{"id":702,"date":"2011-02-07T10:18:15","date_gmt":"2011-02-07T08:18:15","guid":{"rendered":"http:\/\/empreintesdigitales.wordpress.com\/?p=702"},"modified":"2015-01-26T19:44:24","modified_gmt":"2015-01-26T17:44:24","slug":"cours-de-jacques-alain-miller-du-2-fevrier-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/02\/cours-de-jacques-alain-miller-du-2-fevrier-2011\/","title":{"rendered":"III. L&rsquo;exp\u00e9rience analytique et ses effets  &#8211; 2 f\u00e9vrier 2011"},"content":{"rendered":"<ul>\n<li>PARTIE I \/<\/li>\n<li>PARTIE II \/ Des effets \u00e9pist\u00e9miques de la travers\u00e9e et au-del\u00e0<\/li>\n<li>PARTIE III \/ Les amphibologies du r\u00e9el<\/li>\n<li>PARTIE IV\u00a0 \/ Le sch\u00e8me et le fantasme<\/li>\n<\/ul>\n<h2><strong>partie I<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>cure &#8211; exp\u00e9rience<\/em><\/h3>\n<p>Il fut un temps o\u00f9 Lacan parlait de la <strong>cure analytique<\/strong>. C&rsquo;est que, alors, il fallait d\u00e9douaner la psychanalyse en la faisant passer pour une th\u00e9rapeutique &#8211; <em>pour une action ayant pour but une gu\u00e9rison<\/em>&#8230;<\/p>\n<p>Vous savez qu&rsquo;il lui substitua, dans son usage le plus courant, celui<strong> d\u2019exp\u00e9rience analytique<\/strong> &#8211; exp\u00e9rience au sens o\u00f9 dans une analyse se passent des choses, on y vit quelque chose de tout \u00e0 fait singulier \/ et le mot exp\u00e9rience a l\u2019avantage de ne pas sp\u00e9cifier qu\u2019il en r\u00e9sulte <em>quelque chose comme une gu\u00e9rison<\/em>&#8230; C&rsquo;est prudent, et r\u00e9aliste \ud83d\ude09<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>cure &#8211; psychanalyse didactique <\/em>\/ <em>gu\u00e9rison &#8211; formation<\/em><\/h3>\n<p>Conceptualiser l&rsquo;exp\u00e9rience, comme on le faisait, et comme Lacan un temps l&rsquo;a adopt\u00e9, comme <strong>cure,<\/strong> oblige \u00e0 en distinguer la psychanalyse dite <strong>didactique<\/strong>, celle dont le but est de formation.<\/p>\n<p>Autrement dit, jusqu\u2019\u00e0 Lacan la psychanalyse se trouvait d\u00e9doubl\u00e9e. Il y avait la psychanalyse <strong>comme cure<\/strong>, avec finalit\u00e9 de gu\u00e9rison et l&rsquo;exp\u00e9rience<strong> comme p\u00e9dagogique,<\/strong> avec finalit\u00e9 de formation.<\/p>\n<p>L\u2019incidence de Lacan s\u2019est marqu\u00e9e parce qu\u2019elle a fait une union de ces deux versants de la pratique.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Exp\u00e9rience\u00a0\u00bb, le mot, qualifie une processus unique &#8211; \u00e0 la fois de gu\u00e9rison et de formation. Sauf que ces 2 termes apparaissent l&rsquo;un et l&rsquo;autre tout \u00e0 fait inad\u00e9quats \u00e0 d\u00e9signer ce dont il s\u2019agit, la fa\u00e7on dont Lacan mettait en \u0153uvre la psychanalyse, la fa\u00e7on dont il invitait \u00e0 la pratiquer ne trouvant pas \u00e0 se ranger sous l&rsquo;une de ses rubriques &#8211; m\u00eame si on les confond.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>effets<\/em> \/ <em>fantasme, passe et travers\u00e9e<\/em><\/h3>\n<p>Tout ce qu&rsquo;on peut dire, tout ce qu&rsquo;on peut conc\u00e9der, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a en effet <strong>des effets<\/strong> &#8230; qui se d\u00e9prennent du processus de la psychanalyse, des effets qui ne sont \u00e0 trouver ni dans la gu\u00e9rison ni dans la formation. En revanche, la pratique de la psychanalyse comporte des cons\u00e9quences <strong>qui convergent sur le fantasme<\/strong>, le fantasme du psychanalysant. Ces effets, Lacan concevait qu\u2019ils se cristallisaient &#8211; ni en gu\u00e9rison ni en formation &#8211; mais en ce qu\u2019il appelait la <strong>PASSE.<\/strong> En quoi il d\u00e9signait le franchissent d\u2019une impasse constitutive du sujet, proprement originelle et se traduisant par un effet majeur, que, pour le qualifier, j&rsquo;ai retenu un mot employ\u00e9 par lui une fois dans un de ses \u00e9crits : <strong>TRAVERS\u00c9E<\/strong>. Travers\u00e9e du fantasme.<\/p>\n<p><!--more-->Ce mot de \u00ab\u00a0travers\u00e9e\u00a0\u00bb ne vient que dans la 13eme ann\u00e9e de son enseignement, dans sa \u00ab\u00a0Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l\u2019\u00e9cole\u00a0\u00bb &#8211; n\u00e9anmoins, c&rsquo;est l\u00e0-dessus que culmine son effort son effort d\u2019enseignement jusqu&rsquo;\u00e0 cette date. \u00c7a se situe entre la \u00ab\u00a0Logique du fantasme\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0l\u2019Acte psychanalytique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>fantasme-\u00e9cran<\/em> \/ <em>X et r\u00e9v\u00e9lation \/ <\/em><em>fantasme-fen\u00eatre<\/em><\/h3>\n<p>Qu\u2019en est il de ce fantasme? Au premier abord, je dirais que c&rsquo;est essentiellement ce qui pour le sujet fait <strong>\u00c9CRAN <\/strong>au r\u00e9el &#8211; et la travers\u00e9e de cet \u00e9cran est suppos\u00e9e lui permettre d&rsquo;acc\u00e9der au r\u00e9el, d\u2019avoir avec le r\u00e9el une entente dont il \u00e9tait jusqu&rsquo;alors retranch\u00e9, incapable.<\/p>\n<div>\n<p>C&rsquo;est aussi, ce fantasme, ce qui fait \u00e9cran \u00e0 son \u00eatre de sujet &#8211; dans la mesure o\u00f9 ce qui <em>pr\u00e9cipiterait <\/em>un sujet en analyse, ce serait la recherche de cet \u00eatre, la question \u00ab\u00a0qui suis-je?\u00a0\u00bb, dans la mesure o\u00f9 il ne disposerait pas de cette cl\u00e9, o\u00f9 quelque chose serait venu opacifier son \u00ab je suis \u00bb et qui ferait que comme analysant, il se soutienne, comme ce qu&rsquo;on appelle en alg\u00e8bre un X, une inconnue. Et il est donc question que l&rsquo;effet majeur de l\u2019exp\u00e9rience ne soit, ni de gu\u00e9rison, ni de formation, mais, \u00e0 proprement parler, de r\u00e9v\u00e9lation <strong>ontologique <\/strong>quant au sujet.<\/p>\n<p>Bon. Seulement le fantasme n&rsquo;est pas seulement \u00e9cran \/ il est en m\u00eame temps <strong>FEN\u00caTRE sur le r\u00e9el<\/strong>. Il y a l\u00e0 une valeur du fantasme qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre situ\u00e9e, entre \u00e9cran et fen\u00eatre.<\/p>\n<p>Je cite Lacan : \u00ab\u00a0le fantasme est cela o\u00f9 se constitue pour chacun sa fen\u00eatre sur le r\u00e9el\u00a0\u00bb [Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l&rsquo;Ecole\u00a0\u00bb : \u00a0\u00bb dans ce virage o\u00f9 le sujet voit chavirer l&rsquo;assurance qu&rsquo;il prenait de son fantasme o\u00f9 se constitue pour chacun sa fen\u00eatre sur le r\u00e9el, ce qui s&rsquo;aper\u00e7oit, c&rsquo;est que la prise du d\u00e9sir n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que celle d&rsquo;un d\u00e9s\u00eatre\u00a0\u00bb ].<\/p>\n<p>En ce sens le fantasme est une fonction subjectiv\u00e9e, singularis\u00e9e du r\u00e9el. Ce qui laisse \u00e0 l&rsquo;horizon la possibilit\u00e9 que, une fois franchie cette fen\u00eatre singularisante, il ait acc\u00e8s au r\u00e9el \u00ab\u00a0pour tous\u00a0\u00bb, \u00e0 un champ commun du r\u00e9el &#8211; qu&rsquo;il est arriv\u00e9 \u00e0 Lacan de c\u00e9l\u00e9brer. Le sujet allait se d\u00e9pouiller de sa singularit\u00e9 pour rejoindre un \u00ab\u00a0pour tous\u00a0\u00bb, lequel avait une tonalit\u00e9 indiscutablement h\u00e9gelienne.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>du \u00ab\u00a0pour tous\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0de l&rsquo;un\u00a0\u00bb<\/em><\/h3>\n<p>En 1967, il n\u2019\u00e9voque pas cet horizon de \u00ab\u00a0pour tous\u00a0\u00bb. Mais seulement que la position du sujet s&rsquo;assure du fantasme, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;un point de vue &#8211; c&rsquo;est la fen\u00eatre &#8211; singulier sur le r\u00e9el que l\u2019analyse peut lui permettre de d\u00e9passer, pour ne pas dire de transcender.<\/p>\n<p>Cette travers\u00e9e que Lacan a con\u00e7ue, \u00e7a n\u2019est pas dans Freud, c&rsquo;est m\u00eame une conception qui est faite afin de surmonter l\u2019impasse sur laquelle Lacan voyait toute analyse d\u00e9boucher : l&rsquo;impasse sexuelle, du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;homme et du c\u00f4t\u00e9 de la femme, obligeant \u00e0 la reprise infinie (ind\u00e9finie?) de l&rsquo;analyse.<\/p>\n<h2><strong>partie II \/ des effets \u00e9pist\u00e9miques de la travers\u00e9e et au-del\u00e0<\/strong><\/h2>\n<blockquote><p><em>Le passage du psychanalysant au psychanalyste, a une porte dont ce reste qui fait leur division est le gond, car cette division n&rsquo;est autre que celle du sujet, dont ce reste est la cause. <\/em><\/p>\n<p><em>Dans ce virage o\u00f9 le sujet voit chavirer l&rsquo;assurance qu&rsquo;il prenait de ce fantasme o\u00f9 se constitue pour chacun sa fen\u00eatre sur le r\u00e9el, ce qui s&rsquo;aper\u00e7oit, c&rsquo;est que la prise du d\u00e9sir n&rsquo;est rien que celle d&rsquo;un d\u00e9s\u00eatre.<\/em><\/p>\n<p><em>En ce d\u00e9s\u00eatre se d\u00e9voile l&rsquo;inessentiel du sujet suppos\u00e9 savoir, d&rsquo;o\u00f9 le psychanalyste \u00e0 venir se voue \u00e0 l&rsquo;agalma de l&rsquo;essence du d\u00e9sir, pr\u00eat \u00e0 le payer de se r\u00e9duire, lui et son nom, au signifiant quelconque.<\/em><\/p>\n<p><em>Car il a rejet\u00e9 l&rsquo;\u00eatre qui ne savait pas la cause de son fantasme, au moment m\u00eame o\u00f9 enfin ce savoir suppos\u00e9, il l&rsquo;est devenu.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Qu&rsquo;il sache de ce que je ne savais pas de l&rsquo;\u00eatre du d\u00e9sir, ce qu&rsquo;il en est de lui, venu \u00e0 l&rsquo;\u00eatre du savoir, et qu&rsquo;il s&rsquo;efface.\u00a0\u00bb <\/em>Sicut palea<em>, comme Thomas dit de son \u0153uvre \u00e0 la fin de sa vie, &#8211; comme du fumier.<\/em><\/p>\n<p><em>Ainsi l&rsquo;\u00eatre du d\u00e9sir rejoint l&rsquo;\u00eatre du savoir pour en rena\u00eetre \u00e0 ce qu&rsquo;ils se nouent en une bande faite du seul bord o\u00f9 s&rsquo;inscrit un seul manque, celui que soutient l&rsquo;agalma.<\/em><em> <\/em><\/p>\n<p><em>La paix ne vient pas aussit\u00f4t sceller cette m\u00e9tamorphose o\u00f9 le partenaire s&rsquo;\u00e9vanouit de n&rsquo;\u00eatre plus que savoir vain d&rsquo;un \u00eatre qui se d\u00e9robe.<\/em><\/p>\n<p><em> <\/em>Jacques Lacan, \u00ab\u00a0Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l&rsquo;\u00c9cole<em>\u00ab\u00a0, Autres \u00e9crits<\/em>, p. 254<em>.<br \/>\n<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align:right;\">\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>de la travers\u00e9e, 3 effets \u00e9pist\u00e9miques<\/em><\/h3>\n<p>Pour Lacan, au del\u00e0 de la didactique et de la gu\u00e9rison, <strong>cette travers\u00e9e a des effets de savoir.<\/strong> Il y des effets epist\u00e9miques acquis \u00e0 la fin de l\u2019analyse. Il y en a trois.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>1. d\u00e9sarroi<\/em><\/h3>\n<p><strong>Le premier,<\/strong> \u00e7a s&rsquo;entend dans ce Lacan dessine &#8211; je me contente de le souligner, ce que Lacan ne fait pas [&#8230; il n&rsquo;aurait pas voulu donner d&rsquo;indice sur la passe&#8230;. (rires) aujourd&rsquo;hui la passe a chang\u00e9, donc on peut] -, c&rsquo;est un effet de <strong>d\u00e9sarroi<\/strong>, qui tient pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l\u2019assurance que le sujet prend de sa connaissance du fantasme \/ qui lui fixe sa place par rapport au r\u00e9el, qui lui dit ce que le r\u00e9el veut dire pour lui. Cette assurance est chavir\u00e9e, elle coule. Son monde, les cat\u00e9gories significatives qui ont organis\u00e9 son monde : ce n&rsquo;est <em>que <\/em>son monde \u00e0 lui. [C&rsquo;est \u00e0 partir de la position d&rsquo;analyste qu&rsquo;on peut se demander comment un monde qui est mon monde peut tenir avec les autres mondes.]<\/p>\n<p>De la place d\u2019analyste, il voit arriver des sujets qui ont des cat\u00e9gories qui n\u2019ont rien \u00e0 voir les unes avec les autres. Chacun est corr\u00e9latif d\u2019un monde qui est disjoint de celui du voisin. Il y a le monde du bon samaritain ou du fripon &#8211; \u00e7a fait 2 -, le monde o\u00f9 on fait du bien, le monde o\u00f9 l&rsquo;on trompe&#8230; le monde o\u00f9 l&rsquo;on fait du bien et o\u00f9 l&rsquo;on trompe&#8230;<\/p>\n<p>Il y a une <strong>relativit\u00e9 <\/strong>qui, une fois qu&rsquo;elle s\u2019aper\u00e7oit, se traduit d&rsquo;abord par un d\u00e9sarroi, un d\u00e9sarrimage &#8211; avant d\u2019\u00e9ventuellement ouvrir \u00e0 l&rsquo;expansion de l\u2019\u00eatre.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>2. du d\u00e9sir au d\u00e9s\u00eatre<\/em><\/h3>\n<p><strong>Le deuxi\u00e8me effet,<\/strong> est celui de <strong>d\u00e9flation du d\u00e9sir<\/strong> : le d\u00e9sir ne saisit aucun \u00eatre \u00e0 proprement parler. (Ce qui s&rsquo;aper\u00e7oit, c&rsquo;est) Que l&rsquo;\u00eatre qui suscite le d\u00e9sir ne tient son \u00e9clat que de la libido que j&rsquo;y investis [&#8230;] <strong>La prise du d\u00e9sir se r\u00e9v\u00e8le prise de d\u00e9s\u00eatre <\/strong>(<em>\u00ab\u00a0ce qui s&rsquo;aper\u00e7oit, c&rsquo;est que la prise du d\u00e9sir n&rsquo;est rien que celle d&rsquo;un d\u00e9s\u00eatre\u00a0\u00bb JL, prop. Passe). <\/em><strong>&#8211; un non-\u00eatre <\/strong>qu&rsquo;on croyait \u00eatre et qui est destitu\u00e9 de cette qualit\u00e9 (pr\u00e9fixe \u00ab\u00a0d\u00e9s&#8230;\u00a0\u00bb)<strong>. <\/strong><em> <\/em><\/p>\n<p>Il y a l\u00e0 une ontologie du d\u00e9sir.<\/p>\n<p>Tant que l&rsquo;objet est investi, il a la valeur de l&rsquo;<em>agalma<\/em> : il devient un d\u00e9s\u00eatre &#8211; essence \u00e9vanouie -, une signification qui se dissipe &#8211; dont il se r\u00e9v\u00e8le qu&rsquo;elle enveloppait ma jouissance, que ce qui faisait l&rsquo;\u00e9clat du d\u00e9sir n&rsquo;\u00e9tait que ce qui enrobait ma jouissance.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>3. de l&rsquo;\u00eatre de d\u00e9sir \u00e0 l&rsquo;\u00eatre de savoir, m\u00e9tamorphose<\/em><\/h3>\n<p><strong>Le troisi\u00e8me effet<\/strong> est celui qui d\u00e9noue le lien \u00e0 l&rsquo;analyste. Il se r\u00e9v\u00e8le en effet que ce sujet-suppos\u00e9-savoir n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;une signification qui d\u00e9pendait de mon d\u00e9sir &#8211; le lien au sujet-suppos\u00e9-savoir se distend et se rompt.<\/p>\n<p>Lacan traduit \u00e7a en terme de <strong>m\u00e9tamorphose<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">\u00eatre de d\u00e9sir &#8211;&gt; \u00eatre de savoir<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00eatre de d\u00e9sir mute en \u00eatre de savoir. Dans cette conversion, c\u2019est le fantasme qui se d\u00e9noue. <strong>Le fantasme soutenait le d\u00e9sir tant qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas su. Ne pas savoir ce qui le cause soutient le d\u00e9sir.<\/strong><\/p>\n<p><em>Il y aurait fin d&rsquo;analyse<\/em> quand le d\u00e9sir passe au savoir. C\u2019est l\u00e0 que Lacan a situ\u00e9 le \/ son \u00ab Moment de conclure \u00bb.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>au-del\u00e0, l&rsquo;\u00eatre de jouissance, le sinthome<\/em><\/h3>\n<p>Il y a un au-del\u00e0 de la conversion du d\u00e9sir au savoir &#8211; l&rsquo;au-del\u00e0 dont je dirais qu&rsquo;il n&rsquo;est pas modifi\u00e9 par cette m\u00e9tamorphose -, que Lacan a \u00e9pingl\u00e9 par le <strong>sinthome<\/strong>, l&rsquo;\u00eatre de jouissance.<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">sinthome = \u00eatre de jouissance<\/p>\n<p>L\u2019\u00eatre du d\u00e9sir se laisse convertir en \u00eatre du savoir. Le fantasme se laisse traverser (passe).<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00eatre de jouissance reste rebelle au savoir, la question de la jouissance et du sens, c&rsquo;est plus coton.<strong> \u00c7a ne se pr\u00eate pas \u00e0 une travers\u00e9e.<\/strong><br \/>\n<strong> <\/strong><\/p>\n<h2><strong>partie III \/ Les amphibologies du r\u00e9el<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>Amphibologies<\/em><\/h3>\n<p>J\u2019ai \u00e9voqu\u00e9 au d\u00e9but de ce cours le terme de r\u00e9el. Pour fixer les id\u00e9es, je suis contraint de signaler que nous devrions inscrire un chapitre qui s&rsquo;intitulerait \u00ab\u00a0<strong>Les amphibologies[1] du r\u00e9el\u00a0\u00bb<\/strong>.<\/p>\n<p>Le r\u00e9el ne veut pas dire toujours la m\u00eame chose. Il y a l\u00e0 une \u00e9quivoque qu&rsquo;il faut cerner. Lacan a beau dire qu&rsquo;il revient toujours \u00e0 la m\u00eame place, c&rsquo;est comme Achille au pied l\u00e9ger, il revient toujours \u00e0 la m\u00eame place \/ n\u00e9anmoins, il ne veut pas toujours dire la m\u00eame chose.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>dans l&rsquo;analyse, il n&rsquo;y a pas de r\u00e9el<\/em><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align:right;\">\u00ab\u00a0Le psychanalyste assur\u00e9ment dirige la cure. Le premier principe de cette cure, celui qu&rsquo;on \u00e9pelle d&rsquo;abord, qu&rsquo;il retrouve partout dans sa formation au point qu&rsquo;il s&rsquo;en impr\u00e8gne, c&rsquo;est qu&rsquo;il ne doit point diriger le patient. La direction de conscience, au sens du guide moral qu&rsquo;un fid\u00e8le du catholicisme peut y trouver, est ici exclue radicalement. Si la psychanalyse pose des probl\u00e8mes \u00e0 la th\u00e9ologie morale, ce ne sont pas ceux de la direction de conscience, en quoi nous rappelons que la direction de conscience en pose aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">La direction de la cure est autre chose. <strong>Elle consiste d&rsquo;abord \u00e0 faire appliquer par le sujet la r\u00e8gle analytique,<\/strong> soit les directives dont on ne saurait m\u00e9conna\u00eetre la pr\u00e9sence au principe de ce qu&rsquo;on appelle \u00ab\u00a0la situation analytique\u00a0\u00bb, sous le pr\u00e9texte que le sujet les appliquerait au mieux sans y penser.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Ces directives sont dans une communication initiale pos\u00e9es sous forme de consignes dont, si peu que les commente l&rsquo;analyste, on peut tenir que jusque dans les inflexions de leur \u00e9nonc\u00e9, ces consignes v\u00e9hiculeront <strong>la doctrine que s&rsquo;en fait l&rsquo;analyste au point de cons\u00e9quence o\u00f9 elle est venue pour lui<\/strong>. Ce qui ne le rend pas moins solidaire de l&rsquo;\u00e9normit\u00e9 des pr\u00e9jug\u00e9s qui chez le patient attendent \u00e0 cette m\u00eame place : selon l&rsquo;id\u00e9e que la diffusion culturelle lui a permis de se former du proc\u00e9d\u00e9 et de la fin de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><em>Posons seulement <strong>qu&rsquo;\u00e0 le r\u00e9duire \u00e0 sa v\u00e9rit\u00e9, ce temps consiste \u00e0 faire oublier au patient qu&rsquo;il s&rsquo;agit seulement de paroles, mais que cela n&rsquo;excuse pas l&rsquo;analyste de l&rsquo;oublier lui-m\u00eame<\/strong>.<\/em> \u00ab\u00a0<strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><strong> <\/strong>Jacques Lacan<em>, \u00c9crits<\/em>, \u00ab\u00a0La direction de la cure et les principes de son pouvoir\u00a0\u00bb, p. 586<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>C\u2019est dire en tout cas que <strong>le r\u00e9el n\u2019est pas DIALECTIQUE<\/strong>. Le r\u00e9el comporte un \u00e9l\u00e9ment \u00e0 caract\u00e8re rebelle. Quand il introduit cette cat\u00e9gorie, il en fait un \u00e9l\u00e9ment exclu. <strong>Ainsi, dans l\u2019analyse, il n\u2019y a pas de r\u00e9el.<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong>C&rsquo;est ce qu&rsquo;il \u00e9nonce, non sans un certain cynisme, quand il s\u2019efforce de donner des directives concernant la cure (<em>\u00c9crits<\/em>, \u00ab\u00a0La direction de la cure et les principes de son pouvoir\u00a0\u00bb (juillet 1958), p. 586 &#8211; voir ci-dessus, en exergue), il indique tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment que le premier temps consiste pour le sujet \u00e0 faire <strong>appliquer la r\u00e8gle analytique<\/strong>, \u00e0 dire sans censure, en toute libert\u00e9 \/ \u00e0 dire ce qu&rsquo;il lui passe par la t\u00eate, c&rsquo;est l&rsquo; <em>Einfall<\/em> de Freud &#8211;&gt; \u00ab\u00a0ce qui vous tombe \u00e0 la t\u00eate\u00a0\u00bb. Ce temps initial consiste \u00e0 faire oublier au patient qu&rsquo;il s&rsquo;agit seulement de paroles &#8211; il n&rsquo;est pas question de r\u00e9el. C&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;affichage de <strong>l&rsquo;imposture premi\u00e8re de l&rsquo;exp\u00e9rience analytique : des paroles, non du r\u00e9el<\/strong>. On ne vous demande pas de dire la v\u00e9rit\u00e9. L\u2019ad\u00e9quation de la chose et de la pens\u00e9e, c\u2019est une injonction juridique. On garde \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 son caract\u00e8re inconnu. L&rsquo;injonction c&rsquo;est de dire n\u2019importe quoi, ce qui vous vient, ni le vrai, ni le r\u00e9el.<\/p>\n<p>D&#8217;embl\u00e9e, Lacan fait du r\u00e9el ce qui peu ou prou est<strong> exclu de l&rsquo;exp\u00e9rience<\/strong> (v. aussi conf\u00e9rence du 8.7.1953 sur \u00ab\u00a0Le Nom du P\u00e8re\u00a0\u00bb : Lacan y r\u00e9cuse qu&rsquo;on ait affaire au r\u00e9el, il trouve l&rsquo;imaginaire sur son chemin, analysable sans \u00eatre confondu avec lui).<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><em>ici&#8230; Levi Strauss &#8211; j&rsquo;ai pris tr\u00e8s peu de notes&#8230;<br \/>\ntripartition IRS, r\u00e9cusation de la v\u00e9rit\u00e9 \/ le R\u00e9el-r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tant exclu, le Symbolique appara\u00eet comme wirklich, r\u00e9el an tant qu&rsquo;ayant des effets( \u00ab\u00a0propos sur la causalit\u00e9 psychique\u00a0\u00bb)<\/em><br \/>\n<em>je n&rsquo;ai pas tr\u00e8s assid\u00fbment not\u00e9 la suite du cours.<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>automaton\/tuch\u00e9 &#8211; r\u00e9el-ordre \/ r\u00e9el-trauma<\/em><\/h3>\n<p style=\"text-align:left;\">L&rsquo;enseignement de Lacan commence quand ce qu&rsquo;il isole comme <strong>cause<\/strong>, c&rsquo;est le <strong>signifiant <\/strong>(v. \u00ab\u00a0La lettre vol\u00e9e\u00a0\u00bb), dominant tout ce qui a signification pour le sujet. Pour le sujet, ce sont les <strong>permutations signifiantes <\/strong>qui engendrent les effets psychiques. Chacun devient diff\u00e9rent, selon l&#8217;emplacement o\u00f9 se trouve de la lettre vol\u00e9e \u00e0 un moment donn\u00e9 : paradigme de la <em>Wirklichkeit <\/em>du symbolique.<\/p>\n<p>On peut dire l\u00e0 que le r\u00e9el est essentiellement li\u00e9 au symbolique, \u00e0 ce que Lacan appelle<strong> l&rsquo;ordre symbolique<\/strong>. Il ne s\u2019agit pas de symboles disjoints. Une loi de permutation les lie. Le r\u00e9el est identifi\u00e9 \u00e0 l\u2019ordre, au point que je parlerais du <strong>R\u00c9EL-ORDRE<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align:left;\">Il me suffit de me r\u00e9f\u00e9rer au S\u00e9minaire XI, pour opposer <strong>un autre sens du r\u00e9el<\/strong>. On y assiste au d\u00e9crochage du R et du S, o\u00f9 le r\u00e9el reste ce qui revient toujours \u00e0 la m\u00eame place, <strong>mais en tant que la pens\u00e9e ne le rencontre pas, o\u00f9 il est ce qui ne se rencontre pas dans l&rsquo;ordre.<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><em>Automaton <\/em>&#8211;&gt; r\u00e9seau signifiant &#8211;&gt; l\u00e0 o\u00f9 s&rsquo;incarne l&rsquo;ordre<\/li>\n<li><em>Tuch\u00e9 <\/em>&#8211;&gt; tandis que la <em>tuch\u00e9<\/em>, c&rsquo;est une trou\u00e9e &#8211; elle n&rsquo;ob\u00e9it pas \u00e0 la loi &#8211; elle a lieu comme au hasard (ce qui va devenir : le r\u00e9el est sans loi)<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align:left;\">Donc, il ne faut pas s&rsquo;y tromper : l\u00e0 o\u00f9 la r\u00e9p\u00e9tition est au d\u00e9but du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019ordre symbolique, par excellence <em>automaton<\/em>, par la suite,<strong> elle est fonci\u00e8rement du c\u00f4te du R\u00c9EL-TRAUMA, comme inassimilable.<\/strong><\/p>\n<p><strong>C&rsquo;est l&rsquo;ordre symbolique qui travaille pour l&rsquo;hom\u00e9ostase, le bonheur, le confort. <\/strong>La r\u00e9p\u00e9tition est elle <strong>facteur d\u2019intranquillit\u00e9<\/strong>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>Barthes, La chambre claire : <\/em>Studium<em>\/<\/em>punctum<\/h3>\n<p style=\"text-align:left;\">Barthes a bien entendu \u00e7a dans sa <em>Chambre claire <\/em>sur la photographie. Il y distingue deux dimensions qu&rsquo;il nomme de mots latins : le <em>studium <\/em>et le <em>punctum<\/em>,<\/p>\n<ul>\n<li><em>studium <\/em>&#8211;&gt; C\u2019est \u00ab\u00a0l\u2019application \u00e0 une chose, le go\u00fbt pour quelqu\u2019un, une sorte d\u2019investissement g\u00e9n\u00e9ral, empress\u00e9 certes, mais sans acuit\u00e9 particuli\u00e8re\u00a0\u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li><em>punctum <\/em>&#8211;&gt; C&rsquo;est ce qui vient casser ou scander le <em>studium<\/em>. \u201cLe <em>punctum <\/em>d\u2019une photo c\u2019est ce hasard en elle qui me point (mais aussi me meurtrit, me poigne)\u201d. Un d\u00e9tail qui mobilise, qui fait tache.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align:left;\">Les <em>Studium <\/em>et <em>punctum <\/em>de Barthes r\u00e9pondent \u00e0 <em>automaton <\/em>et <em>tuch\u00e9<\/em>, je pr\u00e9tends que \u00e7a lui est venu du <em>S\u00e9minaire XI<\/em>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>Un coeur simple<\/em><\/h3>\n<p style=\"text-align:left;\">\u00c7a reconduit aussi bien \u00e0 \u00ab\u00a0L&rsquo;effet de r\u00e9el\u00a0\u00bb, un autre \u00e9crit de Barthes, un article sur le \u00ab\u00a0Coeur simple\u00a0\u00bb de Flaubert.<\/p>\n<p style=\"text-align:left;\">On y voit, dit-il, un piano, des boites, des cartons, et soudainement&#8230; un barom\u00e8tre. Que vient faire l\u00e0 ce barom\u00e8tre, ce certain d\u00e9tail qui appara\u00eet en plus, <em>punctum <\/em>de la description. El\u00e9ment qui ne s\u2019explique pas dans la structure du r\u00e9cit, sans fonction donnable, scandaleux donc du point de vue de la structure. Luxe de la narration, notation insignifiante soustraite \u00e0 la s\u00e9mantique du r\u00e9cit, au fond \u00e9nigmatique, \u00e9nigmatique comme l&rsquo;est toute description par rapport \u00e0 l\u2019action. On voit beaucoup de scansions historiques dans l\u2019usage de la description, mais l\u00e0, ce d\u00e9tail qui vient comme r\u00e9sidu de toute analyse fonctionnelle du texte, \u00ab\u00a0r\u00e9sidu irr\u00e9ductible\u00a0\u00bb dit Barthes, vient comme en plus &#8211; on ne voit pas \u00e0 quoi il sert -, <strong>pour repr\u00e9senter le r\u00e9el comme ce qui r\u00e9siste \u00e0 la structure<\/strong>, <strong>pur \u00ab\u00a0il y a\u00a0\u00bb<\/strong>. L&rsquo;in-signifiance est l\u00e0 pour r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e pour signifier le r\u00e9el, que se produise pour le lecteur un effet de r\u00e9el, elle tient la place de repr\u00e9sentant du r\u00e9el. Le r\u00e9el se pr\u00e9sente par le d\u00e9tail, se pr\u00e9sente comme hors structure \/ le bout de r\u00e9el s&rsquo;y voit \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame oppos\u00e9 de la loi structurale. Barthes est l\u00e0 d&rsquo;inspiration lacanienne.<\/p>\n<p style=\"text-align:left;\">\n<h2><strong>partie IV (fin) \/ Le sch\u00e8me et le fantasme<\/strong><\/h2>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>Qu\u2019en est il de la topologie et de son rapport au r\u00e9el ?<\/em><\/h3>\n<p>Voir <em>Autres \u00c9crits,<\/em> p. 469, apr\u00e8s une \u00e9laboration sur le rapport sexuel : \u00ab\u00a0Un peu de topologie vient maintenant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En 2, 3 pages \u00e9tourdissantes sont avanc\u00e9s le tore, la bouteille de Klein, le cross cap, la bande de M\u00f6bius, soit les quatre objets essentiels de sa topologie. Ce d\u00e9veloppement est \u00e0 prendre comme \u00ab\u00a0<strong>la r\u00e9f\u00e9rence de mon discour<\/strong>s\u00a0\u00bb dit Lacan. La r\u00e9f\u00e9rence, c&rsquo;est :<strong> ce dont il s&rsquo;agit<\/strong>, ayant valeur de r\u00e9el. Il y insiste : \u00e7a n&rsquo;est pas dit m\u00e9taphoriquement.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align:right;\">\u00ab\u00a0Ce d\u00e9veloppement est \u00e0 prendre comme la r\u00e9f\u00e9rence &#8211; expresse, je veux dire d\u00e9j\u00e0 articul\u00e9e &#8211; de mon discours o\u00f9 j&rsquo;en suis : contribuant au discours analytique.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><strong>R\u00e9f\u00e9rence qui n&rsquo;est en rien m\u00e9taphorique<\/strong>. Je dirais : c&rsquo;est de l&rsquo;\u00e9toffe qu&rsquo;il s&rsquo;agit, de l&rsquo;\u00e9toffe de ce discours, &#8211; si justement ce n&rsquo;\u00e9tait pas dans la m\u00e9taphore tomber l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Pour le dire, j&rsquo;y suis tomb\u00e9 ; c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait, non de l&rsquo;usage du terme \u00e0 l&rsquo;instant r\u00e9pudi\u00e9, mais d&rsquo;avoir, pour me faire entendre d&rsquo;\u00e0 qui je m&rsquo;adresse, fait-image, tout au long de mon expos\u00e9 topologique.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Qu&rsquo;on sache qu&rsquo;il \u00e9tait faisable d&rsquo;une pure alg\u00e8bre litt\u00e9rale, d&rsquo;un recours au vecteurs dont d&rsquo;ordinaire se d\u00e9veloppe de bout en bout cette topologie.<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\"><strong>La topologie, n&rsquo;est-ce pas ce n&rsquo;<em>espace <\/em>o\u00f9 nous am\u00e8ne le discours math\u00e9matique et qui n\u00e9cessite r\u00e9vision de l&rsquo;esth\u00e9tique de Kant?<\/strong>\u00ab\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Jacques Lacan, <em>Autres Ecrits<\/em>, \u00ab\u00a0L&rsquo;Etourdit\u00a0\u00bb, p. 471, 472<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>La r\u00e9f\u00e9rence dont il s&rsquo;agit c&rsquo;est <strong>la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la structure<\/strong>, d\u00e9finie comme <strong>le r\u00e9el qui se fait jour dans le langage<\/strong>. Ce qu&rsquo;il a appel\u00e9 depuis toujours la structure, c&rsquo;est le r\u00e9el en tant qu&rsquo;il se manifeste dans le langage par un certain nombre de relations.<\/p>\n<p>Ne pas m\u00e9conna\u00eetre le r\u00f4le des affinit\u00e9s que la pens\u00e9e a reconnu entre le math\u00e9matique et le r\u00e9el: Lacan s&rsquo;inscrit dans cette voie &#8211; lui qui \u00e0 13 ans s&rsquo;exer\u00e7ait \u00e0 dresser le tableau de l&rsquo;<em>\u00c9thique<\/em> de Spinoza et de ses inf\u00e9rences selon l&rsquo;ordre g\u00e9om\u00e9trique, cet ordre g\u00e9om\u00e9trique qui \u00e9tait la voie classique majeure de la raison.<\/p>\n<p>Pour Lacan, le champ du langage est celui du <em>Logos<\/em>, \u00e0 la fa\u00e7on grecque, le langage c&rsquo;est la raison.<\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<h3 style=\"text-align:center;\"><em>Parall\u00e8le entre la Critique de la raison pure de Kant et la convergence chez Lacan sur le fantasme<\/em><\/h3>\n<p>B-a ba de la doctrine Kantienne, qui s\u00e9pare dans la connaissance 2 sources fondamentales et h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes : la sensibilit\u00e9 et l&rsquo;entendement.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>sensibilit\u00e9 <\/strong>&#8211;&gt; ce qui rel\u00e8ve de la <strong>sensation <\/strong>(depuis Aristote) \/ <strong>intuition<\/strong><\/li>\n<li><strong>entendement <\/strong>&#8211;&gt; met en jeu la facult\u00e9, le pouvoir des <strong>concepts <\/strong>par lequel on peut conceptualiser ce qui vient de l&rsquo;intuition (de l&rsquo;ext\u00e9rieur) \/ <strong> <\/strong> appartient \u00e0 la <strong>spontan\u00e9it\u00e9 <\/strong>du sujet \/ la spontan\u00e9it\u00e9, c&rsquo;est le jeu des signifiants<\/li>\n<\/ul>\n<p>La connaissance rel\u00e8ve toujours de l&rsquo;intuition (r\u00e9ceptivit\u00e9) et du concept (spontan\u00e9it\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">r\u00e9ceptivit\u00e9 \u25ca spontan\u00e9it\u00e9<\/p>\n<p>&#8211;&gt; Il y a l\u00e0 un \u00ab\u00a0<a title=\"Lacan, S\u00e9minaire IX, extrait \u2013 le point d\u2019\u00e9tranglement (28 f\u00e9vrier 1962)\" href=\"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/02\/lacan-seminaire-ix-extrait-le-point-detranglement-28-fevrier-1962\/\">goulot d&rsquo;\u00e9tranglement<\/a>\u00a0\u00bb dit Lacan. Il faut \u00e0 Kant trouver un <strong>m\u00e9diateur<\/strong>, il le trouvera dans le <strong>sch\u00e8me<\/strong>, pour lequel il invente un pouvoir propre de l&rsquo;\u00e2me qu&rsquo;il appelle le <strong>sch\u00e9matisme<\/strong>.<\/p>\n<p>C\u2019est la-dessus que se distinguent les commentateurs.<\/p>\n<p>Cette fonction sch\u00e9matisante est affect\u00e9e depuis toujours \u00e0 l&rsquo;<strong>imagination<\/strong>, comme fonction interm\u00e9diaire entre le sentir et le penser. Elle est exig\u00e9e en math\u00e9matiques, mais les images math\u00e9matiques sont d&rsquo;un type sp\u00e9cial, elles doivent comporter en elles-m\u00eames quelque chose de la structure. Elles doivent avoir en elle-m\u00eames quelque chose de la r\u00e8gle de leurs permutations.<\/p>\n<p>Ici culmine la difficult\u00e9 de la <em>Critique de la Raison Pratique<\/em>.<\/p>\n<p>Pour ma part, j&rsquo;ai compris Kant en lisant Heidegger, <em>Kant et le probl\u00e8me de la m\u00e9taphysique<\/em><\/p>\n<p>Si je veux en court-circuit ramener Kant \u00e0 nous, ce qui est essentiellement pour le sujet <strong>r\u00e9ceptivit\u00e9<\/strong>, c&rsquo;est la <strong>jouissance<\/strong>, toujours li\u00e9e \u00e0 un premier \u00e9v\u00e9nement de jouissance, li\u00e9e \u00e0 un premier \u00e9v\u00e9nement de valeur traumatique du jeu des signifiants, et donc rel\u00e8ve <strong>de l&rsquo;Autre<\/strong>.<\/p>\n<p>Le fantasme donc peut fonctionner comme le sch\u00e8me, a un pied de chaque c\u00f4t\u00e9, unit deux h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes.<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">S barr\u00e9 \u25ca a<\/p>\n<p>Le fantasme fait sch\u00e8me entre la r\u00e9ceptivit\u00e9 de la jouissance et la spontan\u00e9it\u00e9 des signifiants.<\/p>\n<p>\/ Le sch\u00e9matisme affect\u00e9 \u00e0 <em>l&rsquo;imagination<\/em>, la <em>fantasia <\/em>d&rsquo;Aristote qui a donn\u00e9 le fantasme \/<\/p>\n<p>Structure <strong>transhistorique<\/strong>, dans deux registres distincts, avec un terme m\u00e9diateur qui perce un niveau \u00e0 partir d&rsquo;un autre = <strong>Fantasme<\/strong><\/p>\n<p><strong>\/<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>A l&rsquo;int\u00e9rieur des <strong>affects<\/strong>, il en un en connexion avec le r\u00e9el : l&rsquo;<strong>angoisse <\/strong>: ce qui ne trompe pas.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align:right;\">\u00ab\u00a0Le sentiment de l&rsquo;impuissance de notre facult\u00e9 \u00e0 atteindre une Id\u00e9e, qui pour nous est loi, est respect\u00a0\u00bb.<br \/>\nKant E., Critique de la facult\u00e9 de juger, Section I, Livre II, \u00a727, p. 96<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Chez Kant, c&rsquo;est le r\u00f4le du sentiment du <strong>respect<\/strong>, index du suprasensible qui pointe vers d&rsquo;autres dimensions de la sensibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans le s\u00e9minaire IX sur l&rsquo;identification, le parcours par Lacan de la <em>Critique de la raison pratique<\/em> pr\u00e9c\u00e8de sa premi\u00e8re \u00e9laboration de topologie r\u00e9f\u00e9r\u00e9e aux affinit\u00e9s du r\u00e9el et des math\u00e9matiques.<\/p>\n<p>NOTE:<\/p>\n<p>[1] \u00ab<a href=\"http:\/\/www.mollat.com\/livres\/emmanuel-kant-amphibologie-des-concepts-reflexion-9782711622771.html\" target=\"_blank\" class=\"broken_link\"> Amphibologie des concepts de la r\u00e9flexion <\/a>\u00bb est le titre d&rsquo;un passage de la <em>Critique de la raison pure de Kant.<br \/>\n<\/em><strong>amphibologie<\/strong>, nom f\u00e9minin : Phrase, proposition pr\u00e9sentant deux sens possibles. Ex Louer une maison. Synonyme \u00e9quivoque<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PARTIE I \/  cure &#8211; exp\u00e9rience \/ gu\u00e9rison &#8211; formation \/ fantasme-\u00e9cran &#8211; fantasme-fen\u00eatre &#8212;<br \/>\nPARTIE II \/ Des effets \u00e9pist\u00e9miques de la travers\u00e9e et au-del\u00e0 &#8212; PARTIE III \/ Les amphibologies du r\u00e9el &#8212; PARTIE IV  \/ Le sch\u00e8me et le fantasme<br \/>\n <a href=\"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/02\/cours-de-jacques-alain-miller-du-2-fevrier-2011\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":"","jetpack_publicize_message":"cours de jacques-alain miller du 2 f\u00e9vrier 2011: http:\/\/wp.me\/pULXi-bk","jetpack_is_tweetstorm":false},"categories":[4],"tags":[14,15,21,30,33,37,40,42,43,45,46,47,51,56,58,57,59,61,63,65,66,69,70,75,78,82,83,84,92,104,105,138,139,140,153,159,160,161,158,165,164,166,174,173,176,180,182,186,195,196,197],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2zPSJ-bk","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":1469,"url":"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/03\/9-cours-jam-30-mars-11\/","url_meta":{"origin":702,"position":0},"title":"IX.  Direction de la cure \/\/ de l'en-de\u00e7\u00e0 du refoul\u00e9 \u00e0 un au-del\u00e0 de la passe-  30 mars 2011","date":"30 mars 2011","format":false,"excerpt":"penser (dans) l'exp\u00e9rience analytique Il s\u2019agit ici du r\u00e9el dans l\u2019exp\u00e9rience analytique, dans la v\u00f4tre aussi bien, comme analysant et comme praticien. Et non pas seulement parce que du r\u00e9el, Lacan en a parl\u00e9 et que nous essayons, ici, depuis de longues ann\u00e9es, de le d\u00e9chiffrer. Car si du r\u00e9el\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;L'\u00eatre et l'Un&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i1.wp.com\/disparates.org\/lun\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/cazotte.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":690,"url":"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/02\/cours-de-jacques-alain-miller-du-9-fevrier-2011\/","url_meta":{"origin":702,"position":1},"title":"IV. - 9 f\u00e9vrier 2011","date":"9 f\u00e9vrier 2011","format":false,"excerpt":"* PARTIE I \/ lire ce qui n\u2019est pas \u00e9crit, ce que l\u2019\u00e9crit \u00e9vite * PARTIE II \/ des dits-mensions (possibles) du fantasme * PARTIE III \/ de Saint Jean gratt\u00e9 au sinthome * PARTIE IV \/ Penisneid vs Str\u00e4uben, aspiration commune \u00e0 la virilit\u00e9, position de l\u2019analyste et aspiration\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;L'\u00eatre et l'Un&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i2.wp.com\/disparates.org\/lun\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/leonard-de-vinci-saint-jean-baptiste.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":1379,"url":"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/04\/cours-jam-6-avril-itineraire-iteration-lacan\/","url_meta":{"origin":702,"position":2},"title":"X.  Itin\u00e9raire et it\u00e9ration de Lacan \/\/ imaginaire \u2192 symbolique  \u2192 r\u00e9el\u2013 6 avril","date":"8 avril 2011","format":false,"excerpt":"Nous terminons aujourd\u2019hui une premi\u00e8re p\u00e9riode de ce cours qui reprendra le premier mercredi du mois de mai. Voici longtemps que je lis Lacan et c\u2019est d\u2019ailleurs cette lecture qui m\u2019a conduit \u00e0 pratiquer la psychanalyse. D\u2019abord \u00e0 faire une cure, et ensuite, moi-m\u00eame, \u00e0 la pratiquer.\u00a0 Bien s\u00fbr il\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;L'\u00eatre et l'Un&quot;","img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/disparates.org\/lun\/wp-content\/uploads\/2011\/04\/mandelpart3.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":1421,"url":"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/04\/ebauche-plan-cours-10-itineraire-lacan\/","url_meta":{"origin":702,"position":3},"title":"\u00e9bauche plan cours 10 (itin\u00e9raire lacan)","date":"12 avril 2011","format":"aside","excerpt":"\"une seule chose qui l\u2019a obs\u00e9d\u00e9 du d\u00e9but jusqu\u2019\u00e0 la fin,\u00a0 rapport de la parole et de la jouissance\" 1. ONTOLOGIE Cadre h\u00e9g\u00e9lien; Dialectique fonci\u00e8rement trans-individuelle qui d\u00e9bouche sur l\u2019universel. M1 = ant\u00e9c\u00e9dents --> IMAGINAIRE Freud avec Hegel Narcissisme = nom freudien de la particularit\u00e9 FIN D 'ANALYSE \"... Lacan\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Compl\u00e9ments de lecture&quot;","img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":1660,"url":"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/05\/cours-de-jacques-alain-miller-18-mai-2011\/","url_meta":{"origin":702,"position":4},"title":"XIII. tripartition de la cause lacanienne - 18 mai","date":"18 mai 2011","format":false,"excerpt":"J\u2019ai fait r\u00e9sonner \u00e0 la fin de ma derni\u00e8re causerie le mot de \u00ab\u00a0cause\u00a0\u00bb,\u00a0 en faisant r\u00e9f\u00e9rence, r\u00e9f\u00e9rence allusive, \u00e0 Descartes. C\u2019est en effet dans la troisi\u00e8me M\u00e9ditation que l\u2019on\u00a0 trouve formul\u00e9 le principe de causalit\u00e9 suivant, attribu\u00e9 par Descartes \u00e0 ce qu\u2019il appelle la lumi\u00e8re naturelle. Cette expression a\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;L'\u00eatre et l'Un&quot;","img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]},{"id":1563,"url":"https:\/\/disparates.org\/lun\/2011\/05\/jacques-alain-miller-cours-du-11-mai\/","url_meta":{"origin":702,"position":5},"title":"XII.  un regard en arri\u00e8re - 11 mai","date":"11 mai 2011","format":false,"excerpt":"Je ne veux pas aujourd'hui faire un pas en avant, mais plut\u00f4t regarder en arri\u00e8re pour situer le point o\u00f9 j'en suis. Le point o\u00f9 j\u2019en suis dans ce que je pense, sans doute. Ce que je pense aujourd'hui, au fond c\u2019est ceci : que j'ai \u00e9t\u00e9 form\u00e9 par l'enseignement\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;L'\u00eatre et l'Un&quot;","img":{"alt_text":"","src":"","width":0,"height":0},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/702"}],"collection":[{"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=702"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/702\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=702"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=702"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/disparates.org\/lun\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=702"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}