mal aux transitions (3)
mal aux transitions (2)
en observation d’elle.
elle la donne à qui la prend (duras m., je ne sais plus où).
il y a un rapprochement que je ne peux pas opérer, entre nous, une distance que je dois maintenir. c’est la distance à elle. je nous maintiens à distance d’elle. en observation d’elle. et je t’observe, te débrouiller avec elle, moi qui n’ait même plus le moindre avantage sur toi que son corps n’est plus que moins de moi. tandis que tu conserve celui de n’avoir pas, pour m’atteindre, à traverser mes pensées, elles qui sont seulement le faux mur de moi à elle.
ah bêtises, que tout cela, faux mur ça c’est sûr, mais cet elle, encore, ça ne veut rien dire.
ce faux mur, aussi, de mes souvenirs, ceux qui me viennent quand. pourquoi est-ce que j’y tiens tant, que je les évoque, ainsi. toutes sortes de souvenirs, dont certains pires. qui me reviennent quand. ça a été quoi, mon adolescence. pourquoi est-ce que j’en reste, à cette marque? non, mes premiers pas dans la sexualité non pas été spécialement drôles, mais franchement, je n’en suis plus là . alors quoi? et celui d’hier, de souvenir, n’était pas spécialement triste, étrange, peut-être, insistant probablement, mais qu’est-ce qui y insiste, pourquoi, ça veut continuer à revenir (sur la scène). peut-être seulement, justement, parce que ça fait histoire, ça fait scène, scène pour ce qui aujourd’hui souffrirait d’en manquer. conjonctures, conjonctures, conjonctures. en finir. en finir. en finir. (il y a 15 jours, j’ai repris une analyse.)
~
CONJONCTURE (kon-jon-ktu-r’), s. f.
Rencontre de certains événements dans le même point. Jugez ce qu’il faut craindre en cette conjoncture, CORN. Sertor. IV, 3. Je veux mettre d’accord l’amour et la nature, être père et mari dans cette conjoncture, ID. Nicom. IV, 3. Mais la soif de ta perte en cette conjoncture Me fait aimer l’auteur d’une belle imposture, ID. Héracl. I, 2. Si tu veux triompher en cette conjoncture, Après avoir vaincu, fais vaincre la nature, ID. Rodog. IV, 2. Je sais leur divers ordre, et de quelle nature Sont les devoirs d’un prince en cette conjoncture, ID. Cinna, IV, 4. Il [le bonheur] dépend d’une conjoncture De lieux, de personnes, de temps, Non des conjonctions de tous ces charlatans, LA FONT. Fabl. VIII, 16. Toute confiance est dangereuse, si elle n’est entière ; il y a peu de conjonctures où il ne faille tout dire ou tout cacher, LA BRUY. V.
REMARQUE :
Vaugelas remarque que conjoncture est un mot très nouveau, mais excellent.
HISTORIQUE :
XVIe s. La conjointure des estrangers [la jonction opérée avec eux], D’AUB. Hist. I, 227. Conjoincture, ID. ib. II, 292.
ETYMOLOGIE :
Voy. CONJOINDRE.
SUPPLEMENT AU DICTIONNAIRE :
CONJONCTURE. Ajoutez :
Accord, concours. Quand il se rencontre qu’une mutuelle volonté rend aussi mutuels les désirs, dans la conjoncture des choses honnêtes, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
je voulais dire conjectures, conjectures, conjectures…
adore et adore
j’apprends un soir qu’à la question de la nature du rapport de l’homme à son corps, il aurait répondu : il l’adore. un autre soir, hier soir, pendant le film que je regarde seule, ça me vient, je me dis que mon corps aussi probablement, je dois attendre que tu l’adores.
Le parlêtre adore son corps parce qu’il croit qu’il l’a. *
aujourd’hui, je me demande si toi aussi, tu attendrais ça, que je l’adore ton corps. si tu serais en manque de ça. et cette réciprocité me heurte. alors que plutôt tu vois, je nous aurais vus, toi et moi, ensemble, adorant ce corps, en tiers, ce corps de moi, et cette adoration venant recouvrir ce qu’il est pour nous comme corps de femme, comme corps-dit-la-femme, parlerait de cette distance, séparation où nous serions maintenus, toi et moi, de lui. tu vois, je vois, je ne suis pas vraiment sûre non, de l’avoir ce corps, ce corps-là que j’adore comme dora adorait la femme de celui qu’elle gifle, dont j’oublie le nom, quand il lui fait l’aveu, de ne l’aimer pas tant que ça, sa femme, elle qui est sa madone à elle, dora. sa madone, madame K. or ça maldonne, probablement pas de cette adoration-là dont parle Lacan à cet endroit-là .
* Jacques Lacan, Séminaire XXIII, Le Sinthome, Le Seuil, Paris 2005, p. 66.
mal aux transitions (1)
préliminaires. je ne sais faire que ça : chercher, en pensée, comment je l’écrirais, ce qui a lieu, comment ça pourrait s’écrire et ça jusqu’à ce que, comme on dit, les caresses se fassent plus précises. alors. alors. ce vide-à -dire qui s’ouvre. abrupt. ce trop brusque passage de la pensée possible à l’impossible pensée. l’impossible transition.
plutôt qu’écrire, plutôt que de chercher à écrire, en pensée, je pourrais chercher à dire, ce qui me paraît encore plus impossible. il y a un rapprochement que je ne peux pas opérer, entre nous, une distance que je dois maintenir. c’est la distance à moi. je nous maintiens à distance de moi. en observation de moi. et je t’observe, te débrouiller avec moi, moi qui ait tout de même in fine le léger avantage sur toi que ce corps n’en reste pas moins de moi. si léger, l’avantage, tandis que tu disposerais de celui de n’avoir pas, pour m’atteindre, à traverser mes pensées, elles qui seulement matérialisent la perte où je suis de moi, ce moment où ça ne pense plus, qui dès lors, d’ailleurs, ne s’opère pas, se dressant comme un mur entre moi et une distance abolie.
(nous avons de nouvelles préliminaires à inventer. nous aurions, à inventer, des préliminaires.)
PRà‰LIMINAIRE (pré-li-mi-nê-r’), adj.
1° Qui précède l’objet principal, et qui sert à l’éclaircir.
2° S. m. Ce qui précède l’objet principal.
Commencement d’arrangement. Les préliminaires de la paix.
Le préliminaire de conciliation, l’essai de conciliation que la loi prescrit de faire devant le juge de paix avant de commencer un procès.
Familièrement. Préambule. Moi qu’on vient de chasser sans nul préliminaire, DORAT, Feinte par amour, III, 4.
à‰TYMOLOGIE :
Pré…, préfixe, et liminaire.
noÀ«l
Je mets cette petite note dans la catégorie « l’a-volée », où elle peut trouver sa place (Non. Non, non, il ne sera pas dit qu’elle aura reçu, mais volée, oui, oh ça oui, elle l’aura été et convenablement qui plus est.) La catégorie qui plus exactement, précisément lui aurait convenu, à cette note, aurait été celle de L’impossible don (or elle n’existe pas, à moins que ça ne soit moi qui répugne à démultiplier les catégories, d’autant que rien n’indique que j’en fasse jamais le moindre usage, bon usage, convenable usage, de ces multiples catégories).
Le don impossible, celui auquel il conviendrait de renoncer d’attendre. Je ne te dis pas que ça ne fait pas très longtemps que je ne le trace celui-là , que je l’avais repéré. A croire que ça n’y suffit pas. Le repérage.
Non, mon ami, non, tout de même, je n’en suis pas encore au point, au point de me réjouir, de ce que tous ces cadeaux m’aient été faits. Là c’est à moi que trop serait demander (et c’est bien pourquoi ici, je viens m’en plaindre, que la perte ne soit pas sèche).
NB : Je ne le voulais pas, mettre en corrélation l’impossible don et l’insatisfaction. Ca me sera venu sous la plume sans que je m’en méfie ; il est possible cependant que l’une chose ait à voir avec l’autre.
À barcelone
des cauchemars, toutes les nuits. dans un lit immense.dans la chambre, de moi des images toutes trop différentes. celle de la salle de bain tout à fait acceptable (mais je suppose que c’est comme dans les miroirs de magasins de vêtements, ils y accrochent des miroirs flatteurs et quand vous rentrez chez vous, vous vous rendez compte de l’immense erreur que vous venez de commettre), et puis l’image dans le miroir de la penderie : abomination.
le vieillissement : ça a commencé. c’est là .
j’aurai remarqué ça, comment les miroirs s’apprivoisent, mais c’est lentement, se font à vous, à l’image que d’eux vous attendez. ne me regarder que dans ceux qui me connaissent. dans le même esprit je me serai quelquefois demandée si je devais calculer le degré d’amitié que l’on m’on porte à la joliesse des photos que l’on prend de moi*. dans le même esprit : au monde rien qui soit moins fiable que mon image. peut-être rien qui ne me perturbe plus.
* ex.: d’une certaine karima, j’ai compris vu jusqu’à quel point elle ne m’aimait pas en voyant les photos qu’elle avait prises de moi. d’une autre annick j’aurai vu qu’elle m’aimait. ou encore qu’elle m’aimait comme je m’aime. qu’elle veuille m’aimer comme je voudrais m’aimer. qu’elle aie de moi la même image idéale. celle qui me rassurerait.
dans le même esprit: tu me dis que je suis la plus belle femme du monde. alors que moi. il faisait chaud bon à l’hôtel, il y avait du tapis partout; la salle de bain était propre, les fauteuils en velours. nous étions entre nous. j’ai couru nue, c’est rare (dans le familles recomposées), avec jules au sol rampé, à 4 pattes marché, c’était bon, et en même temps, de façon insidieuse, cela qui montait, cette inquiétude à propos de l’image que je renvoyais, à propos de ce que je donnais à voir de moi. de mon corps son vieillissement, d’ordinaire camouflé. c’est là qu’est né le germe des cauchemars. et puis qu’est-ce que jules lui voyait. et qu’est-ce que je préférerais lui donner à voir le visage, le corps d’une mère d’abord beau de jeunesse. dans le même esprit, et en forme de bémol, au fur et à mesure que l’été avance, le corps qui s’embellit, se fait au fait d’être vu. (nous nous façonnerions, ça ne se façonnerait qu’à l’aulne de l’image que nous voyons de nous, ça, l’image idéale ; ne regarderions-nous de nous aucune image nous ne trouverions à la façonner qu’à l’empan du regard de l’autre (si tant est que le miroir n’en offrît pas déjà un, de regard, à quoi, évidemment on ne saurait croire, croire qu’il ne fût éminemment subjectif), et plût au ciel qu’il fût alors un amant à qui elle plaise cette image et que nous ne soyons pas seuls avec autant de regards que nous aurions à vider de nos inventions, de nos montages. ces regards accordés seulement à l’inquiétude où nous porte l’ignorance, l’impossible savoir attaché au corps. aucune image qui puisse contenir refléter le réel du corps qui est ce à quoi de l’intérieur on a affaire. oui, ou merde. ) (vérifications orthographiques, vocabulaire : aulne/aune, empan.) je ne rapporte ici qu’autant d’évidences déclinées de façon stupidemment compliquées. pourquoi je fais ça.
ou être ou avoir (I)
(parenthèse ouverte : même ce qui y cherche refuge ne trouve pas à s’y enfermer/clore)
de vraiment très gros efforts (eux disaient la jouissance d’être privée, le prestige de l’apauvre qui au vent au ravin jette cela qu’elle possède de plus précieux, le m’être prestige qu’elle en retire, aux yeux de ses petites camarades (retrouver texte d’e. laurent rapportant ce cas).
(plus platement: tant que je n’ai pas,que je suis sans possession, je peux me croire volée, et tant que je suis volée, j’ai des petites ailes, et tant que j’ai des petites ailes, je suis l’être. (et tant que je suis l’être, je suis volée, ce qui va de soit, cfr, j. lacan, les écrits, la lettre volée)
(ah, des explications qui ne le soient pas, plates)
À laurette,
que le désir d ’écrire puisse contenir ce qui de moi déborde quand _
parce que souvent ça me le fait trop
( « envoyée en l’air », je – ce que ça veut (connais
_et que le désir
_d’écrire
_contienne
_fasse contenant
_à ce qui
_ s’en va (s’envoie)
_ accueille fasse accueil (voix).
les mots, incriminés, qui t’ont choquée, sous ma plume,
je ne dis pas qu’ils veuillent
dire
grand chose (ce qu’ils veulent voudraient dire je ne le sais pas , le monde mon monde ne serait pas le même s’il n’y étaient pas, si je ne les avais eus (on me disait hier l’âme, ça ne veut plus rien dire, ça n’est pas moderne, je me suis dit, je ne sais, ce que ça veut dire, pour moi, je ne, mais, sûre je suis que rien ne pourra faire que ce mot ne joue dans sur ma vie alors que (un de ces mots qui pour moi contient (ce dont il me rassure qu’il soit ( contenu, malgré qu’il en déborde, et probablement seulement pour partie, et évidemment, seulement pour partie (au point que je puisse me dire qu’il vaut mieux, que je ne le sache pas, ce que ça veut dire, pour moi, l’âme, que cela même, fait partie d’elle ( et que je me la laisse seulement tressaillir quand je lis : l’âme, c’est le corps
ces mots-donc, sont un moment,
d’acquièscement. ils ne sont pas le dire mais ils disent, pour moi, à lui, à qui je sais qu’ils parlent, ce qui chez moi, autrement (autrement sombrerait) (autrement sombre) (fais-moi cette chose où nous nous rejoignons depuis que je sais que nous mourrons ensemble
et quand et si je (lui) demande tiens-
moi
prends-
moi
la fesse ( tiens-moi là bien en main petite ici
le sein (du mien de mon
simplement tu vois, ça aussi, ça me
relocalise, ramène
ce qui autrement s’illimite et me
chère laurette,
malgré mes mots, devenus si laids, j’espère que tu
continueras
de me lire
à toi,
v
que le désir d ’écrire puisse contenir ce qui de moi déborde quand
(alors que mes mots tous devenus trop
ou encore trop peu ) parce que souvent ça me le fait
trop ( « envoyée en l’air », je – ce que ça veut
et que le désir
d’écrire
contienne
fasse contenant
à ce qui
s’en va (s’envoie)
accueille fasse accueil (voix).
les mots, incriminés, qui t’ont choquée, sous ma plume,
je ne dis pas qu’ils veuillent
dire
grand chose (ce qu’ils veulent voudraient dire je ne le sais pas , le monde mon monde ne serait pas le même s’il n’y étaient pas, si je ne les avais eus (on me disait hier l’âme, ça ne veut plus rien dire, ça n’est pas moderne, je me suis dit, je ne sais, ce que ça veut dire, pour moi, je ne, mais, sûre je suis que rien ne pourra faire que ce mot ne joue dans sur ma vie alors que (un de ces mots qui pour moi contient (ce dont il me rassure qu’il soit ( contenu, malgré qu’il en déborde, et probablement seulement pour partie, et évidemment, seulement pour partie (au point que je puisse me dire qu’il vaut mieux, que je ne le sache pas, ce que ça veut dire, pour moi, l’âme, que cela même, fait partie d’elle ( et que je me la laisse seulement tressaillir quand je lis : l’âme, c’est le corps
ces mots-donc, sont un moment,
d’acquièscement. ils ne sont pas le dire mais ils disent, pour moi, à lui, à qui je sais qu’ils parlent, ce qui chez moi, autrement (autrement sombrerait) (autrement sombre) (fais-moi cette chose où nous nous rejoignons depuis que je sais que nous mourrons ensemble
et quand et si je (lui) demande tiens-
moi
prends-
moi
la fesse ( tiens-moi là bien en main petite ici
le sein (du mien de mon
simplement tu vois, ça aussi, ça me
relocalise, ramène
ce qui autrement s’illimite et me
chère laurette,
malgré mes mots, devenus si laids, j’espère que tu _
continueras
de me lire
à toi,
v