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journal

quelques jours partis, dans un autre pays.

1 mars 2006 - 10:53 / disparates /

d’organisation, le rve / les doutes

  • to or not keep les liens, sol. 1 : faire une page
  • taper ce texte écrit à Bruxelles, le publier, peut-être (à Brux., j’ai très bien dormi, mais je n’avais pas le souci de ce blog)
  • organiser travail 1 :
    • temps 1 : essayer de comprendre ce qu’ils veulent
  • organiser travail 2 (avoir fini fin semaine prochaine)
  • le lit, le faire
  • acheter truc arrache-poils
  • terminer l’arrachage de poils commencé pendant que je faisais valise Brux., dimanche.
  • quand est-ce que je « fais du sport »?
  • organiser le cours html/css
    • faire un blog?
  • je voudrais que petit jules puisse manger des vrais légumes de la vraie viande, du vrai poisson, etc., cela dépend de moi, comment ORganiser ça? me lever plus tôt?
  • que ça devienne facile de sORtir, je suis mon propre maître, aussi difficile que ce soit, je n’ai pas à me faire croire, et mes « clients » sont des gens charmants
  • noter dans mon calendrier les rendez-vous cours/séminaires où je voudrais aller la difficulté du rendez-vous, c’est qu’il vienne faire coupure.
  • il s’agit moins d’arriver à m’ORganiser que de dégager les mauvaises raisons de n’arriver pas à faire les choses, les raisons qui n’ont sont pas, pas de valables. que j’arrive à quadriller ma vie n’offre pas d’intérêt et je ne me promettrais que d’aller droit dans le mur. ( il s’agirait d’ailleurs de désorganiser le quadrillage déjà en place. de le faire sauter. (ma propension à « mettre en page »). s’interdire ne sert de rien – sinon à alimenter le surmoi). il y a l’autoportrait.
  • préparer le cours de lundi soir

4 mars 2006 - 11:40 / to do /

se faire livre (1)

la propension, celle de tout écrire, faire livre / la mise en page, fait l’ivre

4 mars 2006 - 12:16 / disparates /

se faire livre (2)

cette histoire de brouillon (v. jp balpe sur to-be-or), c’est comme une damnation, d’écriture perpétuellement en train de se faire. se faire livre / se faire lire, ça n’est pas la même chose. se faire livre est une façon de se faire lire. mais se faire livre délire sur la chair. délire, ment. jouit, s’enivre, livre; or celle de chair paiera / dans son coin, seule / ou ne paiera rien du tout ou ne paiera rien du tout / or celle de chair livre paiera. / point final. / barre

4 mars 2006 - 12:39 / disparates /

se faire livre (3)

je m’ents-livre (le péché de non-chair, mon père). l’amise en page / en image

4 mars 2006 - 12:51 / disparates /

se faire livre (4)

Chère, Cher,
Dès que je vois ce que je fais, cela devient insuportable
Bien à vous,
V.

NB: Il va falloir que je me résolve à écrire les yeux-bandés – je ne vois pas d’autre solution

4 mars 2006 - 13:28 / disparates /

se faire livre (5)

alors, ça serait plutôt la damnation de l’écran.

4 mars 2006 - 13:48 / disparates /

ça se passera à la maison pop

Figures de femmes chez Lacan 07-03-06 La « duplicité » de la jouissance féminine 21-03-06 Des femmes de James Joyce : de Molly Bloom à Anna Livia Plurabelle 04-04-06 Rebecca, ôte ta robe, tu n’es plus fiancée 16-05-06 « La femme ne manque de rien » : redoublement ou dépassement de l’énigme de la féminité ? 30-05-06 Psychanalyse et féminisme : enjeux d’une mésentente 13-06-06 Entre hommes et femmes : sens et figuration, de L’Avventura à Mulholland Drive 20-06-06

4 mars 2006 - 15:18 / to do /

El hogar de los Españoles

Bonjour, j’ai découvert, tu veux bien, me raconter, tu veux bien, une histoire? Voilà. Ah! Je savais bien qu’elle te plairait, je savais bien qu’elle te plairait,

Mail de C.Z.
J’ai découvert l’endroit le plus incroyable au monde, un ancien cinéma des années 30, presque intact, dont le hall est devenu une sorte de cantine avec tables en formica, squattés par des retraités Espagnols, et tenez-vous bien, une église désafectée de la même époque, squattée par ces mêmes retraités, je dis squattés, pour aller vite, mais ça leur appartient, quelques photos suivent, ( avec les fauteuils en bois d’époque) je pense qu’il faut en faire un film, ça vous intéresserait pas ?
Posté par Christophe Atabekian | 01 novembre 2005 13:52:08 | Commentaires (0)

5 mars 2006 - 12:01 / disparates /

noir sur blanc, pensées en italique :: le pas sur le tout

Lacan formules sexuation dans EncoreMa vie s’étire entre l’écran du jour et l’écran du soir et tous les deux sont très petits. Il est de ma nature d’être enfermée. Note sur l’angoisse de l’orgasme. Petite note sur l’adhérence à ce fantasme selon lequel il faut signifier à l’autre, au partenaire amoureux, qu’il y a à redire à son désir. Je ne trouve pas le mode du mien, dans la mesure où je ne le supporterais calqué sur aucun (pas tout x phi de x :: je privilégie le pas sur le tout). Et puis il y a l’insupportable en quoi consisterait de consentir à son désir, de l’autre, de dire oui à son mode, sa modalité. Ce mode, cette modalité, mienne également cependant (il n’existe pas de x tel que non-phi de x). Enfin, toujours: rester l’autre. Je t’aime. C’était, l’émission des pensées du matin. Et pourtant, tout cela est faux. Et pourtant, tout cela est faux.
Le monde tourne.

5 mars 2006 - 12:29 / préliminaires /

voir / être vu . lire / être lu . voir / se faire voir . lire / se faire lire

Souvenirs du Séminaire XI, Les 4 concepts fondamentaux de la psychanalyse – Questions sur la pulsion, son éthique.

De ce séminaire, XI, lu il y a probablement 10 ans, je me souviens d’une phrase qui ressemble à ceci : Il est nouveau qu’un sujet soit là. Après que la pulsion ait fait son tour, son tour de l’objet, advient un nouveau sujet.

Sur base donc de mes seuls souvenirs, je me demande : de quel sujet s’agit-il? Quel est donc ce sujet que la pulsion, son mouvement d’aller et retour, d’entour, autour de l’objet – que Freud observe à partir de voir/se faire voir – non, cette formule-là est de Lacan : voir/être vu, telle est la formulation de Freud. Le se faire voir est de Lacan. Met le doigt sur le travail dont la pulsion prend la charge. La passivité de l’être vu de Freud prise en charge par un sujet qu’il est nouveau de voir apparaître.

entour objet pulsion de voir

Que le voir l’Autre implique d’alors avoir à être vu en retour de lui. Et que dans ce mouvement de rétorsion, le tour se fait de l’objet – en l’occurrence, dans la pulsion scopique, de l’objet regard.

Mon idée donc, mon idée autrefois, lorsque je lisais ce Séminaire, XI, c’était que l’éthique de la pulsion s’attachait, tenait à ce second temps, ce mouvement de retour de la pulsion, depuis l’Autre vers le sujet, terminant de circonscrire l’objet.

(On aura toujours tendance à chercher l’éthique, ou plutôt j’aurai toujours tendance à chercher l’éthique, du côté du devoir , ici, « devoir se faire voir en retour ». Mais enfin bon, on n’en jamais loin, de là : chercher à savoir ce qu’il faut faire. On verra si de cette contrainte du devoir on peut se passer pour définir une éthique. Or ça, d’ores et déjà, on observera qu’il n’y a pas de décision prise dans la pulsion, elle ne doit pas, elle veut. En quoi, elle sera éventuellement empêchée. Ou forcée à des détours. C’est moi, qui crois de mon devoir de la rendre au parcours sans détour de son supposé-initial vœu/désir/volonté.)

Et ce, dans la mesure même ou c’est ce second mouvement que me paraissait difficile – et que l’éthique devait forcément tenir à ce qui me semblait hors de portée :

Oui :
Je voyais
Mais je supportais assez mal d’être vue en retour.
Oui : je lisais
Mais je supportais mal d’être lue en retour
Oui : j’entendais
Mais je supportais mal d’être entendue en retour

(Evidemment cette observation, je trouvais plus difficile à la faire appliquer au chier/se faire chier que donne également en exemple Lacan quand il parle du « se faire » de la pulsion. )

voir // être vu / se faire voir
lire // être lu / se faire lire
parler // être parlé / se faire parler
écrire // être écrit / se faire écrire

5 mars 2006 - 14:05 / autour des tours de la pulsion /

d’organisation, le rêve /du plaisir de rallonger les listes

  • DENTISTE
  • COIFFEUR

5 mars 2006 - 15:55 / to do /

pulsion / faire et se faire

alors, le « se faire »* de la pulsion, son mouvement naturel. et pouvoir en finir avec le devoir (et ses listes à rallonges.

tandis que par ailleurs, aussi je me dis « si voir alors faire voir ». si je vois, alors /devoir/ faire voir.

5 mars 2006 - 15:55 / autour des tours de la pulsion /

des noms et des noms propres

C’est que les noms m’importent. Ils m’importent en particulier à propos des Juifs. A la différence de millions de gens sur la surface de la Terre, je ne crois pas que les Juifs soient une race; je ne crois même pas que par des voies culturelles, ils aient acquis des caractères qui les feraient se ressembler entre eux (au sens où nous disons, en conversation, que les Français sont ceci, les Allemands sont cela, etc). Les Juifs, c’est un nom.
[…]
Soit donc la proposition : le propre de la politique issue de la Révolution française, c’est de ne pas poser la question des noms.
[…]
le nom de Juif est d’abord un nom proféré en première personne;
[…]
La plupart des noms d’une langue sont des noms de 3e personne. Ils se reconnaissent à ceci qu’ils peuvent s’employer de manière prédicative, dans la mesure exacte où ils s’analysent comme un paquet de prédicats. En revanche, insulter quelqu’un, le traiter de salaud, ce n’est pas lui attribuer un prédicat, ce n’est même pas le faire entrer dans une classe : les salauds sont ceux qu’on traite de salauds (où l’on retrouve Sartre); la circularité est ici structurante. La phrase apparemment prédicative « Untel est un salaud »n’est pas vraiment prédicative; elle est la transposition en 3e personne d’une insulte de 2e personne. Quant à l’aveu « Je suis un salaud », il intériorise une insulte, qu’elle ait été proférée ou pas.
En tant que Juif est un nom de 1e personne, les Juifs sont ceux qui disent d’eux-mêmes « je suis Juif ». Mais ce propos, là encore, n’est qu’apparemment prédicatif. Le pseudo-prédicat est une réitération du sujet. C’est une manière de dire « je ». On est plus près de la proclamation performative, au sens de Benveniste, que du jugement d’attribution. L’insulte de 2e personne, « sale Juif », vient en second temps; c’est de fait une convocation requérant le sujet de dire de lui-même « je suis Juif », mais non pas sur le mode de la proclamation performative; bien plutôt sur le mode de l’aveu. La phrase de 3e personne « Untel est Juif » est transposition d’un énoncé de 1e personne ou de 2e personne, suivant les circonstances.
[…]
Si profondément que je m’inscrive en 1e personne dans mon nom propre, ce nom m’a été donné.

Réflexions sur une lecture. Seconde partie Théorie du nom juif par Jean-Claude Milner

5 mars 2006 - 20:48 / disparates /

ce soir,

je vais là

6 mars 2006 - 11:26 / to do /

hier soir

séminaire m.h. brousse, passionnant, j’espère que / le temps / je
(prendrai)

7 mars 2006 - 10:39 / to do /

demain (et puis

Demain, le huit, je voudrais aller (cours JAM).

Nous sommes le sept.

La semaine prochaine, mercredi, le 15, en plus du cours de Jacques-Alain Miller, le soir je voudrais aller là : «De l’agrafe par le Nom du Père à l’athéisme radical» (faut que j’appelle une baby-sitter).

Enfin, ce soir-même, mais moi, je ne pourrai pas, à la maison pop :
«Figures de femmes chez Lacan», par Corinne Maier, psychanalyste (Paris)

On parlera d’Aimée, d’Antigone, de l’hystérique, de la mère, de Médée, des mystiques… Bref, on évoquera différentes figures féminines rencontrées dans l’enseignement de Lacan, qui sont d’autant plus variées que, pour lui, « La Femme n’existe pas ». Et on se posera la question : chez Lacan, les femmes ne nous enseignent-elles pas davantage que le continent masculin ? Et que nous enseignent-elles ?

7 mars 2006 - 11:13 / to do /

voir / être vu . lire / être lu . voir / se faire voir . lire / se faire lire (2)

DELiRES (suite)

voir // être vu / se faire voir voir, je fais // être vue / me faire voir : à la condition d’avoir rejoint une certaine image (impossible)
lire // être lu / se faire lire lire, je fais // être lue, je suis, par moi-même, en analyse / me faire lire, par l’autre, je ne fais pas (ou je commence à le faire ici, ou je l’ai fait en analyse)
écrire // être écrit / se faire écrire écrire : parfois je fais //être écrite, je suis / me faire écrire, que l’on m’écrive : cela m’arrive
parler // être parlé / se faire parler parler : je ne fais pas // être parlée, que je sois parole de l’Autre ou que l’on me parle : oui / me faire parler, je fais, en analyse – et puis tout ce que j’entreprends ici, en fait, l’effort actuel.

Cependant que l’on observe déjà, ici, que c’est toujours l’un où l’autre des deux mouvements qui est privilégié, au détriment de l’autre.

les demi-tours d
le tour complet

Or, on n’a jamais entendu parler de demi-tour, de tour à moitié fait de la pulsion. De demi-tour et retour sur ses propres pas (essence de la répétition), plutôt que de retour qui emprunte un nouveau chemin qui contourne l’objet (dans l’autre sens, par un autre bord). A l’époque, pour m’expliquer ces demi-tours, je pensais que c’était le fantasme qui coinçait, qui détournait/kidnappait la pulsion. Et ça n’est pas loin de se voir, sur ces deux schémas : l’arrêt, le moment d’arrêt, de retour, c’est au niveau de l’Autre qu’il se fait. Plutôt que de revenir sur le sujet avec ce qu’elle a pêché dans l’Autre, la pulsion revient sur elle-même, on sera tenté de dire : laissant l’Autre, le grand Autre intact. Comme si, c’était d’en passer par lui, qui le barrait. Et que ni l’A (le grand) ni l’a (le petit) ne soient plus le même, une fois le tour accompli.

(la suite plus tard : j’ai égaré le carnet où j’avais pris ces notes…)

8 mars 2006 - 14:52 / autour des tours de la pulsion /

de la pulsion donc, le nouveau sujet

Avant que de poursuivre, j’ai retrouvé la citation dont je suis partie mais dont je n’étais pas plus sûre que ça, à propos du « nouveau sujet » qui advient une fois le tour accompli de la pulsion – et ce malgré que je ne sois pas sûre que ce soit le temps pour moi d’être exacte dans mes citations, que je ne sois pas loin ici de raconter un rêve et que mon souvenir, ce que je peux en dire, compte davantage que ce qu’il en est à l’origine.

Freud nous introduit maintenant à la pulsion par une voie des plus traditionnelles, faisant usage à tout moment des ressources de la langue, et n’hésitant pas à se fonder sur quelque chose qui n’appartient qu’à certains systèmes linguistiques, les trois voies, active, passive et réfléchie. Mais ce n’est qu’une enveloppe. Nous devons voir qu’autre chose est cette réversion signifiante, autre chose ce qu’il en habille. Ce qui est fondamental, au niveau de chaque pulsion, c’est l’aller et retour où elle se structure.

Il est remarquable que Freud ne puisse désigner ces deux pôles qu’en usant de ce quelque chose qui est le verbe. Beschauen und beschaut werden, voir et être vu, quälen et gequält werden, tourmenter et être tourmenté. C’est que dès l’abord, Freud nous présente comme acquis que nulle part du parcours de la pulsion ne peut être séparée de son aller-et-retour, de sa réversion fondamentale, de son caractère circulaire.

De même, il est remarquable que, pour illustrer la dimension de cette Verkehrung, il choisisse la Schaulust, la joie de voir, et ce qu’il ne peut désigner autrement que par l’accollement de ces deux termes, le sado-masochisme. Quand il parlera de ces deux pulsions, et plus spécialement du masochisme, il tiendra à bien marquer qu’il n’y a pas deux temps dans ces pulsions, mais trois. Il faut bien distinguer le retour en circuit de la pulsion de ce qui apparaît – mais aussi bien de ne pas apparaître, – dans un troisième temps. A savoir l’apparition d’ein neues Subjekt qu’il faut entendre ainsi – non pas qu’il y en aurait déjà un, à savoir le sujet de la pulsion, mais qu’il est nouveau de voir apparaître un sujet. Ce sujet, qui est proprement l’autre, apparaît en tant que la pulsion a pu fermer son cours circulaire. C’est seulement avec son apparition au niveau de l’autre que peut être réalisé ce qu’il en est de la fonction de la pulsion.

Jacques Lacan, Le séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, p. 162.

13 mars 2006 - 10:53 / autour des tours de la pulsion /

vivre

tu es parti, tu m’as laissé des disques, j’écoute : king geedorah take me to your leader. oui, je suis triste, non, je m’en sors pas, oui, j’essaie de bien le prendre. et je préfèrerais me donner congé, me coucher ou m’en aller, sortir avec Jules. l’appartement est très bien rangé/ j’ai dû me batte ce matin avec une erreur php. quel ennui, comme si.

13 mars 2006 - 12:21 / disparates /

Il n’y a pas de demi-tours de la pulsion

Que ce soit au moment où le tour se fait de l’objet, dans l’aller-retour, lire/se faire lire à son tour, que l’épreuve se fait du manque dans l’Autre au cœur de soi.

C’est clair ?

C’est à se faire lire, c’est dans cette épreuve, que son propre manque s’avère, manque que le fantasme préfère occulter. (N’être ni vu, ni lu, permet de faire croire à une perfection possible. « Perfection » est le mot qui me vient sous la plume, qui certainement convient – dans la mesure où c’est mon dit « perfectionnisme » qui toujours m’a empêchée de considérer une chose comme finie.)

Il n’en reste pas moins que j’ai difficile à croire à ce demi-tour de la pulsion, difficile à croire qu’elle pût se faire empêcher – et j’opterais donc à croire que son tour, complet, elle le fait. Mais comment, mais lequel.

Pour l’exercice, appelons ce tour qu’elle ferait, qui offre l’apparence d’un demi-tour, son faux-tour.

Une pulsion à faux-tour donc, ça serait une pulsion obstinée sur un objet toujours même – une pulsion qui ne se contenterait pas, elle, de n’importe quel objet. En quoi elle serait faussée.

Je lisais et ne-me-faisais-pas-lire. No retour donc, apparemment. Où donc le tour se faisait-il « faussement »? (Compliquée, moi?)

On a posé deux choses : qu’une pulsion à faux-tour est une pulsion où l’Autre n’est pas barré, qu’une pulsion à faux-tour est une pulsion où l’objet (n’est pas celui de la pulsion dans la mesure où il) n’est pas indifférent, est privilégié. Implicitement donc, on a posé qu’une pulsion à faux-tour, c’est le fantasme.

On aura également avancé que la pulsion tiendrait de l’épreuve, qu’à faire son tour, la pulsion, c’est elle qui troue l’Autre. Que voudrait dire trouer l’Autre? Et que signifierait que ce trou dans l’Autre pût faire qu’un objet pût « indifféremment » en remplacer un autre. D’ores et déjà, on avance ceci, on rectifie : ce n’est pas la pulsion qui troue, c’est le fantasme qui bouche. Troué, ça l’est, dès le départ.

13 mars 2006 - 12:34 / autour des tours de la pulsion /

v ivre

mais surtout, tout ça, est trop lent.

13 mars 2006 - 12:51 / disparates /

copy/right-left

vous savez pourquoi je m’en fous de ces histoires de copyright copyleft, c’est parce qu’il faut bien qu’il continue d’y avoir des lois non-écrites. hein. de la cité les lois non-écrites. que la possibilité encore me soit laissée de faire ma petite antigone – à moi, à tous.

13 mars 2006 - 14:58 / rapides /

13 mars 2006 - 16:18 / disparates /

adressé rapidement

l’asperge était seule et elle était sur le bord de la table

enfin, je me laisse à vous lire à vous lire vous lire légèrement en survol vous qui me tombez sous les yeux – aussi légèrement que ce je vous écris en ce moment

légèrement lue votre lourde prose

vous dites : que la vie devînt de chacun l’oeuvre – vous dites d’art – l’oeuvre d’art . je vous le disais, votre lourde prose .

(j’entends une voix qui s’éloigne : detached detached)

alors voilà, voilà , que je m’alourdisse à mon tour et vous rejoigne : que l’oeuvre sera cela dont vous vous serez détaché.

lourdement j’ajoute, cela justement auquel vous aurez renoncé.

lourd lourd lourd . si lourd.


je vous ra j oute : c’est gentillesse ce que je vous dis c’est gentillesse – car enfin la faire la-chose , ça doit vous causer bien des angoi s ses . cessez cessez cela , cessez donc d’y c r oi r e / brave .

17 mars 2006 - 19:35 / rapides /

et puis voilà j’ai lu j’étais dans le noir

Quand je marche dans une rue, il y a parfois plusieurs sources de lumières, qui m’habillent de différentes ombres, et elles bougent et me suivent, il arrive qu’elles me fassent peur, car souvent, quand cela se produit, elles peuvent avoir des mouvements imprévus. Elles me cernent.
Il y a le corps aussi. J’avais peur de toi M., de mon désir, l’idée d’embrasser, et pourtant je crois que j’aime cela, mais les choses sont parfois enterrées, si profondes, des siècles, des codes, des mots, et alors il faut parler beaucoup pour traverser le langage. Je crois qu’il faut penser beaucoup pour pouvoir écrire un premier mot, je ne sais pas, traverser ou se débarrasser.
Je suis malade, il faudra parler plus, alors que les idées me rongent petit à petit, trop lent que j’ai été. Je crois qu’on se perd aussi dans tout cela, écrire, parler, j’avais dis je ne parlerai plus, je crois que je ne peux rien faire, traverser, comme c’est pesant un corps, tu ne trouves pas ?

j’ai lu j’étais dans le noir je le suis encore il y a eu le matin le travail la ballade de denfert à nation du soleil mince aux maigres feux la tristesse et celle de la télé . demain encore, le travail . ne mourez pas point-virgule ne mourez pas .

18 mars 2006 - 23:18 / rapides /

so yout want something else, huh

http://art.teleportacia.org/observation/alien/

20 mars 2006 - 22:01 / disparates /

demi-tour (rêve)

Fort empêchée, d’écrire, en ce moment (par le travail).

Il y a deux ou trois jours : rêve.

1.
D’abord seule

Pendant longtemps, de plusieurs façons, je cherche à arriver à l’une ou l’autre piscine.

2.
Plutôt à plusieurs

Finalement, il est décidé que nous y irons, à la piscine, à plusieurs. Nous partons du château (enfance).

3.
Un nouveau chemin

Plutôt que d’aller vers l’une de celles que j’avais déjà repérées, il est décidé, par le groupe, que nous irons vers une autre, dont je n’ai pas souvent fait l’épreuve du trajet.

4.
A droite, le connu, le château de mon père (titre de livre). A gauche, la ville de ma mère, l’inconnu

Celles que je connais, c’est plutôt vers la droite – le chemin qui descendait du château, vers le village, à travers les prairies – et puis, des routes, et des chemins, un chemin toujours le même, déjà souvent parcourus en rêve. La direction que nous prenons, c’est plutôt vers le fond à gauche. Impression de Poperinge (ville de ma mère).

5.
Bloquée côté spectateur. Impossibilité de se déshabiller. Noir

Arrivons à la piscine. Diverses tentatives pour arriver jusqu’à la piscine même, l’eau. Cela paraît impossible (en fait, ça le restera pour moi, jusqu’à la fin). Le genre d’obstacle que nous rencontrons, c’est par exemple que les vestiaires sont plongés dans le noir ou introuvables ou ressemblent plutôt à une salle de spectacle, côté spectateurs. Nous sommes dans les fauteuils des spectateurs, la salle est plongée dans le noir, il n’est pas facile, ou plutôt il ne m’est pas facile de trouver ma place, une fois que j’en trouve une, comment me déshabiller en présence de tous ces gens. Comment font les autres? Ils le font.

D’autres donc, les autres, parviennent à l’eau. J’ai à un moment un aperçu de la piscine, du bain, de haut.

6.
Coulisse, courant, mécanisme – au cœur de pulsion…

Je m’engage finalement dans quelque chose qui devrait me mener vers la piscine. J’ai un doute. Je me demande si je ne suis pas embarquée sur le côté, sur le côté du chemin. En effet, je suis plutôt dans la coulisse. Je suis très exactement dans la, les coulisse(s). Couchée à plat ventre, encagée, sans aucune possibilité de me dégager. Je suis dans l’eau d’une roue qui entraîne l’eau de la piscine, qui entraîne le mécanisme de la piscine. Le courant est fort, inéluctable.

7.
Le tour, la roue, la chute

Pour le moment, je suis dans le mouvement ascendant. Mais à un moment, je passerai forcément dans le mouvement descendant – la chute. Je suis dans le premier demi-tour de la roue. Dans son deuxième demi-tour, je ne pourrai que tomber, et la chose paraît aussi dangereuse que de tomber, par exemple, du haut du Niagara.

8.
L’angoisse

Quelqu’un m’aperçoit prise dans ce mécanisme. La question c’est : est-ce qu’on arrivera à l’arrêter, le bloquer à temps? L’angoisse me réveille.

Difficile de ne pas retrouver trace ici de mes élucubrations autour de la pulsion. Traces en forme de confirmation. La pulsion est un mécanisme, duquel on se dégage difficilement, dans lequel on est pris comme dans le tour d’un supplice, dont le mouvement est celui d’un aller-retour, et dont le retour, le deuxième demi-tour, est difficile, angoissant.


Piscine, mettons la jouissance :

1. D’abord seule

2. Ensuite, plutôt à plusieurs

3. Du coup, n’est plus la même, de jouissance.

4. Plus vraiment du côté du père (fantasme), mais de la mère (autre chose).

5. Bloquée un temps dans le fantasme (corrélé à l’objet du père) : l’impossible objet regard. Qui rend impossible le déshabillage. (A ce point devoir être l’objet du regard, mais l’objet d’un regard impossible, objet qui incarnerait le regard même et saurait à la fois occulter tout ce qu’il comporte d’angoissant, qu’il en devient impossible de s’offrir comme tel : ce n’est jamais ça – un objet dont la beauté puisse définitivement faire voile sur l’au-delà du regard – histoire de ma vie, jusqu’à un certain moment de mon analyse. L’incarnation de cet objet empêche certainement tout rapport amoureux (le déshabillage) puisqu’il cherche à incarner le point d’impossibilité même de ce rapport. Devoir être belle au point que ce voile, en quoi consiste la beauté, puisse occulter tout de qu’il en est du désir, de l’angoisse donc, que cette beauté même, sa vue, le regard, provoque. La beauté est re-présentation du regard. Mais si le regard est pris au sérieux, c’est-à-dire pris dans ce qu’il comporte de réel, c’est-à-dire de jouissance et de désir, de trou à la re-présentation justement, il s’avère impossible (à l’incarner, à tout le moins, le montrer, le faire voir, c’est un des objets, de l’art). D’où, mon impossibilité, pendant des années, à me montrer. Voir, oui, du haut de ma tour – être vu – impossible – quels que soient les compliments quand j’y étais forcée, à sortir. Quand j’acceptais de faire illusion. (On en est encore là, du côté du point 1, du D’abord seule)

6. Prise dans la coulisse… les coulisses de l’inconscient ou la glissière de la pulsion. C’est l’eau de la piscine, mais une eau sur laquelle je n’ai aucun contrôle, qui s’avère même mortifère.

Sometimes martyrs were bound to the circumference of great wheels, and so hurled from a height over stony places.Ce tour, cette roue, je l’ai déjà rêvée, presque sous cette forme. C’est la roue attachée à mon nom. La roue de mon nom. Roue des supplices/délices. Mon nom, Müller, Meunier, et puis de son moulin sa roue, au pied duquel je ne dors pas.

Müller, de la rue comme une roue de supplices/délices. (Mais la rue est à mon père, son martyr à ma mère.)

[Non, non. Il n’y a pas d’auto-analyse, de même qu’il n’y a pas d’auto-publication. Et évidemment l’Autre du transfert analytique n’et pas l’Autre du transfert public. L’analyste, je le vois demain. Pour ce qui est du transfert public, je continuerai de me contenter, de me réjouir, des mots-clés qui vous mènent à mes pages.]

 

21 mars 2006 - 11:10 / autour des tours de la pulsion, rêves /

Trans.: Re: Rép. : Re: [FREDERICMAGAZINE]

exposition d\'isabelle boinot et frederic poincelet(dans la série transmets ce qu’on te transmet)

23 mars 2006 - 14:01 / disparates /

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de quoi le travail nous protège – nous devrions remercier nos élus de – j’ai acheté le livre de ph. de georges sur la pulsion – je ramène tout à l’heure les livres à la bibliothèque . je n’ai pas beaucoup le temps de lire – ce n’est pas le temps de lire pour moi . au bout d’un temps on se rend compte que les temps, ça existe, dans une vie . la seule chose que j’aurais à te reprocher finalement c’est d’être un homme . et les trucs que ça implique . je pense aux trucs sexuels , le reste: passe encore.

pendant la manifestation, je regardais paris. c’était il y a une semaine exactement. qui paradoxalement me paraissait désert, dénudé, déshabillé. sentiment de solidarité non, ce n’est pas celui qui dominait / d’organisation grosse / qui fait alors une foule étendue nombreuse dispersée – sans compacité / seule avec parfois des chansons idiotes / mais le sentiment tout de même que c’est ça, qu’il faut faire, marcher, avec les gens qui sont là, loin, là. // alors plutôt un sentiment de beauté, de grandeur. paris, la lumière, ce boulevard, la rue. de beauté, d’humanité.

25 mars 2006 - 8:11 / disparates /