journal
tu sais je confonds toujours février et septembre. pour moi, ce sont deux mois deuxièmes. février lui est bien deuxième. et j’ai toujours cru que je prenais septembre comme deuxième, comme 02, parce que c’était, ç’avait été pendant longtemps, le mois de la rentrée. mais alors il aurait dû être 01, non? premier. c’est donc que c’était août, d’août, le mois, premier. le terrible mois d’août.
l’épouvantable livre, cette nuit. de gaston leroux.
aussi, tu vois, je ne me souviens jamais, si c’est en septembre ou en février, qu’il a commis son crime, mon oncle. son double crime.
en février, c’est ma fête.
en septembre, il y a eu le 11. (et donc ce mois, ces jours-ci, je me suis demandée si le onze, c’était pas en février, plutôt.)
alors, je crois que c’était un 4 septembre que ça a eu lieu, le meurtre.
et en octobre, c’est mon anniversaire. tu vois, j’ai failli te dire, et le mois prochain, en 10, c’est mon anniversaire. comme si février était juste avant octobre, puisqu’il est deux, c’est-à -dire qu’il est neuf. c’est-à -dire que je les confonds complètement, septembre et février.
ça n’a vraiment plus la moindre importance, aujourd’hui.
j’ai rouvert to be or ailleurs. j’ai encore un peu de nettoyage à faire. on verra si ça aide. je n’oserais pas te dire que je passe à autre chose. je voudrais faire en sorte de ne plus me soucier, ne plus devoir me soucier de mise en page. je laisse tomber cette idée de faire de l’image avec du texte. malgré que sur internet, ça soit vraiment difficile. ça soit même contre nature. puisque que rien ne fera qu’on ne se trouve pas ici sur un écran.
je t’embrasse,
partout beau (n’importe quoi, suite)
Des photos, j’en fais. Parfois beaucoup. (Dont je ne sais que faire.) Et quand, je commence à en faire, comme hier, il a souvent un moment où je me dis « Partout, beau ». Le monde devient partout beau – n’importe quoi.
N’importe quoi, tout.
l’asperge, suite
or, en ce temps-là , il y a eu moment où c’était fait,
l’asperge était extraite.
évidemment, ça se serait fait sur le bord de la table, au bord du vide, mais il y avait le cadre il y avait le nom il y avait la signature, eût-elle été pâteuse, parachèvement (et de l’objet la réalité rendue n’était pas que
tandis que nous, c’est comme si de cette extraction, on ne sortait pas, on ne sortait plus.
et si le signifiant a fonction de porte (il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée), cette fonction, qui délimite un dedans et un dehors, n’est plus très assumée/assurée
comme si de de l’être-même de la porte nous ne sortions plus. de son bois dont nous nous chauffons, dont les gonds jouent au gré de vents auxquels nous ne pouvons rien, si forts parfois que nous en sortons. des gonds sortons et alors
/ cette chute – à laquelle l’asperge aurait pu sembler promise
(d’éthique: d’un rendre compte de l’objet, sans se confondre avec lui, en s’en séparant
L’Asperge n’est plus rien d’autre qu’un cadavre blafard où l’alliance du beige et du bleu évoque irrésistiblement les christs morts, tel celui du retable d’Issenheim de M. Grà¼newald ou, plus troublant encore avec sa dépouille raide aux extrémités noires et crispées [3], le Christ mort d’Holbein le jeune du musée de Bâle. Et si jamais elle évoque encore un sexe, c’est au prix d’une connotation tragique qui l’emporte vers la mort en suivant la pente douce mais irrésistible qui mène le regard jusqu’au trou béant du bord de la table.
mais quel objet sommes-nous . quel est cet objet que nous sommes . serions .
le dimanche de la vie
me suis acheté un manteau avec une ceinture.
(viens de lire préface très intéressante sur la fonction des italiques dans son oeuvre d’un livre de gaston leroux. )
donnez-nous plutôt de la légèreté, amen
crucifiée au travail pour la gloire d’aucun père (ou d’un père à ressusciter, re-susciter).
(j’ai beau faire, je ressasse.
et c’est pourquoi
j’ai opté pour
le n’importe quoi. n’importe quoi plutôt qu’une chose si sanctifiée, plutôt qu’une cause si sanctifiée, qu’elle en devienne impossible. or, il n’est de cause, réellement, qu’impossible. dès lors, celle qui le serait devenue, impossible, à force de sanctification ne saurait l’être, réellement impossible, puisqu’elle existe.)
(si l’art n’a plus, pour se justifier, que son nom d’art, alors il s’agit de savoir ce qu’on pourra y mettre, derrière ce nom d’art.)
(le nom propre de l’art, si l’art était un nom propre, t. de duve)
(à mon sens, à ce stade, eh pardon, pas d’autre art que celui d’y faire, de savoir y faire avec la façon dont est mal foutu. et savoir y faire, ce serait en rendre compte.)
(mais je dis toujours la même chose. je toujours la même chose.)
mots-clé : n’importe quoi vs idéal, art , nom propre , chose, cause, et autre chose.
les points
et puis, il y aurait les phrases au bout desquelles le point ne vient pas. et ça serait comme ça. voilà .
ouverture
pendant 2 jours, j’ai fait ça, j’ai essayé d’ouvrir ailleurs (un autre blog, qui se serait appelé les disparates)
fermeture – je ferme les murs je mets les portes, le toit, les fenêtres
très bien, je m’en vais. (vous allez voir que je vais le regretter, cet endroit.) je close le place.
ou être ou (VI)
L’assiette pleine cache une assiette vide, comme l’être cache le néant.
R. Queneau
la solitude d’une phrase, une fois le point posé.
angélisme
la nuit
beaucoup d’autres nuits
le froid
- quelle part de fiction?
- la part de vérité.
angélisme
je pourrais le savoir, là maintenant tout de suite, à quoi ça sert une victime; mais je ne le veux pas. ce que je veux, c’est ne pas savoir, non surtout, ce que je veux, voudrais, c’est dormir.
mercredi matin, en allant chez mon psychanalyste, je pense: tiens, à ça, je n’y avais jamais pensé, que si j’ai tant de pensées la nuit, c’est que ces pensées veulent me réveiller. qu’elles ne veulent pas que je dorme. (et je ne leur obéis pas, je me bats contre elles, et elles redoublent d’intensité).
~
lui, il dit: tout de même, ça tourne autour de l’écriture, ces pensées. moi, je dis : oui, oui. non, je dis : non, en fait non, n’importe quoi, ça tourne autour de n’importe quoi. enfin, c’est surtout le travail. mais vraiment n’importe quel travail. ou la colère, la colère contre quelqu’un. peut-être, s’il n’y a pas le travail, ou si le travail est empêché, la colère. (il ne soulève pas, je l’ai dit très bas, la colère. ce qui l’intéresse, c’est l’écriture. ça ne me déplaît pas, qu’on prenne ça au sérieux – enfin, pas trop, quand même).
cette nuit, je me dis : alors, le mot d’ordre ce serait : travaille. travail de nuit.
maitenant, je voudrais dormir.
mots-clés: S1, travail, victime, victimisation ; colère. dormir.
angélisme -IV – je vous salue pleine de haine
cela m’est apparu je tiens une victime au creux de ma main et je serre,
tout de même, tu ne vas pas croire, que je vais lâcher ça.
c’est utile, une victime. plus encore que d’en être victime / vengeance vengeance vengeance.
angélisme – III
C’est ce que je voulais te dire. En tous cas, si tu as l’occasion d’avoir une victime, prends-la. Il se peut qu’elle ne t’apparaisse pas en tant que telle ; même, il se pourrait que ce soit toi, bien plutôt, qui t’en sentes la victime – d’ailleurs, le plus probable : quoi qu’il en soit, dès que tu te verras offrir l’occasion de détruire cette victime dont tu sens victime : détruis. Fût-ce en pensée : détruis. Y penseras-tu suffisamment fort, crois-moi ça débordera, crois-moi ça détruira.
Moi, je pense. Et je ne dors pas. Et ça déborde.
L’idée c’est / Vengeance Vengeance Vengeance
(Il arrive que l’on pense les choses avec tant de précision, de justesse qu’on n’imagine pas que jamais on puisse les oublier. C’est ce qui m’est arrivé hier avec ce dont j’essaye de me rappeler maintenant.)
Mots-clés: le sommeil mort (victime, cruauté, vengeance ; et dire que c’est tout inventé, tout inventé, mais que ça puisse avoir de tels effets, dans la réalité.)
blog
PROKOFIEV romeo & juliet
ah oui non y a desgens qui n’ont vraiment pas besoin d’analyse à toi jene comprendsrien mais ça m’est égal quelle soirée avec stanislas quelle force il a alors quoi donc la rue on aurait ça en commun vraiment JAY-Z hard knock life (acheté carnet pour mes listes) on a bu les2 bouteilles de champagne puis au lit je me suisrendu compte que merci incroyable bonhomme comment c’était / préliminaires : grosse discussion et après ça sans discussion vite fort et bien pour jules il faut danser l’accompagner sur romeo et juliette pour qu’il voie bien que ce qui fait peur peut êtreéventuellement drôle idem ce qui fait pleur idem le dramat le grand dramat je lui file en douceur mon goût j’essaie mais je bouge mes bras comme des voiles pour qu’il n’y voie que fumée stan samourai tout de même j’ai cesfactures à faire allégresse alllégresse maintenant j’écris lesyeux fermés mais jay-z m’ennuie alors DAAN ce cabot et jules a assez dormi on lève le bras poing fermé (victory for you and me) (ain’t it plain to see we’ll make history) (cabot cabot cabot) enfin je te préviens ce soir ça sera steack sauce poivre vert dès que j’aurai eu donné à la blonde en pull sa facture qui me donne du je vous embrasse ses mains vers moi dans la pénombre moi aussi je vous embrasse ma blonde si vous l’êtes / allons viens-là molly mollyssonne viens-là vois la piscine grand ouverte devant toi viens donc ma petite molly toutes à nous les gueules de bois nousnous soignerons de pamplemousses roses très longs je t’aurai des porridges crémeux et même des merlans frits quand la mer du nord sera en hiver dans les appartements et le vent l’heure aura passé des vêpres de la beata vergine. / MONTEVERDI, vous m’excuserez maintenant je suis celle qui passe aux choses sérieuses aveugle mais pas sourde le jour est lent l’enfant déjà fatigué ce matin tu aurais pu ce que tu voulus et sans davantage de procès qu’hier oh le devoir m’appelle et le silence est revenu