe quoi, suite)

Des photos, j’en fais. Parfois beaucoup. (Dont je ne sais que faire.) Et quand, je commence à en faire, comme hier, il a souvent un moment où je me dis « Partout, beau ». Le monde devient partout beau – n’importe quoi.

N’importe quoi, tout.

9 février 2006 - 10:54 / le n'importe quoi /

de duve manet courbet moi le monde et le n’importe quoi (suite), et de la perte de l’histoire

Le blog est un symptôme. Il n’y a pas lieu d’y échapper.

(Non plus mon père, je n’ai jamais compris, comment il pouvait sembler à ce point hors de son époque tandis que sa peinture y était. Y allait, de son côté. (Il est vrai que lui pensait aller contre, son époque.))

Alors, le n’importe quoi des artistes. Manet, son asperge, Courbet, ses casseurs de pierre. Sont les exemples donnés par Thierry de Duve. Est-ce à dire que je pense que nous en soyons toujours là. Oui, à certains égards. La petite chose est sortie de, montée sur, s’est extraite. La petite chose, les petites gens. Démocratisation. Extraction. Objet. De la botte sort l’asperge, du jeu tire son épingle. Individualisation.

Je sais que si mon regard s’émerveille se laisse surprendre encore – quand parfois le monde me semble paraît partout beau -, c’est qu’il s’est passé ce qui s’est passé pour que Manet puisse veuille peindre son asperge (sur le bord d’une table). Qui évoque ce que Lacan désigne sous le terme « Y’a d’l’Un » tout seul. Qui allait contre un certain savoir établi, la grande peinture, les tableaux dits d’histoire.

Où nous en serions encore : un monde qui se dégage, s’extrait de l’histoire, de celle même éventuellement avec un grand H. La perd. (Un monde qui trouve cherche comment s’y renouer, à l’histoire. S’y renouer, y renouer sans renier ce qu’il vient de découvrir sans renouer avec ce qu’il vient de lâcher

de Duve encore: (Dieu est mort) montée sur la scène de l’objet – et puis pour les artistes en venir à quelque chose de l’ordre de la présentation de l’objet (son exposition Voici) .

de parenthèse en parenthèse, avancer par où se taisent les parents.

Lacan – L’objet est pulsionnel
Lacan – Qu’il s’agit de rejoindre la pulsion. De la dégager du fantasme.
Lacan – Ce qu’il y a d’éthique à la pulsion : c’est que justement elle agisse hors cadre, ne fonctionne pas à l’idéal, affine à la jouissance – le réel donc.

[Il y aurait eu traversée d’un certain fantasme : le père]

Or la pulsion, si on n’y prend garde, aura toujours tendance à faire son chemin toute seule. Parce que c’est sa nature à la jouissance : autiste – auto.
Tandis que le désir appelle à ce qui ne jouit pas.

De la difficulté de conclure.

Parler encore de l’accumulation (les enchaînements) des parenthèses, dans la droite ligne de l’asperge de Manet.

C’est que l’objet est mouvement malgré qu’il n’y paraisse.

9 février 2006 - 11:48 / le n'importe quoi /

de duve, la présentation de l’objet

l’impossibilité du ferde duve encore. Je ne me souviens plus bien.

que dans l’œuvre d’art contemporain il s’agisse plutôt d’une présentation de l’objet – plutôt que de l’œuvre d’art comme lieu d’une énonciation,  « ouverture, fenêtre » sur le monde, déploiement de l’istoria pointant à son horizon un sujet

serions passés d’un savoir dans le fantasme au « savoir » de la pulsion, à l’in-dit).

s’agirait d’1 montrer, alors, ce qui au cadre du discours échappe (je me souviens mal, je me souviens mal)

impossibilité du feret lui, thierry de duve, module modère le n’importe quoi, décrit ce n’importe quoi des artistes comme modulé modéré à la condition d’une certaine connaissance / reconnaissance, d’un faire montre – index pointé sur – un certain objet / objet certain – lequel, quoiqu’on en ait, aurait ce pouvoir de limiter / orienter la pulsion. cet objet est celui qui échappe à l’égalisation, la démocratisation des valeurs.

devant la télévision pas beaucoup de cet objet fait entendre sa voix. (sinon, de ce qu’il en est de lui comme rien qui vaille // sinon, de ce qu’il en est de lui quand, captif de la pulsion, il fait valoir son rien qui vaille //
sinon, de ce qu’il en est de lui quand, captif de la pulsion, il fait valoir sa tendance, à elle, à éviter de se confronter à la castration c’est-à-dire à la loi c’est-à-dire au désirimpossibilité du ferla castration la loi le désir étant : il y a du manque à dire ce qui se joue entre les sexes, manque qui se révèle du moment qu’un dire s’essaye. manque qui se dissout tant que le silence est tenu – mieux vaut dire : le mutisme
– et l’on pourrait, dans ce contexte, dire : ce n’est pas que le pulsion soit silencieuse, c’est qu’elle est mutique. (elle qui omet d’épingler le vide, de l’objet le vide, de l’étiquette de sa particularité – son nom propre, qui préfère le donner comme absolument quelconque, relatif, identique pour masquer ce qu’il comporte d’effroyable. comporterait d’effroyable. enfin, il faut bien que ça le soit, effroyable, puisqu’à ce point il faut l’éviter. )) (le mutisme est du sujet, le silence, de l’objet. c’est pq l’on dit que la pulsion est silencieuse.)

la pulsion est cela qui relativise. la pulsion est jouissance de l’affinité du réel et du signifiant. leurs accointances. « S barré poinçon grand D » écrit d’abord Lacan parlant d’elle. sujet barré poinçonné à la demande. la demande c’est le signifiant. il n’y aurait pas eu jouissance de la pulsion s’il n’y avait eu le signifiant. impossibilité du ferla jouissance de la pulsion est celle de ce qui récupère après la perte de la jouissance initiale, après la perte de la Chose. c’est le plus-de-jouir. la pulsion se satisfait du plus-de-jouir, se passe de la perte. il y a plus-de-jouir tant tant qu’existe la potentialité, la possibilité du dire. (ainsi, la pensée procède-t-elle du plus-de-jouir dans la mesure où elle procède de la possibilité du dire.) le dire sort de la potentialité et rentre dans l’impossibilité. lacan dit : faire entendre qu’il s’agit d’un impossible et non pas d’impuissance. il dit ça à un moment, je ne sais plus où. (et il ne s’agit pas non plus de ramener l’interdit, ajoute-t-il, il s’agit de trouver son chemin pour aller vers, à la rencontre de l’impossible.) le dire est un faire. qui se fait dans l’écriture, qui se fait dans l’art, qui se fait sur le divan, qui se fait dans la vie.

impossibilité du ferle faire est impossible (ce qui à duchamp fait parler, et il faudra que je revienne là dessus, de « l’impossibilité du fer ».

lacan : il n’est d’éthique que du bien-dire. un dire qui vise en même temps qu’il touche à l’impossible. (un compte-rendu de jouissance, un moment, une passe).

Dans la pulsion, le sujet poinçonné à l’universalité, faisant corps avec elle.
Dans le fantasme, le sujet poinçonné à la particularité faisant corps avec elle.

11 février 2006 - 13:21 / le n'importe quoi, psychanalyse /

de Duve, encore, son exposition, Voici – petite note

Lien établi entre mort de Dieu et le passage, dans l’art, d’une démarche de représentation, représentation qui suppose un sujet, à une démarche de présentation de l’objet, dont l’art tente de ressusciter l’humanité.
Lien qui n’est pas sans évoquer la disparition du Nom-du-Père dans le monde capitaliste dont parle Lacan. Cette disparition – qui procède d’un éparpillement, d’une démultiplication-, étant liée à la lente mais sûre prise et emprise du discours scientifique sur le discours courant, le discours dominant.
La science approche le réel par le biais du signifiant, y réussit tant qu’elle ne s’attaque pas à l’homme comme sujet, comme sujet parlant – qu’elle ignore.

11 février 2006 - 14:47 / le n'importe quoi /

n’importe quoi, à condition

Lacan Jacques, Le Séminaire, Livre V – sur l’inconditionnalité de l’amour et sur la condition absolue du désir – extraits

( p. 382) Voilà où réside l’originalité de l’introduction du symbolique sous la forme de la demande. C’est dans l’inconditionné de la demande, à savoir dans le fait qu’elle est demande sur fond de demande d’amour, que se situe l’originalité de l’introduction de la demande par rapport au besoin.

si introduction de la demande entraîne déperdition par rapport au besoin, ce qui est ainsi perdu doit se retrouver au-delà de la demande, pour autant qu’au-delà nous retrouvons quelque chose où l’Autre perd sa prévalence, et où le besoin en tant qu’il part du sujet reprend la première place, mais au titre d’une deuxième négation, puisque déjà passé par filtre de la demande au plan de l’inconditionné. Ce que nous trouvons au-delà c’est précisément le caractère de condition absolue qui se présente dans le désir comme tel, caractère emprunté au besoin.

Comment ferions-nous nos désirs si ce n’est en en empruntant la matière première à nos besoins. Mais cela passe à un état qui n’est pas l’inconditionnalité, puisqu’il s’agit de quelque chose qui est emprunté à un besoin particulier, mais l’état d’une condition absolue, sans mesure, sans proportion aucune avec le besoin d’un objet quelconque. Cette condition peut être appelée absolue justement en ceci, qu’elle abolit la dimension de l’Autre, que c’est une exigence où l’Autre n’a pas à répondre oui ou non. C’est le caractère fondamental du désir humain comme tel.

(demande d’amour inconditionnelle, conditionnalité du désir, conditionnalité absolue, désir est conditionnel, puisque issu de besoin particulier)

Le désir, quel qu’il soit, à l’état de pur désir, est quelque chose qui, arraché au terrain des besoins prend forme de  condition absolue par rapport à l’Autre. C’est la marge, le résultat de la soustraction si l’on peut dire, de l’exigence du besoin par rapport à la demande d’amour. Inversement, le désir va se présenter comme ce qui, dans la demande d’amour, est rebelle à toute réduction à un besoin, parce qu’en réalité cela ne satisfait rien d’autre que soi-même, c’est-à-dire le besoin comme condition absolue.

C’est pour cette raison que le désir sexuel va venir à cette place, dans la mesure où il se présente par rapport au sujet, par rapport à l’individu, comme essentiellement problématique, et sur les deux plans du besoin et de la demande d’amour.

  1. (p. 383) Sur le plan du besoin … Freud, être humain accepte encaisse admet besoin sexuel qui le pousse incontestablement à des extrémités aberrantes et qui introduit dans l’individu ce que l’on a appelé la dialectique de l’espèce. Ainsi besoin sexuel se présente déjà comme problématique
  2. D’autre part, au regard de la demande d’amour, ce besoin va devenir désir, parce qu’il ne peut se placer qu’au niveau du désir tel que nous venons de le définir.

Le désir sexuel se présente au regard de la demande d’amour d’une façon problématique.

Au regard de ce que l’on appelle formuler sa demande, formuler son désir est problématique pour autant qu’il se profile ceci que l’Autre entre en jeu à partir du moment où le désir est en question sous la forme de l’instrument du désir

13 février 2006 - 17:11 / le n'importe quoi /

morning news

j’apprends que si je travaille 3 heures par jour, cela devrait suffire à combler notre déficit. bonne nouvelle. mais est-ce que ça paye ses études, à jules? je me lave le visage à l’eau froide.

14 février 2006 - 9:04 / to do /

note (pour y revenir)

arasse, le sujet dans le tableau – de duve, la présentation de l’objet

14 février 2006 - 22:51 / le n'importe quoi /

de pensée, donc

et aurait-il fallu écrire que le désir (d’écrire) me passe de ce que la pulsion (à penser) est plus forte.

17 février 2006 - 19:21 / le n'importe quoi /

ouverture disparates

donc, c’est ce jour-ci que j’ai ouvert disparates, fermé to be or. dont j’ai récupéré quelques notes. entre autres toutes celles de la rubrique n’importe quoi.

18 février 2006 - 15:23 / disparates /

pulsion désir fantasme

dès lors ce qui distingue la pulsion du désir : 1 certain objet privilégié dont il serait cependant vain de croire qu’il ne soit d’aucune influence dans la pulsion et qui dans le fantasme est celui qui coince, empêche qu’aucun autre fasse l’affaire, auquel se rive le sujet (devient sa croix).

 
[ Ici, image d’1 sujet dans le fantasme, rivé à son objet, comme à sa croix ]

la pulsion tendra à ne privilégier aucun objet ou à les prendre tous pour le même – n’importe lequel peut venir remplir remplacer l’objet élu, il sera dès lors faux de dire qu’il y en ait aucun qui le soit (élu).

(satisfaction s’y obtient à coup de
1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + …
et où
1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 =1 = 1 = 1 = 1 = 1 =1 = 1 = 1 = 1 = 1 = …. =
0)

(il n’y a là, pas de majuscule qui compte, ce qui compte, c’est que ça coule.)

si n’importe lequel d’objet peut faire office c’est qu’il n’est aucun idéal qui compte – aucun un, aucun objet qui ressortisse, aucun sens qui vaille.

la satisfaction ici est prise au pied de la lettre, de la lettre de récupération. il n’est rien du nommable, rien du nommé qui échappe à l’effet de jouissance en plus, qui n’échappe à la récupération de jouissance, à ce que lacan appelle le plus-de-jouir, la jouissance de la perte. cette jouissance qui vient à la place de celle qui se perd, petite a-chose venant en compensation de La/Chose (ladite Ding), c’est celle dont se permet, s’autorise à jouir la pulsion, à laquelle elle se tient. (elle, ne regarde pas derrière elle, ne se retourne pas).

le désir, quand à lui, s’attache à la marque de la perte, s’attache à la jouissance perdue, ne veut pas faire commerce, ne se contente pas de la jouissance de récupération. (lui, regarde en arrière, aura tendance à, elle la tendance à, se figer en – statue de sel , la statue de sel, l’identification à la grande gardienne). (le désir, patrie de l’hystérie, la pulsion celle de l’obsession – car la pulsion n’a rien de naturel, elle est tout ce qui lie le sujet au signifiant, elle l’y lie de par la jouissance qu’il en retire, quoi qu’il en aie. le naturel de la pulsion, c’est que le corps s’y oublie.)

pulsion, privilégie n’importe quel objet, sauf un, lequel. n’importe que objet, moins un. se grippe, s’angoisse à l’idée d’un certain objet. grippe qui d’ailleurs ne l’empêche pas d’avancer. s’avance souvent grippée, l’ardeur augmentée – alas.

le fantasme, lui, se lie, se fond, à l’un ou l’autre de ces objets (objets de récupération, ersatz), et tente à montrer à nier – au travers d’un scène qu’il ne cesse de rejouer, et qui est de sa création – que rien n’a été perdu. (fantasme = cela qui tente de faire accroire qu’il y aurait qq chose derrière le rideau qu’il tire.)
donc, où qu’on se trouve, la castration est là:
la pulsion en jouit et n’en veut rien savoir de plus, le fantasme la nie et ne cesse de jouier jouer la scène qui le prouve, le désir, lui, méprise son immédiate jouissance, la reporte à celle d’un objet qui ne ne serait pas comme les autres ( auquel le sujet serait lié d’1 façon absolument particulière, distinctive, par où, de folle manière, quelque chose s’est préservé de la perte, de l’avant, de LaChose. un reste, pas exactement d’ici, assez sûrement ailleurs, étrange et intime. Inconnu / inconnu). (l’enjeu serait de croire à autre chose que rien – ou alors un rien dont la façon soit sa signature.

pulsion ce qui va, désir qui se retourne en arrière, portant sa main en visière, fantasme, lui, tourne en rond sur lui-même, se mord la queue.

ECRIT : quel malheur que tu ne doives remercier auquel ne pas rendre grâce // je cherche une façon de prière. c’est mon désir que je prie. qu’un espace s’ouvre. qu’il descende. vienne.

jouissance est celle de la répétition. désir l’endroit où ça ne trouve jamais à se répéter.

19 février 2006 - 9:59 / le n'importe quoi /

(à la recherche de l’éthique de la pulsion)

éthique de la pulsion : elle va par où le fantasme choisit d’ignorer.

19 février 2006 - 23:40 / le n'importe quoi /

musique

on n’entend pas du tout de la même manière le disque qu’on a soi-même mis.

21 février 2006 - 10:40 / d'1 don (qui n'aurait pas) /

donc ce don

donc ce don qui n’aurait pas (été fait), (l’impossible), on peut l’écrire Sbarré –> S1 (mathème de l’hystérie) quand on l’attendrait du père (entendre ici du signifiant dans son ensemble, si ce n’est que le S1, ça n’est pas du tout le signifiant dans son ensemble)
mais on l’écrit comment, quand c’est de la mère, que c’est attendu, quand c’est attendu de celle qui a « tout » donné.

ou est-ce que ça s’écrit exactement de la même façon?

Champ du sujet Champ de l’Autre
 Sbarré   –>  S1
a // S2

ce don donc, qui a directement à voir avec ce que j’écrivais (délire) ici : qui est bien ce don qu’il s’agit de ne pas cesser d’attendre et de ne surtout pas recevoir / rester pauvre démunie / et de cet aphrodisiaque dénuEment ne pas cesser d’accuser l’autre (le doigt vengeur, les humeurs, la rumination – saloperies) .

sur le discours de l’hystérique, on trouvera ça, aussi.

(dit comme ça, on pourrait croire que tout se tient, c’est ça, l’ivresse de l’analyse, livresque de l’analyse, or, il doit bien y avoir un endroit, où justement, ça ne tient pas.)

21 février 2006 - 12:01 / d'1 don (qui n'aurait pas) /

(éthique de la pulsion, suite)

il y a quelques temps, j’ai commencé à me demander pourquoi lacan parlait de rejoindre la pulsion (a parlé, à un moment de son enseignement, de rejoindre la pulsion, après la traversée du fantasme – je pense au Séminaire XI, Les 4 concepts fondamentaux de la psychanalyse), quand on voit les dégâts qu’elle peut faire.

et je commence à me dire que ça doit avoir à voir avec ce que la pulsion sait de l’objet, son vide, et avec son mode, sa façon de désidéalisation. avec le fait qu’elle fonctionne dans le non-sens. alors que ça commençait à l’intéresser, lui, lacan, de sortir du sens. (cependant qu’en sortir, vouloir ça, volontairement y aller vers le non-sens, ça n’est pas très facile. dans la mesure même où il n’est pas facile de sortir du fantasme, là où l’on nage en plein dedans, en plein sens, où justement le sens se fixe, se fige.)

21 février 2006 - 12:36 / le n'importe quoi /

a blog is a blog is a

… and who knows what a blog is,

je ne parierais pas là-dessus.

21 février 2006 - 12:39 / rapides /

je veux

  • éthique et pulsion
  • Jacques Lacan
    Le Séminaire livre XVI.

    D’un Autre à l’autre. 1968-1969
    Texte établi par Jacques-Alain Miller
    Champ Freudien, Collection dirigée par Jacques-Alain et Judith Miller
    Éditions du Seuil
    Couverture : Salvador Dali, Le visage de la guerre 1940-1941.

    Table :
    Introduction
    I. De la plus-value au plus-de-jouir

    L’inconsistance de l’Autre

    II. Marché du savoir, grève de la vérité
    III. Topologie de l’Autre
    IV. Le fait et le dit
    V. Je suis ce que Je est
    VI. Vers une pratique logicienne en psychanalyse

    Du pari de Pascal

    VII. Introduction au pari de Pascal
    VIII. Le Un et le petit a
    IX. De Fibonacci à Pascal
    X. Les trois matrices
    XI. Débilité de la vérité, administration du savoir

    La jouissance : son champ
    XII. L’événement Freud
    XIII. De la jouissance posée comme un absolu
    XIV. Les deux versants de la sublimation
    XV. 39 de fièvre
    XVI. Clinique de la perversion

    La Jouissance : son réel
    XVII. Pensée censure
    XVIII. Dedans dehors
    XIX. Savoir pouvoir
    XX. Savoir jouissance
    XXI. Apories réponses

    La jouissance : sa logique
    XXII. Paradoxes de l’acte psychanalytique
    XXIII. Genèse logique du plus de jouir
    XXIV. De l’un en plus

    Évacuation
    XXV. L’ignominie ravissante de l’hommelle

    Annexes
    Fibonacci saisi par Lacan, par Luc Miller
    Aide au lecteur, par Jacques-Alain Miller
    Dossier de l’évacuation
    Index des noms propres.

    Quatrième de couverture:
    *Je lis sous la plume de Sollers que Claudel est d’abord pour lui celui qui a écrit : « Le Paradis est autour de nous à cette heure même avec toutes ses forêts attentives comme un grand orchestre invisiblement qui adore et qui supplie. Toute cette invention de l’Univers avec ses notes vertigineusement dans l’abîme une par une où le prodigue de nos dimensions est écrit ».
    Eh bien, Lacan est pour moi celui qui dit dans ce Séminaire : « L’enfer, ça nous connaît, c’est la vie de tous les jours ». C’est la même chose ? Ah, je ne crois pas. Ici, pas d’adoration, pas d’orchestre invisible, ni vertiges ni prodiges.
    Commençons par la fin : Lacan « évacué » de la rue de l’Ulm avec ses auditeurs, non pas sans résistance et tapage. L’épisode défraya la chronique. Qu’avait-il donc fait pour mériter ce sort ? S’adresser, non pas seulement aux psychanalystes, mais à une jeunesse encore grisée par les événements de mai, qui l’accepte pourtant comme un maître du discours dans le même temps où elle rêve de subvertir l’Université. Que leur avait-il dit ? Que « Révolution » veut dire revenir à la même place. Que le savoir impose désormais sa loi au pouvoir, et qu’il est devenu immaîtrisable. Que la pensée est comme telle une censure. Il leur parle de Marx, mais aussi du Pari de Pascal, qui devient entre ses mains une nouvelle version de la dialectique du maître et de l’esclave, et aussi des fondements de la théorie des ensembles. On passe à une clinique de la perversion, aux modèles de l’hystérique et de l’obsessionnel. Tout cela communique, scintille, captive.
    Entre les lignes, se poursuit le dialogue de Lacan avec lui-même sur le sujet de la jouissance, et le rapport de celle-ci avec la parole et le langage*. Jacques –Alain Miller

    430 pages, Le Seuil, Paris, 2006

21 février 2006 - 14:32 / disparates /

eh bien, voilà

(is this a hamlet thing? kind of, probably – and i know nothing about it. ô désespoir. ô désespoir.)

Ecrire écrire et ne pas regarder surtout pas. Je le voulais ce blanc ce blog ce blog ce blanc je l’ai je le voulais eh bien voilà je l’ai. Je n’en veux plus, c’est pas grave, je dois l’avoir, maintenant, c’est fait, ça y est, c’est blanc, c’est blog, c’est titré, c’est sous-titré, c’est harnaché, c’est ceinturé, c’est clôturé, c’est blanc, c’est plus vert, c’est balisé, c’est verdana, c’est ok, faut arrêter. Faut s’habituer. Faut pas regarder. Faut tester.

23 février 2006 - 13:41 / disparates /

déb Or d

(pas de débordement qui ne soit de jouissance)(enfin j’ai beau dire)

23 février 2006 - 15:19 / disparates /

l’a-mise en page (1)

(péché de mise en page)

25 février 2006 - 13:19 / disparates /

l’a-mise en page (2)

oui ? le péché de mise en page mon père . le péché . oui , j’ai vraiment péché c’est pourquoi je supplie la vierge marie les anges et tous les saints et vous aussi mes frères de prier pour moi le seigneur votre dieu . c’est pourquoi je supplie .

26 février 2006 - 12:40 / disparates /

(pulsion, silence et n’importe quoi :: les textes)

Il (Freud) nous dit quelque part que le modèle idéal qui pourrait être donné de l’auto-érotisme, c’est une seule bouche qui se baiserait elle-même, – métaphore lumineuse, éblouissante même, comme tout ce qui se trouve sous sa plume, et qui ne demande qu’à être complétée d’une question. Est-ce que dans la pulsion, cette bouche n’est pas ce qu’on pourrait appeler une bouche fléchée – une bouche cousue, où nous voyons, dans l’analyse, pointer au maximum, dans certains silences, l’instance pure de la pulsion orale, se refermant sur sa satisfaction.

En tout cas, ce qui force à distinguer cette satisfaction du pur et simple auto-érotisme de la zone érogène, c’est cet objet que nous confondons trop souvent avec ce sur quoi la pulsion se referme – cet objet, qui n’est en fait que la présence d’un creux, d’un vide, occupable, nous dit Freud, par n’importe quel objet, et dont nous ne connaissons l’instance que sous la forme de l’objet perdu petit a. L’objet petit a n’est pas l’origine de la pulsion orale. Il n’est pas introduit au titre de la primitive nourriture, il est introduit de ce fait qu’aucune nourriture ne satisfera jamais la pulsion orale, si n’est à contourner l’objet éternellement manquant.

Lacan Jacques, Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, 1964, p. 164.

26 février 2006 - 13:04 / le n'importe quoi /

(a + diction)

que la pulsion a à voir avec l’addiction, oui / (se laisser dicter par

26 février 2006 - 14:50 / le n'importe quoi, rapides /

des objets indirects

il est des mots qui le corps touchent plus directement qu’une main.
du corps des parties qui nécessitent des détours
celles toujours trop nues, je vous demande des voiles

ne vous excusez pas
j’ai les indignations parfois ridicules

[ici, Irma et son injection, de Freud sa formule, d’elle l’aperçu du fond de sa gorge, qui le réveille
[ici, encore autre chose

27 février 2006 - 13:15 / préliminaires /