// devant une œuvre un spectateur : ” c’est n’importe quoi ! (même un enfant sait faire ça…) ” //
~ pas sans connaissance de cause, le n’importe quoi. ~ la condition absolue du désir ( tandis que l’inconditionnel de l’amour) si l’on y croit, à cette condition absolue, si l’on y croit en tant que cause, alorspas tout à fait n’importe quoi
2 February 2006 - 9:10 / le n'importe quoi /
donnez-nous plutôt de la légèreté, amen
crucifiée au travail pour la gloire d’aucun père (ou d’un père à ressusciter, re-susciter).
(j’ai beau faire, je ressasse.
et c’est pourquoi
j’ai opté pour
le n’importe quoi. n’importe quoi plutôt qu’une chose si sanctifiée, plutôt qu’une cause si sanctifiée, qu’elle en devienne impossible. or, il n’est de cause, réellement, qu’impossible. dès lors, celle qui le serait devenue, impossible, à force de sanctification ne saurait l’être, réellement impossible, puisqu’elle existe.)
(si l’art n’a plus, pour se justifier, que son nom d’art, alors il s’agit de savoir ce qu’on pourra y mettre, derrière ce nom d’art.)
(le nom propre de l’art, si l’art était un nom propre, t. de duve)
(à mon sens, à ce stade, eh pardon, pas d’autre art que celui d’y faire, de savoir y faire avec la façon dont est mal foutu. et savoir y faire, ce serait en rendre compte.)
(mais je dis toujours la même chose. je dis toujours la même chose.)
mots-clé : n’importe quoi vs idéal, art , nom propre , chose, cause, et autre chose.
3 February 2006 - 17:46 / le n'importe quoi /
absolument pas n’importe quoi
je me relis, je me dis :
la condition absolue, celle du désir, ça serait le symptôme.
ce qu’on en saurait.
(l’intraitable du désir, l’intraitable du symptôme.)
3 February 2006 - 18:07 / le n'importe quoi /
le dimanche de la vie
me suis acheté un manteau avec une ceinture.
(viens de lire préface très intéressante sur la fonction des italiques dans son oeuvre d’un livre de gaston leroux. )
5 February 2006 - 11:46 / to be or /
l’asperge, suite
or, en ce temps-là, il y a eu moment où c’était fait,
l’asperge était extraite.
évidemment, ça se serait fait sur le bord de la table, au bord du vide, mais il y avait le cadre il y avait le nom il y avait la signature, eût-elle été pâteuse, parachèvement (et de l’objet la réalité rendue n’était pas que
tandis que nous, c’est comme si de cette extraction, on ne sortait pas, on ne sortait plus.
et si le signifiant a fonction de porte (il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée), cette fonction, qui délimite un dedans et un dehors, n’est plus très assumée/assurée
comme si de l’être-même de la porte nous ne sortions plus. de son bois dont nous nous chauffons sommes chauffés, dont les gonds jouent au gré de vents auxquels nous ne pouvons rien, si forts parfois que nous en sortons. des gonds sortons et alors
/ cette chute – à laquelle l’asperge aurait pu sembler promise
(d’éthique: d’un rendre compte de l’objet, sans se confondre avec lui, en s’en séparant
6 February 2006 - 13:34 / le n'importe quoi /
partout beau (n’importe quoi, suite)
Des photos, j’en fais. Parfois beaucoup. (Dont je ne sais que faire.) Et quand, je commence à en faire, comme hier, il a souvent un moment où je me dis “Partout, beau”. Le monde devient partout beau – n’importe quoi.
N’importe quoi, tout.
9 February 2006 - 10:54 / le n'importe quoi /
de duve manet courbet moi le monde et le n’importe quoi (suite), et de la perte de l’histoire
Le blog est un symptôme. Il n’y a pas lieu d’y échapper.
(Non plus mon père, je n’ai jamais compris, comment il pouvait sembler à ce point hors de son époque tandis que sa peinture y était. Y allait, de son côté. (Il est vrai que lui pensait aller contre, son époque.))
Alors, le n’importe quoi des artistes. Manet, son asperge, Courbet, ses casseurs de pierre. Sont les exemples donnés par Thierry de Duve. Est-ce à dire que je pense que nous en soyons toujours là. Oui, à certains égards. La petite chose est sortie de, montée sur, s’est extraite. La petite chose, les petites gens. Démocratisation. Extraction. Objet. De la botte sort l’asperge, du jeu tire son épingle. Individualisation.
Je sais que si mon regard s’émerveille se laisse surprendre encore – quand parfois le monde me semble paraît partout beau -, c’est qu’il s’est passé ce qui s’est passé pour que Manet puisse veuille peindre son asperge (sur le bord d’une table). Qui évoque ce que Lacan désigne sous le terme “Y’a d’l'Un” tout seul. Qui allait contre un certain savoir établi, la grande peinture, les tableaux dits d’histoire.
Où nous en serions encore : un monde qui se dégage, s’extrait de l’histoire, de celle même éventuellement avec un grand H. La perd. (Un monde qui trouve cherche comment s’y renouer, à l’histoire. S’y renouer, y renouer sans renier ce qu’il vient de découvrir sans renouer avec ce qu’il vient de lâcher
de Duve encore: (Dieu est mort) montée sur la scène de l’objet – et puis pour les artistes en venir à quelque chose de l’ordre de la présentation de l’objet (son exposition Voici) .
de parenthèse en parenthèse, avancer par où se taisent les parents.
Lacan - L’objet est pulsionnel
Lacan - Qu’il s’agit de rejoindre la pulsion. De la dégager du fantasme.
Lacan - Ce qu’il y a d’éthique à la pulsion : c’est que justement elle agisse hors cadre, ne fonctionne pas à l’idéal, affine à la jouissance – le réel donc.
[Il y aurait eu traversée d'un certain fantasme : le père]
Or la pulsion, si on n’y prend garde, aura toujours tendance à faire son chemin toute seule. Parce que c’est sa nature à la jouissance : autiste – auto.
Tandis que le désir appelle à ce qui ne jouit pas.
De la difficulté de conclure.
Parler encore de l’accumulation (les enchaînements) des parenthèses, dans la droite ligne de l’asperge de Manet.
C’est que l’objet est mouvement malgré qu’il n’y paraisse.
9 February 2006 - 11:48 / le n'importe quoi /
de duve, la présentation de l’objet
11 February 2006 - 13:21 / le n'importe quoi, psychanalyse /
de Duve, encore, son exposition, Voici – petite note
Lien établi entre mort de Dieu et le passage, dans l’art, d’une démarche de représentation, représentation qui suppose un sujet, à une démarche de présentation de l’objet, dont l’art tente de ressusciter l’humanité.
Lien qui n’est pas sans évoquer la disparition du Nom-du-Père dans le monde capitaliste dont parle Lacan. Cette disparition – qui procède d’un éparpillement, d’une démultiplication-, étant liée à la lente mais sûre prise et emprise du discours scientifique sur le discours courant, le discours dominant.
La science approche le réel par le biais du signifiant, y réussit tant qu’elle ne s’attaque pas à l’homme comme sujet, comme sujet parlant – qu’elle ignore.
11 February 2006 - 14:47 / le n'importe quoi /
n’importe quoi, à condition
Lacan Jacques, Le Séminaire, Livre V – sur l’inconditionnalité de l’amour et sur la condition absolue du désir – extraits
( p. 382) Voilà où réside l’originalité de l’introduction du symbolique sous la forme de la demande. C’est dans l’inconditionné de la demande, à savoir dans le fait qu’elle est demande sur fond de demande d’amour, que se situe l’originalité de l’introduction de la demande par rapport au besoin.
si introduction de la demande entraîne déperdition par rapport au besoin, ce qui est ainsi perdu doit se retrouver au-delà de la demande, pour autant qu’au-delà nous retrouvons quelque chose où l’Autre perd sa prévalence, et où le besoin en tant qu’il part du sujet reprend la première place, mais au titre d’une deuxième négation, puisque déjà passé par filtre de la demande au plan de l’inconditionné. Ce que nous trouvons au-delà c’est précisément le caractère de condition absolue qui se présente dans le désir comme tel, caractère emprunté au besoin.
Comment ferions-nous nos désirs si ce n’est en en empruntant la matière première à nos besoins. Mais cela passe à un état qui n’est pas l’inconditionnalité, puisqu’il s’agit de quelque chose qui est emprunté à un besoin particulier, mais l’état d’une condition absolue, sans mesure, sans proportion aucune avec le besoin d’un objet quelconque. Cette condition peut être appelée absolue justement en ceci, qu’elle abolit la dimension de l’Autre, que c’est une exigence où l’Autre n’a pas à répondre oui ou non. C’est le caractère fondamental du désir humain comme tel.
(demande d’amour inconditionnelle, conditionnalité du désir, conditionnalité absolue, désir est conditionnel, puisque issu de besoin particulier)
Le désir, quel qu’il soit, à l’état de pur désir, est quelque chose qui, arraché au terrain des besoins prend forme de condition absolue par rapport à l’Autre. C’est la marge, le résultat de la soustraction si l’on peut dire, de l’exigence du besoin par rapport à la demande d’amour. Inversement, le désir va se présenter comme ce qui, dans la demande d’amour, est rebelle à toute réduction à un besoin, parce qu’en réalité cela ne satisfait rien d’autre que soi-même, c’est-à-dire le besoin comme condition absolue.
C’est pour cette raison que le désir sexuel va venir à cette place, dans la mesure où il se présente par rapport au sujet, par rapport à l’individu, comme essentiellement problématique, et sur les deux plans du besoin et de la demande d’amour.
- (p. 383) Sur le plan du besoin … Freud, être humain accepte encaisse admet besoin sexuel qui le pousse incontestablement à des extrémités aberrantes et qui introduit dans l’individu ce que l’on a appelé la dialectique de l’espèce. Ainsi besoin sexuel se présente déjà comme problématique
- D’autre part, au regard de la demande d’amour, ce besoin va devenir désir, parce qu’il ne peut se placer qu’au niveau du désir tel que nous venons de le définir.
Le désir sexuel se présente au regard de la demande d’amour d’une façon problématique.
Au regard de ce que l’on appelle formuler sa demande, formuler son désir est problématique pour autant qu’il se profile ceci que l’Autre entre en jeu à partir du moment où le désir est en question sous la forme de l’instrument du désir
13 February 2006 - 17:11 / le n'importe quoi /
morning news
j’apprends que si je travaille 3 heures par jour, cela devrait suffire à combler notre déficit. bonne nouvelle. mais est-ce que ça paye ses études, à jules? je me lave le visage à l’eau froide.
14 February 2006 - 9:04 / to do /
note (pour y revenir)
arasse, le sujet dans le tableau – de duve, la présentation de l’objet
14 February 2006 - 22:51 / le n'importe quoi /
de pensée, donc
17 February 2006 - 19:21 / le n'importe quoi /
ouverture disparates
18 February 2006 - 15:23 / disparates /
pulsion désir fantasme
dès lors ce qui distingue la pulsion du désir : 1 certain objet privilégié dont il serait cependant vain de croire qu’il ne soit d’aucune influence dans la pulsion et qui dans le fantasme est celui qui coince, empêche qu’aucun autre fasse l’affaire, auquel se rive le sujet (devient sa croix).
la pulsion tendra à ne privilégier aucun objet ou à les prendre tous pour le même – n’importe lequel peut venir remplir remplacer l’objet élu, il sera dès lors faux de dire qu’il y en ait aucun qui le soit (élu).
(satisfaction s’y obtient à coup de
1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + 1 + …
et où
1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 = 1 =1 = 1 = 1 = 1 = 1 =1 = 1 = 1 = 1 = 1 = …. =
0)
(il n’y a là, pas de majuscule qui compte, ce qui compte, c’est que ça coule.)
si n’importe lequel d’objet peut faire office c’est qu’il n’est aucun idéal qui compte – aucun un, aucun objet qui ressortisse, aucun sens qui vaille.
la satisfaction ici est prise au pied de la lettre, de la lettre de récupération. il n’est rien du nommable, rien du nommé qui échappe à l’effet de jouissance en plus, qui n’échappe à la récupération de jouissance, à ce que lacan appelle le plus-de-jouir, la jouissance de la perte. cette jouissance qui vient à la place de celle qui se perd, petite a-chose venant en compensation de La/Chose (ladite Ding), c’est celle dont se permet, s’autorise à jouir la pulsion, à laquelle elle se tient. (elle, ne regarde pas derrière elle, ne se retourne pas).
le désir, quand à lui, s’attache à la marque de la perte, s’attache à la jouissance perdue, ne veut pas faire commerce, ne se contente pas de la jouissance de récupération. (lui, regarde en arrière, aura tendance à, elle la tendance à, se figer en – statue de sel , la statue de sel, l’identification à la grande gardienne). (le désir, patrie de l’hystérie, la pulsion celle de l’obsession – car la pulsion n’a rien de naturel, elle est tout ce qui lie le sujet au signifiant, elle l’y lie de par la jouissance qu’il en retire, quoi qu’il en aie. le naturel de la pulsion, c’est que le corps s’y oublie.)
pulsion, privilégie n’importe quel objet, sauf un, lequel. n’importe que objet, moins un. se grippe, s’angoisse à l’idée d’un certain objet. grippe qui d’ailleurs ne l’empêche pas d’avancer. s’avance souvent grippée, l’ardeur augmentée – alas.
le fantasme, lui, se lie, se fond, à l’un ou l’autre de ces objets (objets de récupération, ersatz), et tente à montrer à nier – au travers d’un scène qu’il ne cesse de rejouer, et qui est de sa création – que rien n’a été perdu. (fantasme = cela qui tente de faire accroire qu’il y aurait qq chose derrière le rideau qu’il tire.)
donc, où qu’on se trouve, la castration est là:
la pulsion en jouit et n’en veut rien savoir de plus, le fantasme la nie et ne cesse de jouier jouer la scène qui le prouve, le désir, lui, méprise son immédiate jouissance, la reporte à celle d’un objet qui ne ne serait pas comme les autres ( auquel le sujet serait lié d’1 façon absolument particulière, distinctive, par où, de folle manière, quelque chose s’est préservé de la perte, de l’avant, de LaChose. un reste, pas exactement d’ici, assez sûrement ailleurs, étrange et intime. Inconnu / inconnu). (l’enjeu serait de croire à autre chose que rien – ou alors un rien dont la façon soit sa signature.
pulsion ce qui va, désir qui se retourne en arrière, portant sa main en visière, fantasme, lui, tourne en rond sur lui-même, se mord la queue.
ECRIT : quel malheur que tu ne doives remercier auquel ne pas rendre grâce // je cherche une façon de prière. c’est mon désir que je prie. qu’un espace s’ouvre. qu’il descende. vienne.
jouissance est celle de la répétition. désir l’endroit où ça ne trouve jamais à se répéter.
19 February 2006 - 9:59 / le n'importe quoi /
(à la recherche de l’éthique de la pulsion)
19 February 2006 - 23:40 / le n'importe quoi /
musique
21 February 2006 - 10:40 / d'1 don (qui n'aurait pas) /
donc ce don
| Champ du sujet | Champ de l’Autre | |
| Sbarré | –> | S1 |
| a | // | S2 |
21 February 2006 - 12:01 / d'1 don (qui n'aurait pas) /
(éthique de la pulsion, suite)
21 February 2006 - 12:36 / le n'importe quoi /
a blog is a blog is a
21 February 2006 - 12:39 / rapides /
je veux
- éthique et pulsion
- Jacques Lacan
Le Séminaire livre XVI.
D’un Autre à l’autre. 1968-1969
Texte établi par Jacques-Alain Miller
Champ Freudien, Collection dirigée par Jacques-Alain et Judith Miller
Éditions du Seuil
Couverture : Salvador Dali, Le visage de la guerre 1940-1941.
Table :
Introduction
I. De la plus-value au plus-de-jouir
L’inconsistance de l’Autre
II. Marché du savoir, grève de la vérité
III. Topologie de l’Autre
IV. Le fait et le dit
V. Je suis ce que Je est
VI. Vers une pratique logicienne en psychanalyse
Du pari de Pascal
VII. Introduction au pari de Pascal
VIII. Le Un et le petit a
IX. De Fibonacci à Pascal
X. Les trois matrices
XI. Débilité de la vérité, administration du savoir
La jouissance : son champ
XII. L’événement Freud
XIII. De la jouissance posée comme un absolu
XIV. Les deux versants de la sublimation
XV. 39 de fièvre
XVI. Clinique de la perversion
La Jouissance : son réel
XVII. Pensée censure
XVIII. Dedans dehors
XIX. Savoir pouvoir
XX. Savoir jouissance
XXI. Apories réponses
La jouissance : sa logique
XXII. Paradoxes de l’acte psychanalytique
XXIII. Genèse logique du plus de jouir
XXIV. De l’un en plus
Évacuation
XXV. L’ignominie ravissante de l’hommelle
Annexes
Fibonacci saisi par Lacan, par Luc Miller
Aide au lecteur, par Jacques-Alain Miller
Dossier de l’évacuation
Index des noms propres.
Quatrième de couverture:
*Je lis sous la plume de Sollers que Claudel est d’abord pour lui celui qui a écrit : « Le Paradis est autour de nous à cette heure même avec toutes ses forêts attentives comme un grand orchestre invisiblement qui adore et qui supplie. Toute cette invention de l’Univers avec ses notes vertigineusement dans l’abîme une par une où le prodigue de nos dimensions est écrit ».
Eh bien, Lacan est pour moi celui qui dit dans ce Séminaire : « L’enfer, ça nous connaît, c’est la vie de tous les jours ». C’est la même chose ? Ah, je ne crois pas. Ici, pas d’adoration, pas d’orchestre invisible, ni vertiges ni prodiges. Commençons par la fin : Lacan « évacué » de la rue de l’Ulm avec ses auditeurs, non pas sans résistance et tapage. L’épisode défraya la chronique. Qu’avait-il donc fait pour mériter ce sort ? S’adresser, non pas seulement aux psychanalystes, mais à une jeunesse encore grisée par les événements de mai, qui l’accepte pourtant comme un maître du discours dans le même temps où elle rêve de subvertir l’Université. Que leur avait-il dit ? Que « Révolution » veut dire revenir à la même place. Que le savoir impose désormais sa loi au pouvoir, et qu’il est devenu immaîtrisable. Que la pensée est comme telle une censure. Il leur parle de Marx, mais aussi du Pari de Pascal, qui devient entre ses mains une nouvelle version de la dialectique du maître et de l’esclave, et aussi des fondements de la théorie des ensembles. On passe à une clinique de la perversion, aux modèles de l’hystérique et de l’obsessionnel. Tout cela communique, scintille, captive.
Entre les lignes, se poursuit le dialogue de Lacan avec lui-même sur le sujet de la jouissance, et le rapport de celle-ci avec la parole et le langage*. Jacques –Alain Miller
430 pages, Le Seuil, Paris, 2006
21 February 2006 - 14:32 / disparates /
eh bien, voilà
23 February 2006 - 13:41 / disparates /
déb Or d
23 February 2006 - 15:19 / disparates /
l’a-mise en page (2)
26 February 2006 - 12:40 / disparates /
(pulsion, silence et n’importe quoi :: les textes)
Il (Freud) nous dit quelque part que le modèle idéal qui pourrait être donné de l’auto-érotisme, c’est une seule bouche qui se baiserait elle-même, – métaphore lumineuse, éblouissante même, comme tout ce qui se trouve sous sa plume, et qui ne demande qu’à être complétée d’une question. Est-ce que dans la pulsion, cette bouche n’est pas ce qu’on pourrait appeler une bouche fléchée – une bouche cousue, où nous voyons, dans l’analyse, pointer au maximum, dans certains silences, l’instance pure de la pulsion orale, se refermant sur sa satisfaction. En tout cas, ce qui force à distinguer cette satisfaction du pur et simple auto-érotisme de la zone érogène, c’est cet objet que nous confondons trop souvent avec ce sur quoi la pulsion se referme – cet objet, qui n’est en fait que la présence d’un creux, d’un vide, occupable, nous dit Freud, par n’importe quel objet, et dont nous ne connaissons l’instance que sous la forme de l’objet perdu petit a. L’objet petit a n’est pas l’origine de la pulsion orale. Il n’est pas introduit au titre de la primitive nourriture, il est introduit de ce fait qu’aucune nourriture ne satisfera jamais la pulsion orale, si n’est à contourner l’objet éternellement manquant. Lacan Jacques, Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, 1964, p. 164.
26 February 2006 - 13:04 / le n'importe quoi /
(a + diction)
26 February 2006 - 14:50 / le n'importe quoi, rapides /
des objets indirects
27 February 2006 - 13:15 / préliminaires /
