plus Tard,
je serai devenue seule
| format standard | |
nuages3 April 2006 - 17:17 / disparates /
j’étais très fatiguée. j’ai envoyé des factures.
après, ça aurait été bien de pouvoir dormir.
4 April 2006 - 11:43 / disparates / prétentionj’écrirai d’abord
tout ce que je ne sais
pas, voilà. et ça
sera terrible
parce que
c’est ça, le poids
et, au lieu d’être
léger,
ça sera lourd-
4 April 2006 - 14:14 / disparates / en m ê m e tem pset puis , en même temps,
on ne voudrait pas cesser
de ne plus savoir,
on ne voudrait pas cesser
d’oublier
4 April 2006 - 22:00 / disparates / l’amour du réel, la passion de la haine« Jacques-Alain Miller évoquait récemment ce qu’il convient sans doute d’appeler la tripartition borroméenne de l’amour. Freud nous a sensibilisé à ce qu’il y a de capture imaginaire, dans l’amour. C’est son essence narcissique, qui rive ensemble la forme de l’autre et l’idéal du moi, qui superpose et confond l’image du corps propre et l’objet d’amour. Ainsi s’engendre la foudre de l’énamoration. Lacan quant à lui a fait porter notre attention sur ce que l’amour nécessite de parole et de semblants. C’est la lettre d’amour, qui habille la pulsion, c’est le serment, c’est l’échange symbolique. C’est ce qui permet de ‘donner ce qu’on n’a pas’, c’est la main qui se tend, au coeur de l’objet que je m’apprête à prendre. Restait à nommer l’amour du réel lui-même, et c’est le pas franchi par deux analystes de l’Ecole, Franceso Hugo-Freda et Virginio Baïo. Cet amour-là est, nous dit Miller, le plus proche de la haine, car celui tient le plus compte de l’objet.
mon secret sortie de séance – et comment j’y tiens, à cet envers. comment je cherche à ce qu’il puisse y rester, 5 April 2006 - 15:04 / préliminaires / d’un travailleur à un autre(ça rêve chez moi parfois ou quelque part d’une vie bien ordonnée
si des horaires clairs et bien marqués m’aideraient à affronter ce qui dans ma tête parfois prend des allures de bordel, d’incontenables débordements (et ces choses en trop qu’on me demande, et ces réponses que je ne peux pas toutes apporter), qui m’offrent cependant l’avantage de m’abriter de ce que personne ne me demande, d’autre que moi – ce serait ça, la faute. cet abri que je prends de moi-même. et alors que, faut-il le dire, je me suis si bien arrangée pour n’avoir justement à suivre d’autres horaires que les miens – et ça n’est pas toujours facile. si je me suis trop plainte, pardonnez-moi. j’apprécie beaucoup de travailler avec vous. ) 6 April 2006 - 10:01 / disparates / puisque nous allons mourir il fautpuisque nous allons mourir il faut que j’aille chez le coiffeur 7 April 2006 - 11:10 / rapides / le problème et le temps“Tout problème en un certain sens en est un d’emploi du temps.” 7 April 2006 - 12:20 / copie/colle, disparates / rien, tout. tout et n’importe quoi.il n’est strictement rien que je ne fasse dont je ne jouisse. 8 April 2006 - 13:19 / le n'importe quoi, rapides / gaucheje ne pensais pas qu’il m’arriverait d’avoir à me dire de gauche j’ y suis amenée à force de tomber sur des blogs dont la teneur matière manière me blesse. d’abord je suis interloquée. ensuite je trouve les mots, ces mots – je me dis : alors, c’est ça, la droite? et cette écriture serait de droite? et cette droite me blesse. quand je suis moins fragile qu’en ce moment : je me dis : c’est du vent. je me dis c’est la canaille. et pour la rime j’ajoute : la racaille. connerie, racaille – voilà, ça dégage. je ne les attaque pas de front, ces blogs – je ne les citerai pas ici et me garde d’intervenir dans leurs commentaires où je ne ferais rien de plus qu’entretenir le moulin de leur arrogance – , je me méfie trop de la facilité des joutes écrites qui fait l’une des premières matières de la mer web, à force d’y voguer dans l’imaginaire. qu’est-ce qui me les dit de droite : c’est qu’il opinent de tous leurs mots – ce verbe qu’ils portent aussi haut que probablement leur queue est basse enfoncée seulement dans des corps achetés – au capital et que la pauvreté les débectent. ils sont dégoûtés et dégoûtants. et ne trouvent à se défendre des actuels mouvements sociaux qu’en disant : c’est la gauche. et de chercher à la ridiculiser disant d’elle qu’elle est le fait des socialistes. c’est bas, il faut bien le dire, c’est leur lot. il y a des choses dont on aimerait qu’elles aillent de soi. la gauche. c’est ce qui dit non au capital. c’est ce qui dit non au capitalisme, à l’hégémonie de l’économie. ce qui dit non et qui s’y oppose.
alors pourquoi est-ce que je suis si triste. je suis triste de honte. de honte pour eux. de honte de ce que je reconnais en eux. une affaire de style, d’écriture. une affaire de culture. de celle dont on voudrait se délester. ne plus rien savoir. je voudrais devenir faible rester pauvre bégayer. sourire. je voudrais ensuite devenir forte de ce que je veux. et que ça ne soit rien qui nourrisse d’autre commerce que celui des hommes. des hommes et des femmes. que ça soit impayable. et que ça le reste. pour les siècles des siècles. et qu’on puisse en rire. 10 April 2006 - 11:43 / disparates / voguer dites-vous – l’imaginaire
« D’où la phrase de Primo Lévi, qui éclaire après-coup le triomphe terminal chez lui de la culpabilité et de la mort : ‘ Chaque homme est le Caïn de son frère.’ 10 April 2006 - 12:34 / disparates / avertissement (dans le noir)
je pense qu’au frontispice de ce blog, on pourrait écrire : « il n’y a pas de rapport sexuel ». comme ça, les gens sauraient, qu’une fois passé ça, une fois rentrés dans le blog, ils seraient là-dedans, dans la douleur de ça. ou déjà plus la douleur. dans ce qui se soupçonne d’elle. elle ne serait pas connue pure. dans le doute d’elle déjà. dans ce qui s’essaie d’écrire, à écrire ça. les restes d’elle. ces restes qui ont les humeurs nombreuses.
10 April 2006 - 13:17 / disparates / la toilette, les cheveuxle soir je n’ai pas le courage de me brosser les cheveux. 10 April 2006 - 14:53 / rapides / opinions à foison
la sympathie, l’antipathie que l’on éprouve à la lecture de certains blogs . on se rend compte qu’elle tient bien moins à la teneur de ce qui s’y trouve , des opinions qui s’y expriment, qu’à leur façon, leur style. (les opinions, elles, foisonnent.)
11 April 2006 - 9:48 / disparates / l’abondance du machinique et le peu de la main
traiter l’abondance/ laisser le choix au hasard / vous n’y croyez pas; je l’espère. je veux dire j’espère le hasard, sa possibilité. (la possibilité de ce qui viendrait faire rupture. ici quelque chose de difficile à développer. ) ne peux qu’y aller au hasard les yeux fermés BLIND un objet prendre convient-il à l’instant oui OKAY !
* exemple: l’abondance de photos que vous auriez prises, que faire, face à cette abondance, qu’en faire? le hasard, au hasard, s’arrêter à ce qui vous arrête 13 April 2006 - 12:11 / disparates / notes perdues, opinion en forme d’évaporation
la haine de soi, y tomber / selfhaters / les notes perdues / je pense : nous serions responsables de nos pensées / la grande majorité de mes pensées ne passent pas à la parole / sont des paroles larvées / je ne sais faire autrement que de nous chercher des reponsabilités / mettons : les huit dixièmes de mes pensées ne passent pas à la parole / non / mettons quatre-vingt-dix-neuf pourcent de mes pensées ne passent pas à la parole / quatre-vingt-dix / en vérité, je vis dans mes pensées / en vérité, mes pensées sont tout ce qui me sépare de vous, de tous, de vous tous // nous somme d’accord pour dire que le temps ne fait pas que passer malgré que ce soit sa caractéristique première , sa matière , son réel / les pensées y collent / comme les blogs / les blogs collent aux temps / s’y allongent // l’opinion serait un moment / autant d’opinions exprimées que de solitudes qui tentent d’extraire un bras du marécage de leur corps / oui oui moi, aussi, je trouve qu’à tort et à travers nous avons parlé des corps et que maintenant cela suffit, qu’il a eu bon dos, le corps, maintenant, il le fait rond, le dos, il le fait boule, laisse et tais-toi – je parle ici de faits culturels – ces mots 1 temps à la mode, le corps, 1 temps signifiant-maître, maintenant, c’est bon, assez vidé de sa substance, finissons-en, lâchons, lui les baskets. d’abord le corps est une pierre dont nous sommes séparés. / we, the selfhaters / notes perdues / la haine de soi // exprimée l’opinion devient douloureuse / exprimée l’opinion devient douloureuse / la tristesse reviendra ensuite, du vide d’où elle s’est répandue / c’est une chose étrange
qu’1 instant puisse n’avoir strictement rien à voir avec l’éternité, la survivance, ne concerner que lui-même / je parle de l’opinion que j’exprime ici dont je ne saurais faire qu’elle ne colle à rien d’autre qu’à cet instant-même / encore faut-il sentir noter qu’il y a de la volonté qui s’y met, à ce qu’elle ne colle à rien d’autre, à ce qu’elle soit évaporation. prochain titre de blog : Evaporée que le talent me vienne d’inscrire aussi bien ce qui reste que ce qui part, de l’immaîtrise la docte ignorance / que me quitte la sentence tu me diras camarade si c’est cela si c’est de cela qu’il s’agit Maintenant que je suis dans le noir la vérité toute dite sans qu’elle soit séparée de son contexte alors que ce contexte même est justement cela qui échappe / exemple : j’attends tout je ne donne rien / exemple : que mon amour soit mon juge et s’il n’y suffit pas y puisse surseoir sa haine /cétacé. 17 April 2006 - 13:05 / disparates / opinion-double, culture (I)je n’avais pas ce matin le courage de me remettre au boulot / alors plutôt j’ai nettoyé sans cesse jusqu’à maintenant / hier, j’ai reçu un très beau bureau / si je dis “reçu”, c’est que je ne me le serais jamais acheté / il le faut, ça, que je reçoive / il sera payé avec l’argent que je gagne à (trop) travailler / remarquez, de sans gain (caractère) je passe au gai gain / oh le sourire quand je l’ai découvert, comment j’ai été contente / exactement ce dont, je n’aurais pas osé rêver / et comme il est grand / joli / astucieux, avec tous ses petits tiroirs, ses pochettes * culture dont le manque ne me peine plus, que je cherche à mettre en lumière, dont je voudrais faire la promotion ** il m’est arrivé de la définir plus largement, comme prenant son départ du moindre fait de discours – à la base. *** pas retrouvée aussi vite que je ne l’espérais, la référence, citation exacte. pensais que ça se trouverait dans numéro de la Cause freudienne sur l’Angoisse, mais. 18 April 2006 - 18:38 / disparates, fred, préliminaires / de particulier à particulier19 April 2006 - 15:30 / disparates / opinion-double, culture (II) (nos oignons)
/ j’ai encore parlé de moi / TOI, je voulais dire / TU / il me semble que ce que j’essaie de pointer ici, l’opprimant du discours, tu le rejettes en bloc / pour toi, il n’y a pas daniel arasse / je ne suis pas sûre qu’il y ait quiconque qui ait un nom, un nom connu, de ceux qui appartiennent à la culture, la culture classique, dominante. daniel arasse, ça ne fonctionne pas pour toi. là où moi j’ai mal supporté qu’on me dise de lui qu’il était un maître, pour toi, tout de suite, il ne saurait être rien d’autre. alors tu ne supportes pas. tu rejettes en bloc /oui, bon, arasse autre chose / arasse ou un autre / enfin / bon, d’accord / d’accord, ce que tu ne supportes pas, d’abord, c’est ce dont il parle, arasse / la Renaissance, par exemple / oui, oui, je sais, tu n’a rien contre daniel arasse / mais c’est simplement parce que moi j’aime daniel arasse et que tu m’aimes / sinon, il n’existerait pas / parce que pour toi la culture, ça commence à qq chose que tu apparentes, je crois à la “sous-culture”, à moins que ce ne soit à la “contre-culture”, à l’underground, tandis que pour moi, c’est plus classique, la culture. etc. 19 April 2006 - 15:30 / disparates, fred, préliminaires / djamel tatah
Exposition personnelle – Galerie Kamel Mennour djamel tatah non, je ne connais pas . c’est lui auquel se référait hier brice cauvin non je ne connais pas sur france culture qui parlait de son film, “de particulier à particulier”, en disait que pour les décors avait choisi de s’inspirer des couleurs de djamel tatah . 20 April 2006 - 12:14 / disparates / |
|