Autour de l’a-pensée et l’a-femme. Autour de la victimisation. Avec le souvenir de l’enfant battu. Avec la mèche en l’air. Les cauchemars, et la peur et le désir d’être tuée. Autour du travail, du désir et de la jouissance. Avec le souvenir de l’Acropole. Avec mes excuses. Avec l’amour et la mort et le plus grand amour que de donner sa vie. Avec le non-amour. Avec la saloperie. Avec l’interdiction qu’il y a de dépaser le père (2). Avec de ma mère l’amour de la cause perdue. Avec les femmes. Avec l’insupportable de la jouissance et la préférence gardée à l’échec. Avec la jouissance du désir qui ne trouve pas sa satisfaction. Etc.
angélisme
Après-coup
Il est tellement plus facile de s’imaginer des ennemis que de.
Que de quoi? C’est ce que je ne sais pas. Ou est-ce que je le sais?
angélisme
la nuit
beaucoup d’autres nuits
le froid
- quelle part de fiction?
- la part de vérité.
angélisme
je pourrais le savoir, là maintenant tout de suite, à quoi ça sert une victime; mais je ne le veux pas. ce que je veux, c’est ne pas savoir, non surtout, ce que je veux, voudrais, c’est dormir.
mercredi matin, en allant chez mon psychanalyste, je pense: tiens, à ça, je n’y avais jamais pensé, que si j’ai tant de pensées la nuit, c’est que ces pensées veulent me réveiller. qu’elles ne veulent pas que je dorme. (et je ne leur obéis pas, je me bats contre elles, et elles redoublent d’intensité).
~
lui, il dit: tout de même, ça tourne autour de l’écriture, ces pensées. moi, je dis : oui, oui. non, je dis : non, en fait non, n’importe quoi, ça tourne autour de n’importe quoi. enfin, c’est surtout le travail. mais vraiment n’importe quel travail. ou la colère, la colère contre quelqu’un. peut-être, s’il n’y a pas le travail, ou si le travail est empêché, la colère. (il ne soulève pas, je l’ai dit très bas, la colère. ce qui l’intéresse, c’est l’écriture. ça ne me déplaît pas, qu’on prenne ça au sérieux – enfin, pas trop, quand même).
cette nuit, je me dis : alors, le mot d’ordre ce serait : travaille. travail de nuit.
maitenant, je voudrais dormir.
mots-clés: S1, travail, victime, victimisation ; colère. dormir.
angélisme -IV – je vous salue pleine de haine
cela m’est apparu je tiens une victime au creux de ma main et je serre,
tout de même, tu ne vas pas croire, que je vais lâcher ça.
c’est utile, une victime. plus encore que d’en être victime / vengeance vengeance vengeance.
angélisme – III
C’est ce que je voulais te dire. En tous cas, si tu as l’occasion d’avoir une victime, prends-la. Il se peut qu’elle ne t’apparaisse pas en tant que telle ; même, il se pourrait que ce soit toi, bien plutôt, qui t’en sentes la victime – d’ailleurs, le plus probable : quoi qu’il en soit, dès que tu te verras offrir l’occasion de détruire cette victime dont tu sens victime : détruis. Fût-ce en pensée : détruis. Y penseras-tu suffisamment fort, crois-moi ça débordera, crois-moi ça détruira.
Moi, je pense. Et je ne dors pas. Et ça déborde.
L’idée c’est / Vengeance Vengeance Vengeance
(Il arrive que l’on pense les choses avec tant de précision, de justesse qu’on n’imagine pas que jamais on puisse les oublier. C’est ce qui m’est arrivé hier avec ce dont j’essaye de me rappeler maintenant.)
Mots-clés: le sommeil mort (victime, cruauté, vengeance ; et dire que c’est tout inventé, tout inventé, mais que ça puisse avoir de tels effets, dans la réalité.)
angélisme – I
cela dit, si vous avez l’occasion de détruire quelqu’un, ne la lâchez pas.
en tout cas moi, je ne la lâche pas.
(maintenant que c’est écrit, dormir, je voudrais bien.)
coincée (d’hier le rêve)
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rêvé il y a deux nuits que mon père n’était pas mon père. je rencontre mon « vrai » père. lui parlant de mon père (du vrai dans la « réalité »), je dis « mon père » et m’en excuse auprès de lui : c’est lui qui toute ma vie a fait pour moi d office de père, qui a été un père pour moi, non pas celui qui aujourd’hui se présente comme étant mon père. il ne m’en veut pas, il sait que mon père, qui s’avère donc n’être pas mon père, est mort. ce nouveau père est physiquement assez massif. plutôt muet. il ressemble à un personnage du téléfilm dont j’avais vu la veille la fin où il s’avérait être un homme d’affaires, plutôt que l’agrégé de lettres qu’on avait essayé de le faire passer. qu’il fût un homme d’affaires, toute de suite je le pense un peu mafieux, véreux, pas clair. |
j’ai sur mon père un travail « à faire ». c’est à lui que je suis coincée. ce travail. qui m’angoisse. ce père qu’éventuellement mon rêve désidéalise. « d’affaires » plutôt que « de lettres ». et dès lors « moins clair ». |
le père à faire. à faire le père. (l’angoisse, la mauvaise humeur vient de là : quand il s’agit de prendre une place à lui réservée jusque là . un « faire comme », voire un « faire mieux » que le père (souvenir de la mauvaise humeur de freud sur l’acropole, liée à la culpabilité qui l’envahit d’être arrivé si loin, d’avoir accompli son rêve d’enfant (celui de voyager) et de se trouver maintenant face à qq chose, l’acropole, que son père, vague petit homme d’affaire, n’aurait pas même rêvé de voir, faute de culture. enfin, je ne suis pas sûre que son père fût homme d’affaire, disons homme de petit métier.)) |
évidemment,comme à chaque fois, j’accuse l’autre de m’empêcher de faire ce que j’ai à faire. |
et qui plus est,
c’est les vacances