to do list :: (etc.)
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histoire de temps (I)
combien de temps,
je m’accorde
pour écrire ici?
le matin?
le soir?
(puisque je n’ai pas-tout mon temps)
to do list :: ce blog (I)
liste créée le 5 juillet
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se faire honte
jarrivenchantéelaveillej’ai
luterminédanslavoiture
la
note de miller sur la honte
(je ne dis pas que ce n’est pas pénible d’écrire tout ça, ça l’est)
à l’analyste mardi je dis :
« le problème, ça a toujours été de signer. comme si…»
là, j’hésite presque longuement.
je crois que je lui ai dit « …comme si rien n’était à la hauteur, ne pourrait être à la hauteur de ce nom».
surprise, pas convaincue, j’ajoute que non, ce n’est pas ça.
je parle de la note de miller, sur la honte. je n’en dis pas vraiment grand chose. mais ça me mène tout de même à dire que je crois que maintenant je pourrais signer de mon nom.
il se lève, se dirige vers la porte, me demande comment va mon fils. je lui dis qu’il dit « maman. mam… maman».
c’est comme ça.
souvenir de la note de miller
un jour lacan dit: « je veux vous faire honte» (certains s’en seraient scandalisés).
lisant, je me dis, est-ce que c’est ça que je me fais, quand j’écris, quand je me fais lire :
est-ce que je me fais honte ? est-ce que c’est ça ? et pourquoi ça serait bien, ça serait mieux, vaudrait mieux ? se faire honte, plutôt que pas.
lacan dit (moi, je dis toujours ce que dit lacan), ça ne sont pas ses mots, exacts, il dit
« … ça n’est pas si courant que ça mourir de honte ».
il lacan dit, « ça s’est perdu, la honte». est-ce qu’il dit que ça s’est perdu avec le capitalisme, je ne sais plus – pour le coup j’ai peur d’avoir mal retenu : passons.
la honte, l’honneur – ça s’est perdu.
tout cela qui vous vient de ce que vous êtes liés à un S1, explique miller. je lis un « S1 », je pense « nom du père ». je pense « nom de mon père ». je pense « mon nom».
le S1, le nom propre. c’est une lecture, il y en a d’autres. (un S1, pas un autre, d’aucun autre.)
s’est perdu. la honte, l’honneur. ce qui fait qu’il y a quelque chose dans le nom, votre nom, le nom propre, qui serait au-delà de vous. dont il faille se montrer digne. pour quoi, à l’occasion, on doive mourir. miller dit, dans le S1, c’est l’être-pour-la-mort.
pour tout vous dire, jusqu’à là, jusqu’à cette lecture, je pensais que le S1, il fallait le laisser tomber. que du S1 identificatoire, s’agissait de se désidentifier.
je crois que ce à quoi j’ai pensé, en séance, et que je n’ai pas dit, c’est « le nom, mon nom, ça n’existe pas. »
« ça n’existe pas », ça n’ex-siste pas, ça indique bien, jusqu’à quel point j’ai maintenu ça comme un réel : ça n’ex-siste pas au symbolique. c’est un nom, c’est un signifiant, mais mon « ça n’existe pas » indique bien qu’il n’est pas pour moi un signifiant comme les autres. il ne rentre pas dans la danse, le commerce, je l’ai installé en position d’exception, dont aucune signification n’est digne – ce qui pourrait même valoir comme définition du phallus. « je le suis », ou plutôt « il m’est ». il me « m’êtrise ». et se faire « m’êtriser » par « l’être-pour-la-mort », ça explique peut-être certaines de mes tendances. la honte, encore, dit lacan quelque part, c’est affaire d’« hontologie ».
le nom, il ne s’agit pas de l’être. et pourtant de le porter.
ça me rappelle un texte de cet allemand, écrivain allemand, dont j’oublie le nom (toujours j’oublie les noms propres, les nom d’auteurs) qui disait « faites gaffe à porter la croix si vous ne voulez finir porté par elle ». je crois, en ce moment, que c’est de ça dont il s’agit, le nom, aussi pénible que ça soit, il faut le porter, tout en faisant gaffe à ne pas finir mourir en croix sur lui.
il n’est pas allemand, l’écrivain, c’est tournier, michel, et le bouquin c’est « le roi des aulnes ». (toute une histoire d’ailleurs où il n’est question que de porter. de la passion du portage.)
il faut le porter et il faut s’en montrer digne. mon nom, ça a toujours été le nom de mon père. je n’ai jamais pu le faire mien.
l’« hontologie », comme toute affaire d’être, c’est affaire de jouissance. donc miller dit, le S1, il faut s’en séparer bien sûr, le « désêtre », mais il ne faut pas ignorer qu’il est là, faire comme s’il n’y était pas. le S1, c’est le signifiant de ce qui vous est le plus intime, de la jouissance la plus inconnue.
et puis, pour les autres, pris parmi les autres, il redevient un signifiant quelconque (même si, à coup de savoir-faire, il leur imprime sa signature). donc, si je signe… un texte, il parlera de ce que je suis, de mes limites, erreurs, errements, etcetera. à mes yeux, il tombe de son piédestal, la statue bascule. ce que je n’ai pas dit non plus, en séance, je ne sais pas pourquoi ce n’est pas sorti, mais c’était l’idée que si je signais, on saurait, on allait savoir qq chose de mon désir. comme si le désir, à tout prix, devait rester le plus secret. et moi aussi.
j’ai fait ces recherches sur la honte, à cause de celle qui m’envahit quand j’écris. plus précisément, quand je signe. quand j’écris mon nom. quand j’assume la paternité d’un texte.
[ comme si ]
au rythme de la parole, une parole qui n’aurait de cesse,
la voix en moins
)
pour tout vous dire
j’en ai assez je veux d’ire dire d’ici
ce lieu cet endroit
dont l’habillage ne me convient pas
avec l’habillage duquel je n’arrive pas à me mettre d’accord
pour tout ça a toujours été comme ça
pour tout dire – toujours
c’est comme de passerdesheuresdevant son miroir
à essayer mille vêtements parures avec ou sans maquillage et puis les cheveux est-ce que ça ne serait pas mieux
et comme ça n’est jamais ça ça n’est jamais la bonne image
se retrouver après minuit cendrillon jamais partie au bal
nue nue nue sur le lit et dégoûtée
(machines célibataires)
(résister à ça : à se/ce voir image impossible, comment? ici, je parle pour moi veronic, image vraie:impossible: réelle. c’est l’habit ô gaby qui fait semblant d’être (auquel il faut que je me plie). comment?
résister à ça : ici, je parle pour moi. l’ordinateur, le réseau, comme la fabrique d’un nouveau corps (où ça ne cesse pas de s’écrire mais je l’ai déjà dit mais je l’ai déjà dit.) (à la limite, je te dirais, c’est une chance, que même là, je ne sache pas comment m’habiller. à la limite.))
regarder ailleurs.
pour . encore
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(la douleur, presque.)
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re ce voir |
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ensuite aller |
dimanche après-midi
histoire de temps (II) (d’intention dé claration)
bonjour,
bien le bonjour,
en ce qui me concerne je m’arrange pour ne plus_passer_tout_mon_temps,_ici. ( facilement, je pourrais,
je me suis, laissé
prendre
-
toute.
)
(or c’est mauvais, pour moi, "toujours trop une à une seule chose". ( " un clou chasse l’autre ?") .
ne plus
me fondre
dans cet écran) .
( j’opte pour l’inconstante présence,
les absences discontinues
la dé mult-ti pli ca tion
( et donc, je cherche/trouve du boulot. un truc qui combine mon amour du rien ma décision de n’y pas complètement céder – mon amour de la
psycha-nalyse . je dé-cède à la seule cause perdue (ô mère) je prends ma part de la charge de nos (ô combien modestes) besoins (gros mot). ("car enfin, nous ne sommes pas purs esprits") . je pose des bornes .
( À faire ) du jour
appeler toubib(son écharde, sous l’ongle,
au tout petit)la banque, ma carte- commencer note surmoi
- terminer note lamelle
de la semaine
bilan de la semaine du point de vue de ce que j’ai publié ici, je n’ai rien fait que de m’y plaindre, du temps, ce temps en trop qu’il se trouve que ça me prend . j’ai trouvé du travail . j’ai négligé d’emmener j. chez le pédiatre . j’a i rajouté qq vieux textes (juste vieux du mois de juin de cette année + 1 extrait d’1 texte datant de 2002, avant que je n’arrive à paris, le rêve du portable qui devient aussi lisse, fermé sur lui-même qu’une pierre) . de substantiel : rien. hier soir je me relis, à propos de ce qui ne cesse pas de s’écrire – la chose s’est déplacée : j’écris, je prends du temps pour écrire , du code. j’adore avoir les mains dans le cambouis, le ventre codu codifié d’ici . je chipote. et au bout du compte, ça ne se voit pas tant que ça . ce dont je suis sûre, c’est que déjà des conclusions pourraient être tirées à propos de ce qui se passe ici . ce dont je me garde . un commentaire m’a emmenée sur 1 page où j’ai retrouvé chacune de mes inquiétudes préoccupations . les blo g s sont g o u r m a n d s. par ailleurs, j’en vie tous ceux qui peuvent écrire sans se soucier le moins du monde de mise en page : quant à moi je suis à chaque fois rat trapée par 1 désir d’image , qui prend le pas sur le reste . conclusion à tirer à ce stade- ci de l’enqu ête – je rêverais de faire de l’image codée . ça , ça prend le pas sur tout ce que j’aimerais produire de sens , de sensé . et quand je jette un texte, comme je vais jeter celui-ci, un texte tout nu : je me sens mal gênée , honteuse de n’avoir pas fait l’effort d’un petit plus . or, ce petit plus m’est impossible (l’image : c’est jamais ça). conclusion tirable de ce stade de la conclusion : je resterai insatisfaite . (ou, je me mettrai, pour de vrai, à l’image…)
autre conclusion tirable à ce stade : quoi que je fasse ici : comptent le plus pour moi c e u x avec qui je v i s . [ la parole ( avec la voix ) . assez, je foire ] . le quo tidien des difficultés que je nous rencontrons . ( le vivre ensemble auquel je ne veux pas me dérober : de là vient le neuf. ) j’ai d’abord voulu écrire ici pour ç a. rendre ç a possible.
f o i r a d e
( r e c o n n a i s s a n c e )
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À propos des to do lists
hier, je fais une recherche sur google sur le mot to do list, je tombe sur le to-do list magazine, qui se propose de « keeping track of our common compulsions » qui « uses the idea of a to do list as a jumping off point for exploration into the details of modern living » ( j’apprécie ) et un article dont l’auteur souligne la honte qui fut la sienne le jour où sa mère lui fit une remarque laissant entendre qu’elle avait lu sa to do list et comment depuis elle les tient secrètes, ses to do lists.
je pense à celles que je publie ici , m’obstine à montrer, ne tiens d’ailleurs que depuis que je les montre. y s’agit-il de m’empêcher de passer trop de temps à ce blog ? de m’excuser de n’en passer pas assez ? (de me faire honte ?) [ d’écrire ce qui s’écrit un symptôme d’alors voir que je l’aime faire que les autres l’aiment à leur tour me le passe. ]
les trucs difficiles (la liste des trucs difficiles, que je n’arrête pas de rebaptiser), ce sont les trucs que – ça c’est la fable – normalement ma mère doit faire pour moi. les trucs liés aux besoins aux soins , aux besoins la survie du corps aux soins sa satisfaction. c’est très fort ,c’est les seuls endroits de la vie où, si l’on s’y tient, maintient, je fais ça bien, la satisfaction est possible . c’est très fort, c’est les seuls endroits auxquels , on aura beau dire faire , on ne coupe pas ( sinon on meurt ) . donc la fable . c’est comme si . ma mère avait dit de vos corps, je m’occupe (de leur survie + satisfaction) , en échange de quoi du désir vous, vous prenez la charge ( ç’aurait été le désir pur, l’esprit ,, détaché du corps, immortel
or moi , j’ai réalisé mis du temps pour ça pas toujours très futfut parfois manque de célérité, que l’un (de l’esprit) ne va pas sans l’autre (du besoin) et que ça n’avait pas été une bonne chose d’ainsi séparer les deux, pas une bonne chose de faire comme si, entre les deux, y avaitpas quelque chose. ( quelque chose . une vie ) . j’ai réalisé et tout en même temps je me suis décidée pas souvent ça m’arrive, d’arriver à combiner (les choses basses du besoin (que ma mère aurait voulu se réserver ) et les (hautes choses du désir (auxquelles elle nous aurait destinés). entendez les choses basses (la satisfaction) les chauses ôtes (l’insatisfaction). entre (les deux (il ya ce qui fait qu’il n’y a pas de rapport entre) les deux).
bon. c’est pas tout ça.
( À faire ) du jour
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en option :
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bref pas grand-chose.
en garde (I)
en garde (II)
(À faire) du jour
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en option :
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bref pas grand-chose.



