dimanche 18 septembre 2011 · 11h25

l’oublieuse (ô solitude)

Il arrive souvent que des choses me bouleversent, sans que je ne m’en rende nécessairement compte.

Si ce bouleversement se prolonge, se renforce – de façon dramatique -, sur plusieurs jours, je peux alors éventuellement l’interroger, éventuellement poser un lien avec ce qui l’a causé. Mais, il s’agit alors d’une interrogation consciente, et donc  teintée d’une sorte de doute. ( Je ne pense pas qu’il y ait en moi d’autre lieu pour la certitude que l’inconscient. Or mon lien à l’inconscient serait si serré, que je ne pourrais m’empêcher d’attendre, sans concession, que la conscience m’offre cette même sorte de certitude.  Ce qui est à proprement parler impossible.) Aussi, n’arrive-t-il (pratiquement) jamais que j’en parle, de ce qui me bouleverse. Non, que je ne le veuille, mais faute de le repérer, et ensuite faute d’arriver à m’en assurer.  [...]  Lire la suite >

jeudi 13 mai 2021 · 12h01

à Hélène Parker – vouloir l’aveu

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samedi 15 mai 2021 · 06h06

à Hélène Parker – je ne vous ai toujours pas envoyé l’autre lettre,

Donn, samedi 15 mai 2021 à 06:10

je ne vous ai toujours pas envoyé l’autre lettre, sur le tai chi. et puis celle sur le rêve de la villa, le trajet consacré à me battre pour ne pas rencontrer la (jalousie) de celle dont je suis l’autre femme.

c’est que j’ai passé un jour ou deux à essayer de capter ce qu’arrive à saisir Eric Laurent d’une identification à la Chose dans la mélancolie, au travers du Fort-Da (dans « Mélancolie, douleur d’exister, lâcheté morale », Ornicar? 47, 1988.). cela me devient de plus en plus énigmatique, j’ai beau scruter ces quelques paragraphes, m’attendant à un éclair, je n’y arrive pas, je ne comprends pas et je m’en veux.  [...]  Lire la suite >

jeudi 20 mai 2021 · 06h42

Catherine Millot – L’appel du vide… (extrait d’Abîmes ordinaires)

il était venu à mon secours en répondant que je pratiquais l’otium cum dignitate

ici, les photos de ces pages d’Abîmes intérieurs ordinaires de Catherine Millot, qui m’ont tenue en haleine, que je n’ai cessé de me remémorer, de vouloir retrouver, qu’il me faut interroger encore, aimer encore, vouloir encore ; les photos faute d’avoir le temps de les recopier, ce que je ferai plus tard…

jeudi 20 mai 2021 · 07h43

toute-une-à-une-seule chose

il m’apparut au réveil que ma façon d’être toute-une-à-une-seule-chose, tant d’années durant ardemment combattue, tant cela s’apparente à un gouffre, est peut-être le meilleur moyen de lutter contre le sentiment d’errance qui fait le fond de mes jours, de tenir un fil sans le lâcher, d’avancer sur le vide – comme je me réveillai dans l’envie de reprendre ce texte lu hier soir, sur la mélancolieen lieu et place de quoi, comme j’ouvrais mon téléphone, je publiai les photos de ces pages, merveilleuses, que je relus par le même occasion, de Catherine Millot dans Abîmes ordinaires (et non pas « intérieurs », comme je l’ai certainement noté, et qu’il me faut immédiatement corriger !) [...]  Lire la suite >

mardi 8 juin 2021 · 18h11

lundi 7 juin :: je quitte la piscine-millot

lundi 7 juin

matin
voilà, c’est fait je me détache, j’oublie, déjà, CM. combien j’ai tenu à elle, le temps de la lire. et là  je le sens, je m’éloigne, de plus en plus de son bord.
je tenais tant, à la piscine-millot.

s’agripper au bord de la piscine.

bientôt reprise par.
ai-je tout noté, l’important?
qu’ai-je dit?
heureusement que je sais nager.

16:15
dans la rue. je ne m’en sortais plus. je suis sortie, je fume une cigarette payée 80 centimes d’euro. je ne sais pas du tout quoi faire. il fait beau. tout est étonnant,
j’aurais presqu’oublié qu’il y avait des masques. je fais le tour de la place immense.
plus que quelques rues à parcourir pour rentrer chez moi. je n’ai rien d’autre à faire. perdu l’envie de marcher au hasard mais longtemps qui était là mienne pendant le confinement. je ne sais pas pourquoi je fume. je fume dans les moments de vide, pour passer à autre chose. fumer à toujours marqué pour moi les transitions. faudrait-il que je m’arrête moi aussi à une terrasse. un homme noir me demande du feu pour une cigarette qu’il sort d’un étui argenté. merci, je lui glisse lorsqu’il me rend mon briquet, c’est à moi de vous remercier me rétorque-t-il en me regardant. instant d’existence. [...]  Lire la suite >

lundi 28 juin 2021 · 15h15

la nature de mon corps

Nathalie est fâchée sur moi et j'en suis fâchée. je tente de me faire excuser en lui disant que je suis bipolaire. je lui parle aussi de ce qui peut s'atteindre dans le corps, du corps, se vivre. j'exige alors d'être ramenée "quelque part". nous partons en taxi. arrivée cage aux ours, explosion. je repars dans ma rue seule et heureuse, avec le taximan.

samedi 3 juillet 2021 · 04h24

«Une telle âme ne peut rien désirer, ni rien craindre, elle ne soucie ni d’honneur, ni de bien, ni de vie, ainsi n’a-t-elle plus rien à ménager.»

Plus rien à ménager, c’est dire sa liberté.

Mais elle n’est pas sans désir puisque Dieu désire en elle et à travers elle. La manière dont le désir de Dieu la meut, n’est pas sans évoquer la manière dont le désir inconscient se manifeste, court-circuitant la réflexion, voire même la conscience. Il faut se laisser aller à ce qui vous pousse, ou vous meut. Le premier mouvement de l’âme transformée est de Dieu, c’est le bon. On a pu parler, à son propos, de somnambulisme divin, par exemple dans son rapport à l’écriture, où c’est Dieu qui écrit à travers elle.

La belle indifférence de Mme Guyon

Catherine Millot [...]  Lire la suite >

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